FONTE
provient de minerais en grains de la formation jurassique. Par le «nazéage elle devient blanche et pureuse , à structure fibreuse y et assez Fragile puur qu*on puisse la piler et la tamiser; et dans cet état elle contient encore 0,0825 de carbone; doù il semble résulter que le mazéage n*a pour effet que de changer le mode de combinaison du fer et du carbone.
(4) Fonte de Torgelow en Pensylvanie. (M. Karsten.) Elle est grij>e. Sa p. s. est de 6,99. Elle donne du fer cassant à fruid. Elle provient de minerais des prairies très-pho.sphorés.
(5) Fonte de Periz (comté de Lamark) (M. Karsten); de même nature et de même origine que la précédente.
(%) Fonte de Saint' Dizier (Haute-Marne); blanche^ et à grandes lames éclatantes , comme les fontes manganésées.
(7) Fonte de Trédion , près de Vannes (Morbihan) ; blanche , lamelleuse , dure , mais très-cassante : on ne l'emploie que pour lest.
On voit que les fontes blanches contiennent exactement la même proportion de carbone que les fontes grises.
(8) F<mte iVAUevard (Isère) ; grise , propre à la moulerie, et donnant de bon acier naturel.
Après qu'elle a subi le mazéage elle est blanche et huileuse , et ne retient plus que 0,004 de manganèse.
(9) Fonte d'Eieenerts , en Styrie ; blanche et lamelleuse.
(10) Fonte de j&encfor/ (grand duché du Rhin) ; blanche^ à très- grandes lames , facilement pulvérisable. On en fait d'excellent acier naturel.
(11) Fonte de Lohe, près de Musen (pays de Siegen , grand duché du Rhin), obtenue avec le fer spathique du Stahlberg; blanche, à très-grandes lames, facilement pulvérisable. Ou en fait de Tacier naturel qui jouit d*une grande réputation. Selon M. Karsten, cette fonte contiendrait 0,049 de carbone combiné , et 0,002 seulement de carbone libre.
(12) (13) (14) Fonteê de Ham ( comté de Lamark) , obtenues avec un fer spathique contenant 0,08 d oxide de manganèse et 0,025 de magnésie, et d*une hématite brune tnanganésifère , sans addition de fondant. Elles donnent d'excellent acier naturel.
On Toit que les fers spathiqnes produisent des fontes qui sont en général très-chargées de manganèse. Ces fontes sont souvent grises ; mais le plus ordinairement elles sont blanches et à très- grandes lames.
(15) Fonte de Firmy ( département de VAveyron ) ; provint de la quatrième coulée du premier fondage fait dans l'usine; d'un gris-clair passant au truite , grenue , à grains moyens et serres , homogène , facile à limer, et s'aplatissant sensiblement sous le choc du marteau. Elle np contient
pas de manganèse, mais on y trouve eoYiron 0,002 de aoufre.
(16) Fonte du Janon ^ près de Saint-Etienne ( déparlement de la Loire ) ; f;rise .^ mais de qualité médiocre.
(17) Fonte de Charleroi (Belgique ) ; d*un gris- foncé sans èlre noir , et très-douce. On la donne comme excellente pour les objets de moulerie. Elle provient de minerais d'aïiuvion ou de formations calcaires. C'est la meilleure fonte à moulerie que Ton produise sur le Continent.
(18) Fonte anglaise dite fonte noire , de première qualité pour les mouleries ; d'un gris-noir, à gros grains écailleux. Il est remarquable que cette fonte , ainsi que celle de Cbarleroi , qui, comme elle , est excellente pour la moulerie , renferme beaucoup moins de carbone que les fontes ordinaires, et qu'elle contienne moins de silicium que la plupart des fontes provenant des fourneaux à coke ; ce qui est tout-à-fait contraire aux idées généralement reçues.
Les fontes faites au coke ne sont pas plus carbonées que les fontes faites au charbon de bois : elles sont caractérisées par la présence du silicium ; mais il paraît que de même qu'un excès de carbone détruit les propriétés que Ton recherche dans l'acier , de même un excès de silicium fait perdre aux fontes préparées avec le coke la ténacité que cette substance leur communique lorsqu'elle s'y trouve en proportion convenable. On peut enlever à une fonte l'excès de son silicium en lui faisant subir une seconde fusion dans de certaines conditions ; mais il y a encore d'autres causes qui influent sur la qualité des fontes.
( 1 9) Fonte de Riou-Pérou , près de Vizille ( département de l'Isère ) , obtenue en fondant du fer spathique avec de l'anthracite ; blanche et très-lamelleuse. On n'y a pas recherché le carbone. C'est le seul exemple de fonte blanche produite avec un combustible minéral.
(20) (21) Fine-métal^ ou fonte mazée , préparée Firmy avec la fonte n^* 15 , en plaques minces dont la partie inférieure est compacte et grenue , et la partie supérieure excessivement boursouflée. La lime ne l'entame pas , mais on le réduit facilement en poudre dans le mortier, il est blanc, mais peu éclatant. On voit que le mazéage , dans les foyers de fusion , a pour effet principal de brûler le silicium ; aussi se produit-il dans cette opération une grande quantité de silicates saturés de protoxide de fer.
Acier, ~ On a trouvé dans les principales variétés d'acier du commerce les proportions suivantes de carbone et de silicium.
LAITIEIIS.
WoU,
Aoier Ibada.
Carbone
Silicium
(1) Aeier de cémentation anglais^ servant à préparer Tacier fondu.
(î) Wot% ou acier fondu de VInde, Il reçoit Tempreinte du marteau, et l'on peut le limer ; cependant il est cassant^ à cassure lainelleuse plane , entre-croisée et miroitante , à peu près comme celle de la gnlène à facettes moyennes. M. Faraday a trouvé 0,004 d*alumine dans un échantillon de Woli.
(3) Acier fondu obtenu au laboratoire de TEcole des Mines en réduisant des batiitures de fer par du charbon employé dan:> la proportion de 0,22 à 0,2â, imitant le Wutz de rinde. On n'a pas réussi à le forger ^ probablement parce qoe les culots étaient trop poreux.
(•4) Acier fondu anglais étiré en barres de 4 à 5 millimètres de c6lé , dit acier Hausmann.
(5) Id.^ mis en digestion dans de Tean avec de l'iode. L'iode attaque complètement les fontes et les aciers , et en «épare du carbone pur; mais lorsqu'on remploie en quantité insuffisante pour produire ce résultat, les barreaux d'acier se transforment promptement, sans perdre leur forme, et sur une épaisseur plus ou moins considérable , en un carbure qui contient 0,183 de carbone, ou exactement 1 atome pour l atome de ter. Ce carbure est d'un gris-noir un peu métalloïde , et tache en gris- noir comme la plomb<igine : il tombe en poudre sous la pression du doigt. L'iode en excès le convertit en carbone pur.
Fer dous. — Le fer doux ne contient que des traces de carbone et de silicium; mais il renferme souvent du pliospbore en proportion considérable, et quelquefois du soufre, deTarseDic, du cuivre, etc.
AATiGLE *ii. — Laitiers,
Oo appelle laitiers les matières vitreuses qui surnagent la fonte dans les hauts-fourneaux : ils proviennent do toutes
2i>6 FER.
les matières étrangères au fer que renferment les minenis, et des fondants que l'on ajoute.
Les laitiers sont tantôt vitreux, tantôt pierreux. Uaspocl qu*ils prennent dépend principalement de la promptitude plus ou moins grande du refroidissement : un refroidissement lent les rend en général opaques , et leur donne tttus les caractères des pierres. On en rencontre qui sont régulièrement cristallisés ; mais cela n^est pas très-fréquent. Ils sont ordinairement remplis de boursouflures, et quelquefois ils sont légers et spongieux comme la pierre-ponoe : dans ce cas ils paraissent être incolores ; mais si on les fond au chalumeau , Ton voit qu*ils ne doivent cette apparence qu à leur extrême division.
Les laitiers sont le plus souvent d'un vert-olivàlre, quelquefois gris, violacés, bleuâtres ou même d*un très-beau bleu.
Ils sont rarement parfaitement homogènes. Ils sont mélangés mécaniquement, 1® de grenailles de fonte, 2** de morceaux de charbon , et 3" de petits noyaux pierreux soit de quarz , soit de castine, qui étaient trop gros pour pouvoir se dissoudre entièrement en traversant le fourneau.
Dans les laitiers des hauts-fourneaux chauffés au charbon de bois la silice contient moyennement deux fois autant d*oxigèno que les bases , rarement plus, et souvent moins. Les laitiers qui proviennent des hauts-fourneaux chauffés au coke , dans lesquels la température est beaucoup plus élevée , ont une constitution différente ; ce s(mt à peu près des silicates , c'est-à-dire que la silice qu'ils renferment cun> tient à peu près autant d'oxigène que les bases. En général il y a avantage à introduire dans les laitiers la plus forte proportion de chaux qu'ils puissent admettre sans cesser d'être bien fusibles , parce que cette terre tend à enlever le soufre et le phosphore au fer, pour former du sulfure de calcium et du phosphate de chaux.
Nous allons présenter ici les résultats d'analyses d'un certain nombre de laitiers obtenus !<> dans des fourneaux chauffés au charbon de bois avec des minerais oxidés et avec des minerais carbonates , et 2** dans des fourneaux chauffés au coke avec des minerais de toute sorte.