‹ Traité des essais par la voie sècheChapitre 95 sur 141 · COMPOSÉS PHOSPHORES · texte numérisé non relu

COMPOSÉS PHOSPHORES

tant par Facide muriatiqae , qni dissout tout Toxide et une petite partie seulement du sulfure.

Sulfate n vitriol blanc. — Le sulfate de zinc cristallise en prismes à quatre paus terminé:» par des pyramides à quatre faces. 11 est soluble dans 4 p. d eau f. Il se fond dans son eau de cristallisation; il perd celle-ci, a la chaleur rouge naissant, et il abandonne une partie de son acide avec les dernièrea portions d*e«au. A la chaleur blanche il se décompose en laissant dégager de Tacide sulfureux, etc. — Au rouge le gaz hydrogène le décompose de telle manière , qu'un peu plus de la moitié se change en sulfure, et le reste en oxide^ sans aucun rapport déterminé ; il se dégage de Veau et de Tacide sulfureux, et il se sublime un peu de zinc métallique. — Le charbon le réduit en sulfure. — li est composé de :

Otidedezinc. . 0,60i — 100 - ^5 Acide sulfurique. 0,499 — 99,6 ^"^

Il contient ordinairement 0,365 ou 5"' d*eau de cristallisation; mais il peut cristalliser aussi avec 1,2 et 7 atomes de ce liquide. ^

On le prépare sonvent en grand en grillant de la blende à une chaleur ménagée. — Quand on précipite sa dissolution par un alcali sans excès, le dépôt est un sel quadribasique.

Séléniure. — Lesé/^ntiire de sine est jaune de citron, infusible. Lorsqu'on le traite par l'acide nitrique -le zinc se dissout d^abord , et le sélénium ensuite.

Séléniate. — Selon M. Mitscherlich , le séléniate de zinc est isomorphe avec le sulfate, et il a la même composition atomique. — Il contient :

Oxidedezinc. . 0,888 — 100 7 ^3 Acide sélénique. 0,61 2 — 158 ^" ^^

et il renferme 0,378 d'eau de cristallisation. La structure dea cristaux change lorsqu'on les expose au soleil.

4RTICLI IT. — Compoeéê phosphores^ arséniés et azotés.

Phosphure, — Lephosphure de zinc est d'un blanc-grisàtre; il est un peu malléable. Il a à peu près la même fusibilité que le métal. Il se volatilise sans se décomposer à une forte chaleur blanche. Lorsqu'il est fondu il s'enflamme à Pair comme le phosphore. — On peut l'obtenir on chauffant soit un mélange de 2 p. de zinc et 1 p. de phosphore , soit un mélange de 6 p. d'oxide de zinc , 6 p. d'acide phosphorique , et I partie de charbim,

PKospHaie, — Le phosphate de zinc obtenu par double

500 ,zl^c.

décomposition est en pnilleUi>s crUtaliines, insoluble dans Feau, soluble dans les acides , et entre antres dans Taclde phosphorique. U se fond en verre transparent. 11 est probablement compose de :

Ôxîde de zinc. . • 0,680 — 100 7 s p» Acide phosphorîque. 0,370 — 68,78 ^^ ^

Arséniure. — Varséniure préparé en chauffant dans une cornue de porcelaine parties égales d^arsenic et de zinc métallique est gris, cassant, a structure grenue, et fusible à Ja chaleur blanche. Il donne avec Tacide muriatique concentré ou avec l'acide sulfurique étendu de 8 p. d*eau du gaz hydrogène arsénié non mélangé de gaz hydrogène,

Arséniate. — Varséniate est analogue au phosphate ; il doit être composé de :

Oxîde de zinc. . 0,512 — 100 73*5 Acide orscnique • 0,488 — 95,3 ^" ^^

Nitrate* — Le nitrate cristallise en prismes tétraèdres. Il est déliquescent, et soluble dans Talcool. Lorsqu'on le chauffe il se fond dans son eau de cristallisation, bouillonne, se dessèche, et se décompose ensuite complètement.

ARTICLE V. — Composés chlorés^ brômés et iodés.

CRlorure. — Le cA/orurecfe^tfic est incolore, très-fusible, volatil, et susceptible d*étre distillé à la chaleur rouge ; ses vapeurs se condensent en aiguilles cristallines. Il est beaucoup plus volatil quand il contient de Tenu que quand il est anhydre. — Il est déliquescent , et soluble dans son poids d*alcoo1. — U absorbe le gaz ammoniac sec. — Il est composé de :

Zinc. . . . 0,478 — 100 7 p..

Bromure. — Le bromure de zinc est solide , incolore , très-fusible, très-volatil. 11 tombe proraptemcnt en déli* quescence à Tair. Sa saveur est sucrée et astringente. Il est solnbte dans Talcool , Télhcr, Tacide acétique, Tacide muriatique et dans Fammoniaque. — Il est composé de :

Zinc. . . 0,292 „ ^ , Brome. . 0,708 ^" **'"

On le prépore en traitant le zinc métallique par un mélange df brème et d*eau.

lodure. — Viodure de zinc est solide , blanô , très*ftt«ible, volatil ; par condensation de ses vapeurs il cristallise en prismes quadrangulaires aciculaires. 11 est déliquescent.

COftiroSÉS CARBONÉS. 501

Il se décompose total ornent par le grillage. — Il est composé de :

Zinc. . . 0,211 — 100 « „ Iode. . . 0,789 — 87,4 ^" ^

On le prépare en traitant le zinc mctalHquo par un mé'Jange d*iode et d'eau.

ARTICLE VI, — Composée carbonée.

Carbure, — Carbonates, — Le wnc du commerce contient presque toujours un^^eu de carbone, mais la quantité en est très-petite.

].e carbonate obtenu en précipitant une dissolution de zinc par un carbonate alcalin basique ou neutre est gélatineux au moment où il se forme ; desséché il est grenu, blanc et léger comme de la farine. — Il est un peu soluble dans l'acide carbonique et dans les carbonates d'alcalis fixes , et irès-soluble dans le carbonate d'ammoniaque , surtout à l'aide de la chaleur ; mais par l'ébullition la dissolution laisse précipiter la totalité de l'oxide de zinc h l'état gélatineux.

C'est un hydro-carbonate composé de :

Oxido de zinc. . 0,7804

Acide carbonique. 0,1479 ZnAq^-f-8ZnG

Eau 0,1217

Il est difficile de l'avoir parfaitement pur, parce que quand on n'emploie pas un grand excès de carbonate alcalin il retient une certaine quantité de Focide du sel de zinc, surtout l'acide sulfurique et l'acide muriatique ; et que quand on emploie un grand excès de carbonate , il retient un peu d'alcali qu'il est difficile de lui enlever complètement par l'eau. On trouve dans la nature un carbonate neutre anhydre qu'on n'a pas encore pu préparer artificiellement.

Oxahte, — Voxalate est insoluble dans Teau et soluble dans les acides forts. Par calcination en vase clos il se change CD souE-oxide. Il se dissout facilement dans Fammoniaque, et sa dissolution exposée à l'air ne se trouble qu'au bout d'un long temps.

acétates. — Les dissolutions acides d'acétate de jsiftc donnent , par concentration et refroidissement , des cristaux incolores , transparents , lourds , inaltérables à Tair, en lames rhomboîdales biselées: ces cristaux se dissolvent dans l'eau sans décomposition, plus à chaud qu'à froid. — Quand on fait bouillir de l'acide acétique avec un excès d'oxide de zinc , on obtient un acétate très-soluble dans l'eau chaude: mais par le refroidissement il s'y forme un dépèt gélatineux

r.0'2 ziwc.

et des cristaux blancs opaque» en lames rhoniboîdales au hexacdriqiies. Si Ton fait chauffer, le tout se dissout ^ laais si Ton fait rapprocher reau-mère seulement, les mêmes phénomènes de décomposition se reproduisent. L'eau f. ne dissout que les cristaux et laisse la matière gélatineuse, qui est probablement de l'hydrate de zinc. — L'acétate cristallise en lames rhoniboîdales ou hexagonales ayant Taspect du talc. Il est inaltérable à Fair, très-sottibfe éao* Teau. On peut évaporer ses dissolutions à sec sans décomposer le sel; mais il faut que ce soit à une température bieu ménagée.

ABTiCLB vu. — Alliages.

Les alliages de zinc saturés de ce métal , ou prépares à une température basse^ se décomposent en partie lorsqu'on les expose à une chaleur élcTée : quelques-uns se décomposent même complètement. Le zinc en se volatilisant entraîne avec lui une petite quantité du métal avec lequel il était uni , souvent même lorsque ce métal est absolument fixe à Tétnt isolé.

Les alliages de zinc les plus importants sont ceux qu*il forme avec le cuivre et avec Tétain.

JFer» — Lorsqu'on tient du zinc en fusion dans des vases de fer il corrode peu à peu ce métal et le dissout. Ces deux métaux se combinent en toutes proportions lorsqu'on les chauffe lentement ensemble à l'abri du contact de Tair. — A une température élevée ces alliages se décomposent totalement ; aussi la fonte qui provient des minerais de fer calaminaire ne contient-elle pas la plus petite trace de zinc. — Les alliages de zinc et de fer sont cassants et cristallins, il ne faut qu'une très-petite quantité de fer pour détruire la malléabilité du zinc et le rendre impropre à être laminé. — On a trouvé dans des alliages détachés du fond des chaudières de fonte qui servent à mettre le zinc en fusion pour le mouler, l'un provenant de Liège , el l'autre de Gisors :

Fer 0,047 — 0,040

Plombagine. . 0,00â — 0,002

Ces alliages formaient au fond de la chaudière une couche manielonnëe à gros grains cristallins.

AickeL — L'alliage de nickel et de zinc composé de :

Nickel. . . . 0,53

Zinc 0,47

c est- à- dire de moins de 1 atome de linc pour 1 atome de nickel , est d'un rouge de kupfernickel , cassant , à cassure grenue cristalline , et il prend un très-beau poli sous le

MINÉRAUX. h03

frottement. ChaufFé à la chnleur de 150" f>. il resie 0,02 de zinc dans le nickel.

Plomb. — Le plomb el le zinc 8*allient ensemble avec une grande facilité ; mais ils n'ont cependant que peu d'affinité l'un pour l'autre , car à la chaleur blanche ils se séparent complètement. Le plomb qui resle ne retient pas de zinc ; mai» dan» l'acte de cette séparation le zinc entraine une quantité considérable de plomb en vapeur.

L'alliage composé de :

Plomb. . . . 0,45 Zinc 0,55

a à peu près le même aspect que le zinc. 11 est cassant , à cassure métallique. On peut le réduire en feuilles minces au laminoir ; mais ces feuilles sont raides, et elles se brisent après deux ou trois plis.

argent, — L'alliage à^argent et de zinc composé de

Argent. . . . 0.80 Zinc 0,20

ou de un peu moins de 1 atome de zinc pour 1 atome d'argent , peut être réduit au laminoir en feuilles très-minces , raides, élastiques , mais tenaces , et qui peuvent être pliées plusieurs fuis sur elles-mêmes avant de se rompre. Lorsqu'on chauffe cet allinge à 150° p. il se volatilise à peu près un vingt-cinquième de l'argent, et l'argent qui reste retient 0,0:2 à 0,0^ de zinc.

SECTION II

Minératiœ.

Les espèces minérales du genre sïfto sont les suivantes :

(1* Voxide terreur.

â° L'oxide manganésifère ou JDincrauz oxigênês : • brucite ,

/ d<* Valuminate ^ gahnite^

\ 4*» La franklinite[\i}Y. Fer);

!5o Le sulfure , blende , 6* Voxi' sulfure^ 7° Le sulfate , 8° Le séléniure ;

Minéraux silices : .

) 9° Le silicate anhydre , '10" Le silicate hydreux ; ni" Le carbonate anhydre 12" Le carbonate fiydreuz 1<» Oxide terreux. — Quelques personnes font mention

ig. , , - ni" l^e carbonate anhydre ^

Minéraux carboné. : l ,2. ^e carbonate Ryleus.

504 ZIRC-

û'oxide de zinc natif -^ mats ce minéral est très-rare « et parait n*èlre qu*un produit accidenfel de décomposition d*autres minéraux,

^" Brucite , ojiide manganésijère. — Cette espèce a clé découverte par M. Bruce, dans la province de New-Jersey, aux États-Unis d'Amérique. Elle estaccompag^née de franklinile, etc. — La brucile est d*un rouge orangé approchant (lu rou|]e de .sang ; sa poussière est d'un beau rouge orangé. — Elle est en grains amorphes irrégulièrement disséminés dans la gangue. Sa cassure est éclatante , lamelleuse dans un sens , légèrement conchoîde dans un autre sens ; les éclats minces sont transparents. Elle est aisément rayée par Tacier, et très-fragile. — Sa p. s. est de 5,432. — Lorsqu'elle reste longtemps exposée à Taîr elle se recouvre d*une croate d*un blanc nacré qui parait être composée de carbonate de zinc et de carbonate de manganèse. Au chalumeau elle estinfusîble sans addition ; elle parait brune tant qu'elle est chaude ; mais elle reprend peu a peu sa couleur primitive h mesure qu'elle se refroidit. Au feu de réduction elle couvre le charbon de fumée de zinc. Elle se dissout aisément dans le borax , qu'elle colore comme lo manganèse à U\ flamme extérieure ; le verre devient opaque au flamber et par le refroidissement. Elle donne avec le sel de phosphore un verre incolore qui ne prend la teinte du manganèse que lorsqu'il est tellement saturé qu'il devient opaque. Elle ne se dissout pas dans la soude. — Elle ne perd rien par la calcination. Elle se dissout facilement à froid dans ics acides minéraux et même dans l'acide acétique ; avec l'acide muria tique la liqueur est d'abord d'un rouge-brun , et elle se décolore peu \k peu. — Elle est composée de :

Scion n. Bruce, ^c1on V. CerlLier.

Oxide de xinc. . . . 0,92 - 0,88 de manganèse. . 0,08 — 0J2

le manganèse y est probablement à l'état de deutoxide.

(i° Aluminate de zinc , gahnite , spinelie zincifère^ auiomatite, — Ce minéral a été découvert , en 1805 , à Fahlun en Suède , par Eckeberg , dans un tulc schisteux ; depuis on l'a trouvé à New-Jersey en Amérique. — Il cristallise en octaèdre régulier. Il est d'un vert-grisâtre foncé ; sa pous* ^ière est d'un gris-verdâtre clair. En masse il est opaque , mais ses fragments minces sont légèrement translucides. Sa cussurc est lamelleuse dans un sens et inégale dans d'autres sens. Il est plus dur que le quarz. Sa p. s. est de 4,232. — Au chalumeau il est infusible sans addition , et irréductible. Il ne bc dissout que trcs-diiiicilenicnt dans le borax et dans

le sel de phosphore. It se^ fond en verre transparent coloré par l'oxide de fer avec utv mélange de borax de soude. — Il est très-difficilement attaquable par les acides. — Il est composé , selon £ckeberg,^de :

Oxide de zinc. . 0,2425

Oxide de fer . . 0,0925

Silice. .... 0,0475

M. Berzélius suppose que c'est un mélange d*aluminate

Zn Al^^ composé de :

Oxide de zinc. . 0,281 — 100 Alumine. . . . 0,709 — 265

cl de ftilicale de protoxide de fer.

4» Franklinite. (Voy. Fer.)

5*^ Bleuie , sulfure de zinc, — La blende est un minéral assez commun ;'^elle accompagne fréquemment les autres sulfures métalliques. Elle se rencontre dans tous les terrains jusqu'à la craie exclusivement.

Son aspect est très- varié. La plus pure est d'un jaune de soufre et transparente *, mais le plus souvent elle est d*un brun-rouge ou verdâtre , et même noire, tantôt translucide et tantôt opaque. Sa cassure est lamelleuse , fibreuse ou grenue. — La blende se trouve fréquemment cristallisée; ses formes principales sont le tétraèdre , Foctciédre et le dodécaèdre rhombotdal. Elle est dure et fragile. Elle devient souvent phosphorescente par la chaleur et par le frottement. — Sa p. s. varie de 3,77 à 4,078. — Au chalumeau elle décrépite souvent. Elle est infusible , mais les bords minces s'arrondissent. Elle est difficile à griller ; sur le charbon elle forme un dépôt annulaire d'oxidede zinc lorsqu'on la chauffe vivement au feu d'oxidation. Chauffée avec la soude sur le charbon elle se réduit , et le zinc brûle. — L'acide murialique concentré attaque les blendes, mais faiblement ; il a plus d'action sur celles qui contiennent du fer que sur celles qui sont pures ; il se dégage de l'hydrogène sulfuré. On remarque que la dissolution contient relativement plus de fer que de zinc, et que le dégagement de gaz se ralentit à mesure que la proportion du sulfure de fer diminue dans le résidu. Il résulte de ces phénomènes , que le proto-sulfure de fer n*ost uni au sulfure de zinc que par une affinité très-faible ^ ou qu'il existe dans les blendes brunes un composé de sulfure de fer et de sulfure de zinc entièrement soluble dans les acides. -^ La blende contient ]>resque toujours une certaine quantité de sulfure de fer, et elle renferme souvent un peu de sulfure de cadmium.

Vienne.

LuchoQ.

Anjlrierre.

l 'ArRen.

tière.

Chéroniei.

Cogolin.

Marmaio

Zinc. . .

Gangue.

Sulfure de 1 zinc. . .

Proie - sulfure de fer.

Gangue . .

(I) Blende de Vienne (Isère); lomelleiise, d'un brunjaunÀlre , translucide ; elle se trouve en filon dans le granité. — L'nnnlyse donne un excès de soufre.

(2] Blende de Bagnères de Lucfion ; lamelleuse , brune el opaque.

(3) Blende d* /Angleterre "^ en raorceaiix mamelonnés et tuberculeux , à cassure radiée , d\in gris- brun foncé. Elle enveloppe souvent des noyaux de cuivre pyrileux. La blende d*Holzappel a exactement la même composition.

(-4) Blende de t/érgentière (Ardèche); lamelleuse ou écailleuse, brune. Elle imprègne un grès secondaire.

(5) Blende de C^cronfcs (Charente) {M. Lecanii) ; lamelleuse , d*un brun-rouge , un peu métalloïde , quelquefois translucide, mais le plus souvent opaque.

(6) Blende de Cogolin (Var) ; lamelleuse, d'unbrun-rooge. Elle se trouve en filons dans des roches primitives, et elle est accompagnée de minerais de plomb et de chaux flualée.

(7j Blende ferreuse de Candado , près de Murmuto (province de Popayan}. (M. Boussingaull.) Sa gangue se compose de 0,17 de pyrites, 0,080 de quarz el 0,050 d*oxide de fer. Cette blende est noire , lamelleuse , non magnétique. Quand elle a été réduite en poudre très-fine elle se dissout dans Tacidc muriatique concentré et bouillant , sans âèpàï. do soufre. On la trouve dcins un filon de pyrites aurifères.

MINéRAUX. 507

Elle constitue une espèce composée de :

Sulfure de zinc. . . .0,771 — 8«* Proto-sulfure de fer. . 0,229 — 1

M. BousHingault lui a donné le nom de Marmatite»

%'* Oti'^ulfure. — Ce minéral est un produit accidentel qui résulte de Tnltération des blendes. Il a été observé à Puntgiband par M, Four net.

7" Sulfate de zinc, — Le sulfate de zinc natif tsi un produit accidentel résultant de la décomposition lente de la blende. On le trouve en efflorescence, ou en dissolution dans les eaux de quelques mines.

8* Séléniure. Voy. Mercure,

9*" Silicate anhydre, — MM. Keating et Vanuxem ont les premiers démontré Texistence de cette espèce ; ils Font trouvée dans le New -Jersey avec la franklinile. — Elle est cristallisée en prismes hexagonaux réguliers terminés par des sommets dièdres; elle est d'un jaune-verdâtre ou rougeâtre. Sa p. s. est de 8,89 à 4,00. — La même espèce a été depuis rencontrée en masses amorphes considérables remplies de cavités tapissées de petits cristaux , disséminées çà et là dans le dépôt calaniinaire de la Vieille-Montagne. Elle est légèrement colorée en jaune par de Thydrate de fer ; mais dans les cavités elle est mamelonnée, incolore et translucide, ou en très-petits cristaux prismatiques.

10^ Silicate Hifdreux^ calamine électrique, — La calamine électrique accompagne souvent le carbonate de zinc anhydre , et cVst ordinairement un mélange de ces deux minéraux qu'on désigne sous le nom de ca/omtne. Elle est incolore on d*un blanc tirant sur le bleuâtre, sur le jaunâtre ou sur le grisâtre, transparente, translucide ou opaque; sa cassure est lamelleuse, rayonnée ou compacte; elle a Téclat vitreux. Elle cristallise sous des formes qui dérivent d'un prisme rhomboidal de 102%30^ et 77<>30'. dans lequel la hauteur et les diagonales sont entre elles J * à peu près 70. 139 : 121. Sa p. s. est de 3,379. Elle devient fortement électrique par la chaleur : c'est à cette propriété qu'elle doit son nom. — Au chalumeau elle donne de Teau dans le ma* tras et devient laiteuse. Elle est infusible sans addition. Elle se dissout dans le borax , et donne un verre incolore qui ne devient pas laiteux. Avec le sel de phosphore elle produit un verre incolore qui devient opaque par le refroidissement, et dans lequel on n'aperçoit pas la silice. Elle se gonfle avec la soude sans se dissoudre. Avec le sel de cobalt elle se colore en vert à une température faible, et en bleu clair à un feu vif. Elle est irréductible sur le charbon. — Elle fait gelée avec les acides forts.

z\yc.

Ifow- Jeney.

bourg.

Sibérie.

bourg.

Limbourg,

Tunis.

Oxid. de zinc Silice. . .

Eau . . .

Ox. de cuiv.

— de mang.

— de ploml) et étain.

o'ori

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