‹ Traité des études (volume 5)Chapitre 27 sur 68 · Des monnaies anciennes · texte numérisé non relu

Des monnaies anciennes

La dragme attique , à laquelle répond le denier romain, nous doit servir de règle pour connaître la valeur de toutes les autres monnaies. M. de ïillemont la fait monter à douze sous de notre monnaie; le père Lamy, à huit sous, à quelque chose près; M. Dacier, à dix sous. C'est à ce dernier sentiment que je m'en tiens, sans examiner ici les raisons de ces différences; seulement parce que cette manière de compter est la plus facile, et par conséquent la plus propre pour les jeunes gens. Je prends notre mon naie, en fixant le marc à vingt-sept livres tournois 2, ce qui est regardé par la plupart des nations de l'Europe comme le prix intrinsèque de l'argent.

Monnaies grecques.

Uobole attique est la sixième partie d'une dragme attique. La dragme attique est composée de six oboles. Elle répond au denier romain , et vaut dix sous de France.

' Ce qu'on entend par lieue commune trouve qne la dragme revenait à S

en France , c'est celle de 25 au degré sous , et le talent à 2700 livres : Rollir

terrestre, égale à 2280 toises environ ; compte 10 sous et SOUO livres en nombrt

elle contient le mille romain trois fois , rond. et le stade olympique 24 fois. — L. Mais comme le prix moyen actuel du

^ 11 résulte des pesées les plus exactes, marc d'argent est d'environ 54 francs,

que le poids de la dragme attique est la dragme répond à 91 cent. 6, et !<

d'environ 82 grains d'argent; d'où il talent à 55IX) francs, suit que le talent d'argent de 0000 dra- Il s'ensuit que la différence de no

gmes pesait 53 livres 7 onces, ou 26 évaluations avec celles de Rollin est dan

kilogrammes 173 grammes. le rapport de II à 6 , et repose sur cell

En comptant le marc d'argent à 27 du prix du marc d'argent aux deux epo:

Uvres toixrnois, comme le fait RuUin , on (jues. — L

TBAITE DES ETUDES. Jdi>

La mine attique vaut cent dragines , et par conséquent 50 livres de France.

Le talent attique vaut soixante mines , et par conséquent 3000 livres de France.

Myriade est un mot grec qui signifie dix mille. Ainsi une myriade dedragmes signifie dix mille dragmes, et vaut 5000 livres.

Le siater attique était une monnaie d'or du poids de deux dragmes, qui valaient vingt dragmes d'argent, et par conséquent dix livres de France. Le darique , monnaie d'or des Perses , et celle qui portait le nom de Philippe, roi de Macédoine, philippei, étaient de la même valeur que le stater attique.

LesJc/e, monnaie des Hébreux, valait quatre dragmes attiques , c'est-à-dire 40 sous.

Monnaies romaijies.

Vas romain, autrement appelé iibra, ou pondo, valait, dans son origine, la dixième partie du denier romain.

he petit sesterce, sestertius ou nummus, était la quatrième partie du denier romain, et valait deux sous et demi de France. Il était d'abord marqué ainsi, l-l-s, parce qu'il valait deux as, ou deux livres et demie ; sestertius pour semistertiiis , comme qui dirait un demi ôté de trois. Ensuite les libraires ont mis une h pour les deux l-l, et ont ainsi marqué le sesterce , ii-s.

Le denier était une petite pièce d'argent qui valait dix as quatre sesterces , et par conséquent dix sous de France • .

Le grand sesterce , c'est-à-dire sestertium, au neutre , signifie une somme qui valait 1000 petits sesterces, 250 deniers romains, 125 livres de France.

Cette dernière somme se comptait diversement. Decem sestertia, dix grands sesterces, ou dix mille petits. Centena. millia H-s ou nummûm, cent mille petits sesterces. Decies centena millia h-s, dix fois cent mille petits sesterces , ou un million

' I.e denier, du temps d« la républi- sorte qu'une même somme de deniers ne

que, pesait environ 74 grains d'argent, repréaentait plu.s la mctme valeur. Ayant

Sous les empiMeurs , le poids de cette égard à cette diminution progressive,

monnaie s'affaililit sensiblemeut , de j'ai lomposé une table d'évaluation qui

TBAITE DES ETUDES.

de petits sesterces. Quelquefois on met l'adverbe seul , decies; et pour lors ou sous-enteud centena millia h-s.

Le nom de la monnaie d'or était aureus ou soUclus. Il est estimé ordinairement dans les auteurs 25 deniers d'argent.

La proportion de l'or à l'argent a fort varié dans tous les temps . On peut s'en tenir à celle de dix à un pour l'antiquité. Ainsi un talent d'argent vaut trois mille livres , un talent d'or trente mille livres. Maintenant la proportion de l'or à l'argent est à peu près de quinze à un.

comprend Tintervalle depais la création tions de Rollin , fondées sur une valeur

de la monnaie d'argent à Rome jusqu'au du marc d'argent qui n'est plus la valeur

règne de Néron. Je vais la reproduire actuelle. — L. ici; elle servira à rectifier les évalua -

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