‹ Traite des etudes. --Chapitre 58 sur 127 · Cadences suspendues · texte numérisé non relu

Cadences suspendues

Il y en a de bien des sortes, qui toutes ont beaucoup de grâce. Le lecteur en remarquera assez de lui-même la différence.

273 TBÀITE DES ETUDES.

rumidiisque novo prœcordia regno Ibat, et ingenti , etc.

( Mii. 9 , 596. ) At mater sonitum thalamo sub fluminis alti Sensit : eam circum , etc.

(Geor. 4 , 333. ) Qua juvenis gressus inferret : at illum Gurvata in montis speeiem circumstetit unda.

(Ibid. 360.) Castœ ducebant sacra per urbem Pileotis maires in mollibus.

(iEn. 8,665.) Nonne vides /quum praecipiti certamine campum Corripuere, ruuntque effusi carcere currus ?

(Geor. 3, 103.) Sed non idcirco flammœ atque incendia vires Indomitas posuere.

( Mn. 5 , 680. ) Arrectas appulit aures Confusse sonus urbis , et illaetabiic murmur.

(Ibid. 12,619.) Nec jam se caplt unda : volât vapor ater ad auras.

(Ibid. 7,466.) Et frustra retinacula tendens Fertur equis auriga , neque audit currus habenas.

(Geor. 1,513.) Ac velut in somnig oculos ubi languida pressit Nocte quies , nequicquam avidos extendere cursus Velle videmur, et in mediis conatibus segri Succidimus.

iEn. 12,908. )

Ces deux derniers exemples suffiraient seuls pour faire sentir aux jeunes gens la beauté des vers. Cette cadence suspendue, Fertur equis auriga , ne marque-t-elle pas d'une manière merveilleuse le cocher courbé et suspendu sur ses chevaux ? Et cette autre cadence, relie videmur, qui arrête le vers dès le «ommencement, et le tient comme suspendu, n'est-elle pas bien propre à peindre les vains efforts que fait un homme endormi pour marcher ?

Page 1