‹ Traité des fièvres, ou, Irritations cérébrospinales intermittentes d'après des observations recueillies France, en corse et en AfriqueChapitre 2 sur 94 · VIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VIII AVERTISSEMENT

et marécageux. J'ai vu toutes ces nuances, toutes ces transformations; et ce que j'ai vu, je le raconte. On a beaucoup écrit sur les fièvres intermittentes. Peu de sujets ont été traités par d'aussi habiles maîtres, et cependant l'histoire de ces maladies est encore un des points les plus obscurs de la médecine. Au milieu des travaux qui se succèdent sur cette matière , il est néanmoins une idée qui tend à prédominer , c'est celle qui rattache les fièvres intermittentes à îa lésion du système nerveux. C'était l'opinion de Boërhaave, de Cullen , de Borelli, de J. P. Franck , de Fodéré, de Giannini, de Georget, etc. ; c'est aujourd'hui la manière de voir de MM. Alibert, Rayer, Bricheteau, Brachet, Nepple, etc. M. Broussais professe que l'irritation intermittente tient de la névrose, et qu'il faut concevoir comme cause prochaine des accès une innervation augmentée dans un appareil ; ensuite l'appel des fluides qui produisent la congestion ; puis enfin le transport de l'irritation du lieu où elle s'est faite d'abord sur plusieurs autres. MM. Bayer et Guérin de Mamers ont présenté et défendu avec beaucoup de talent une opinion qui précise davantage le siège et la nature des fièvres intermittentes : ils considèrent ces affections comme une névrose de la portion centrale du système nerveux cérébro-spinal. J'ai cherché, comme ces sa va ns observateurs, à remonter , par l'analyse

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