‹ Traité des fièvres palustresChapitre 2 sur 166 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

étaient connus, ils avaient été en particulier très bien décrits par Frerichs; mais leur nature et leur origine étaient encore fort obscures. C’est en étudiant le mode de formation de ces éléments pigmentés dans le sang que je fus amené à reconnaitre leur nature parasilaire. Le 6 novembre 1880, j'examinais le sang d'un malade en traitement pour fièvre intermittente à l'hôpital militaire de Constantine, lorsque je constatai pour la première fois l'existence de filaments mobiles qui adhéraient aux corps pigmentés et dont la nature animée n’était pas douteuse. eus à ce moment même l'intuition que j'étais en présence des véritables microbes du paludisme el tous les faits que j'ai observés depuis lors n’ont fait que confirmer cette impression première (1).

J'ai constaté l'existence des microbes du paludisme.

chez quatre cent trente-deux malades atteints des diffé-

rentes formes du paludisme et je n'ai jamais rencontré ces

microbes chez des sujets atteints d’autresaffections. Tous les médecins militaires qui à Constantine ont

bien voulu s'intéresser à mes recherches et qui m'ont

faitl’honneur de fréquenter mon laboratoire, ont pu con-

Slater l'existence des microbes du paludisme et vérifier

les faits que j'ai signalés.

- (1) Communications à l'Académie de médecine, 23% novembre et 28 décembre 1880, et 25 octobre 1881. — Communications à l'Académie des sciences, 24 vctobre 1881 et 23 octobre 1882.

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