ESSAIS DE CONSERVATION
4 ferme des éléments parasitaires une goutte d’une solution # même très faible, d'un sel de quinine pour voir ces éléments - prendre aussitôt leurs formes cadavériques. L'expérience peut E se faire de la manière suivante : on choisit un malade dont le sang est riche en éléments parasitaires et contient notam- mentdes corps n° 2 munis de filaments mobiles ; on recueille du sang de ce malade sur deux ou trois lamelles porte-objet. | Une des gouttes de sang est examinée pure, afin de constater de nouveau l'existence des éléments mobiles ; aux autres préparations on ajoute une goutte d'une solution de sel de quinine au millième, puis on procède à l'examen histologique, Il est facile de constater que les corps n° 1 et n° 2 se déforment rapidement dans les préparations mélangées à des solutions quiniques même très étendues, et que dans ces conditions il est impossible de constater l'existence des filaments mobiles.
Nous verrons plus loin que les éléments parasitaires disparaissent assez rapidement du sang chez les malades soumis à la médication quinique.
Il était très intéressant de chercher à colorer et à conserver les éléments parasitaires du sang des paludiques. J'ai fait dans ce sens des tentatives nombreuses, qui ne m'ont pas donné, je dois Le dire, des résultats très satisfaisants.
Les difficultés sont de plusieurs sortes : en premierlieu les éléments parasitaires sont en général peu nombreux dans le sang, aussi lorsqu'on a mélangé le sang à différents liquides pour colorerles éléments parasitaires et pour obtenir des préparations persistantes, il arrive le plus souvent que dans ces préparations on a beaucoup de peine à retrouver les éléments parasitaires. En second lieu, les substances colorantes que j'ai employées et qui donnent d'excellents résultats pour l'étude des bactéries
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colorent très mal les éléments parasitaires du paludisme; enfin les éléments les plus caractéristiques sont assurément les filaments mobiles et leur étude ne peut être faite avec fruit que dans le sang frais et vivant, pour ainsi dire. |
Lorsqu'on conserve une préparation histologique de sang pur faite par le procédé indiqué plus haut, en ayant soin de la border à la paraffine,on constate qu'au bout de vingt-quatre ou même de quarante-huit heures les éléments pigmentés se reconnaissent encore ; toutefois ces éléments se transforment de plus en plus, ils deviennent granuleux; des bactéries se développent dans le sang.
La dessiccation finit par se faire malgré la paraffine, la préparation devient alors transparente, on ne voit plus les hématies, et, des éléments parasitaires, on ne distingue plus que les grains pigmentés. |
Lorsque la préparation ne peut pas se dessécher, lorsqu'on l’a bordée par exemple avec de la cire à cacheter dissoute dans l’alcoo! ou avec du baume de Canada, elle se conserve mieux, mais On constate presque toujours au bout de quelque temps qu'elle devient opaque et qu'elle est envahie par des champignons qui n'ont rien de commun avec les parasites du paludisme.
La dessiccation lente des préparations ne donne donc que de mauvais résultats, il n'en est pas de même de la dessiccation rapide. On recueille une goutte d’un sang riche en éléments parasitaires, On l’étale sur une lamelle porte-objet de manière à ce que le sang forme une couche très mince et on passe rapidement la lamelle au-dessus de la flamme d’une lampe à alcool de manière à déterminer une dessiccation très rapide. La préparation recouverte avec une lamelle couvre-objet que l'on fixe