ÉLÉMENTS TROUVÉS DANS LE SANG
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TOtal.,r. 164 fois.
On voit que l'existence des éléments parasitaires les plus caractéristiques : corps n° 1 et n° 2, filaments mobiles, a été notée :
4e Dans les examens faits un peu avant les paroxysmes fébriles : 79 fois sur 79.
9 Dans les examens faits pendant les paroxysmes fébriles : 262 fois sur 286.
3° Dans les examens faits après les paroxysmes fébriles : 124 fois sur 164.
D'où l’on peut conclure que c’est un peu avant le début des accès de fièvre et au début de ces accès que l’on trouve dans le sang des paludiques les éléments parasitaires en plus grand nombre et sous leurs formes les plus caractéristiques. (Observations XXI, XXII, XXV, XXVI.)
Celà ressort également des chiffres suivants :
Sur soixante-dix-neuf examens faits quelques heures avant un accès de fièvre, les filaments mobiles ont été trouvés quarante-deux fois, soit 53 fois sur 100.
Sur deux cent'quatre-vingt-six examens faits pendant les pa-
fe #
FRÉQUENCE - 199 roxysmes fébriles, les filaments mobiles ont été trouvés soixante-trois fois, soit 22 fois sur 100.
Sur cent soixante-quatre examens faits dans les vingiquatre heures qui suivent un accès, les filaments mobiles ont été trouvés dix-neuf fois, soit 11,5 sur 100.
Plusieurs des observations rapportées plus loin montrent bien l'effet ordinaire des paroxysmes fébriles sur l'évolution des parasites du sang. (Observations XX, XXVIT, XXVIIT, XLIV.)
Dans l'observation XXVIIT, par exemple, on voit que l'examen du sang fait le 24 juin 1882, au début d’un accès de fièvre, permet de constater l'existence de corps n° 2 et de filaments mobiles; un nouvel examen fait à la fin de l'accès ne montre plus que des corps n° { et des leucocytes mélanifères. Ce fait est d'autant plus probant que le malade n'avait pas pris de sulfate de quinine et qu'on ne peut pas attribuer la disparition des corps n° 2 et des filaments mobiles à l'influence de ce
médicament. r
L'observation XLIV est également intéressante à ce point de vue : le 47 octobre, je constate l'existence de corps n° 2 et de fillaments mobiles, ce qui me permet de prédire une rechute de fièvre à courte échéance. Le 18 octobre, en effet, le malade a un accès de fièvre. L'examen du sang fait pendant l'accès révèle l'existence de corps n° 1 et de corps n° 2 en moins grand nombre que la veille et je ne trouve plus aucun filament mobile.
Il résulte également des recherches faites par M. Ie D" Richard que c’est dans la période prodromique et au début des accès que les microbes se trouvent en plus grand nombre dans le sang. (Revue setentifique, loc. cit., p. 117.)
Il n’est pas possible d'établir des règles précises parce que, suivant toute apparence, il ya de grandes différences dans la
manière de réagir de chaque individu, dans sa sensibilité au microbe de la fièvre. dE
Chez tel malade, l'accès éclate dès qu'il existe dans le sang des corps n° 2 en petit nombre, et ces éléments disparaissent à la fin du paroxysme fébrile ; chez tel autre, au contraire, les éléments parasitaires se montrent pendant plusieurs jours dans le sang et sous leurs formes les plus actives (filaments mobiles), avant de donner lieu à des paroxysmes fébriles, et ils persistent après les paroxysmes, dans les intervalles d'apyrexie qui séparent les accès.
Dans l'observation XXVI, par exemple, on voit que l'existence des corps n° 2 et des filaments mobiles est notée le 26 octobre 1881 ; la rechute se produit le 2 novembre. Le à novembre au matin la fièvre est tombée; je constate de nouveau l'existence dans le sang de corps n° 2 el de filaments mobiles ; on peut prévoir un nouvel accès, qui se produit en effet le 3 novembre, à neuf heures du matin.
Observation XXVII. Le 13 novembre 1881, au matin, je constate, pendant l’apyrexie, l'existence dans le sang de corps n° { et n° 2 et de filaments mobiles: à 3 heures du soir, le même jour, il se produit un accès de fièvre.
Observation XXIX. L'examen du sang fait le 4 juillet 1882, pendant l’apyrexie, révèle l'existence de corps n° 2 et de filaments mobiles : on peut prévoir une rechute; cette rechute se produit en effet, mais seulement le 17 juillet.
La susceptibilité individuelle intervient évidemment ici comme un facteur important; nous aurons l'occasion de revenir sur ce point (chapitre vin). |
Dans Îles fièvres palustres compliquées d'accidents graves, dits pernicieux, l'examen du sang révèle en général l'existence
d'éléments parasitaires en grand nombre, mais on ne peut pas ‘ dire que tel élément se rencontre plus fréquemment dans ce . cas que tel autre. MT
Lorsqu'un sci RE le sang renferme des éléments ; parasitaires est soumis pendant quelques jours à la médication : quinique et qu'on procède à de nouveaux examens du sang, on . constate d'ordinaire que les éléments parasitaires ont disparu plus ou moins complètement. Les corps n° 2 et les filaments mobiles sont ceux qui disparaissent le plus rapidement ; les corps n° 1, résistent davantage ; il m'est arrivé de trouver des corps ne { en très petit nombre, il est vrai, chez des malades qui prenaient du sulfate de quinine depuis une huitaine de à Les corps n° 3 et les leucocytes mélanifères persistent - plus longtemps que les autres éléments dans le sang des
malades soumis à la médication quinique ; ce qui s'explique
- facilement, puisqu'il s'agit de formes cadavériques, de débris des éléments parasitaires qui ne s'éliminent du sang que peu Ma peu.
De même que pour trouver des sarcoptes, il ne faut pas s'adresser à des galeux qui ont déjà subi une ou plusieurs frictions, ainsi pour l'étude des microbes du paludisme, on doit Ë choisir des malades qui n'ont pas pris de sulfate de quinine, - au moins depuis quelque temps. J'ai déjà eu l’occasion de faire
cette recommandation, mais il n'est pas inutile d'y revenir et . d'yinsister comme sur un fait dontonne sauraitexagérer l’importance. Sans doute, on peutrencontrer encore quelques microbes dans le sang d'un malade soumis à la médication quinique, de - même qu'on arrive parfois à découvrir des sarcoptes chez des malades qui ont déjà commencé le traitemeut de la gale, mais on a beaucoup de chances de ne rencontrer dans l’un et l'autre
cas que des cadavres plus on moins déformés des parasites que l'on cherche.
L'action des sels de quinine sur les microbes du paludisme est évidente, je l'ai constatée des ‘centaines de fois, et les recherches de M. le D' Richard confirment absolument les miennes.
Le sulfate de quinine tue les microbes du paludisme, comme la pommade soufrée tue les sarcoptes.
Il ne faudrait pas croire cependant que les parasites du paludisme continuent à se développer indéfiniment chez les malades qui ne prennent pas de sulfate de quinine; la fièvre palustre peut guérir sans l'emploi de la quinine,et de fait lorsqu'on ne connaissait pas le quinquina, tous les malades. atteints de paludisme n'étaient pas voués à une mort certaine. On trouve des corps n° 3 et des leucocytes mélanifères chez des individus qui n’ont jamais pris de sulfate de quinine:; ce n’est donc pas seulement sous l'influence des sels de quinine que les parasites du paludisme meurent et se désorganisent.
L'état général des malades doit évidemment entrer en ligne de compte. Les éléments parasitaires abondent d'ordinaire dans le sang des paludiques qui sont profondément anémiés et affaiblis; au contraire, ils tendent à disparaître sous l’influence. d'un régime tonique et reconstituant, indépendamment de toute médication quinique.
Il est à remarquer aussi qu'à la suite des paroxysmes fébriles le nombre des éléments parasitaires diminue notablement dans. le sang, comme si les microbes étaient eux-mêmes les premières victimes des incendies qu’ils allument. À 1
NATURE DES MICROBES DU PALUDISME. — Il paraît évident que