FIG 2S
Fra.
— Fièvre continue palustre avec état {yphoïde. Le tracé commence
Fic.:21.
au septième jour de la maladie. Le sulfate de quinine est prescrit pen-
dant deux jours à la dose de 15",60 puis à celle 05",60. Guérison,
F16. 22. — Fièvre continue palustre. Le tracé commence au sixième jour de
la maladie. Le sulfate de quinine est prescrit à la dose de 15,60 puis
de 1 gr. pendant quatre jours. Guérison (observation XXXIII).
Fic. 23. — Fièvre continue palustre. Le tracé commence au deuxième jour
de la maladie, Sulfate de quinine pendant trois jours à la dose
de 15,60 par jour.
Ja céphalalgie, le malaise se dissipent rapidement et ramènent
observer des sueurs très abondantes.
le sommeil; il est rare d
as et
émie
pide, les malades quoique ané
La convalescence est r
affaiblis demandent bientôt à manger et à se lever; mais si on
n'insiste pas sur le traitement par le sulfate de quinine, on ne
ès inter-
tarde pas à observer une rechute sous la forme d’acc
m'ttents.
g dans les
lions du san
era
s haut des alt
dit plu
té
Ce qui a
nu
fièvres intermittentes s'applique très bien aux fièvres continues
à nt,
palustres ; les mêmes éléments parasitaires se retrouvent dans 40 le sang dans les deux cas; dans les fièvres continues comme vs dans les fièvres quotidiennes de première invasion ce sont les
corps n° 2 qui se rencontrent le plus souvent dansle sang et ici
encore on ne lrouve parfois que des corps n° 2 de très petit
volume (observation XXXII).
OBSERVATIONS CLINIQUES
FIÈVRE INTERMITTENTE QUOTIDIENNE DE RÉCIDIVE MICROBES DU PALUDISME
D.., âgé de vingt-quatre ans, soldat au 8° escadron du train en Algérie depuis le 5 décembre 1879, entre à l'hôpital militaire de ‘# Constantine le 4 novembre 1880. : à
Le malade est caserné au Bardo, c'est-à-dire dans un endroit notoirement insalubre, sur les bords du Rummel. Le 10 octobre dernier il a été pris pour la première fois de fièvre : pas de frisson a violent, malaise, chaleur, céphalalgie, faiblesse générale; il est 4 entré à l'hôpital le 12 octobre, la fièvre à cédé facilement au sulfate À de quinine. Sorti de l'hôpital le 24 octobre, le malade a été repris de fièvre dès le 26; la fièvre a présenté cette fois un caractère in- 3, termittent bien marqué; les accès reviennent tous les jours vers dix heures du matin.
Ve
# [at
décolorées ; la peau a une teinte terreuse. Le 4 novembre, à la contre-visite, la température est de 39°, 5. Langue blanche, humide; ne soif vive. La matité splénique mesure 12 centimètres de haut sur 41 de large.
Je prescris 0, 80 de sulfate de quinine.
5 novembre. La température est de 38°, 5 le matin et de 38°, 6 le soir.
6 novembre. Apyrexie; 36°, 8 le matin, 37°, 2 le soir.
: Da
1S us
Examen du sang fait le 5 novembre, à huit heures trente minutes du matin : corps n° 1 en grand nombre.
Examen du sang fait le 6 novembre, à 2 heures trente minutes du soir : COTpS n° {en grand nombre; corps n° 2 munis de filaments mobiles dont je constate l’existence pour la première fois.
7 novembre. Apyrexic. Le malade mange avec appétit la demi portion. Sulfate de quinine 0:, 60 matin et soir,
Examen du sang fait le 7 novembre, à deux heures trente minutes du soir: corps n° 4 en grand nombre; corps n° 2 munis de filaments mobiles.
Les jours suivants l’apyrexie persiste, le sulfate de quinine est supprimé. Le malade mange une portion. Vin de quinquina, cafe.
Examen du sang fait le 9 novembre au matin : corps n° 14, corps n° 2 munis de filaments mobiles. M. Aron, médecin principal, et MM. Petit et Troussaint, médecins aides-majors constatent l'existence des mouvements des filaments mobiles.
40-25 novembre. L’apyrexie persiste. L’anémie est toujours très profonde, le malade se trouve plus fort, il mange une portion et £e lève une partie de la journée. Vin de quinquina, café noir.
Examen du sang fait le 17 novembre: corps n° 1 en grand nombre; corps n° 2 en grand nombre également; filaments mobiles. Je constate pour la première fois que ces filaments se terminent par un pelit renflement. Pigment libre, corpuscules brillants, mobiles.
Examen du sang fait le 25 novembre : corps n° 1, corps n°2 moins nombreux, mais plus gros que lors des précédents examens. Les granulations de pigment s’agitent très vivement à l'intérieur des corps n° ? munis de filaments mobiles; je constate la présence de filaments mobiles libres ; les filaments mobiles continuent après leur séparation des corps n° 2, à se mouvoir au milieu des globules rouges du sang auxquels ils impriment des mouvements très variés, faciles à constater.
Le 26 novembre, à dix heures trente minutes du matin, le malade à un accès de fièvre. Sulfate de quinine, 05", 80.
La fièvre ne se reproduit pas. Du 27 au 30 novembre le malade
prend chaque jour 1:", 60 de sulfate de quinine en deux fois, et du | 1e au 8 décembre 0*', 80 de sulfate de quinine chaque jour.
Examen du sang fait le 10 décembre : rien d'anormal. Le cembre le malade quitte l'hôpital; il part en congé de conval cence. :
FIÈVRE [NTERMITTENTE QUOTIDIENNE DE RÉCIDIVE n MICROBES DU PALUDISME
M..., soldat au 3° chasseurs d'Afrique, âgé de vingt-trois ans, entre à hôpital militaire de Constantine, le 31 octobre 1880. M... est en Algérie depuis quatre ans ; il a été successivement en garnison à Biskra, à Guelma, à Tébessa et à Constantine.
Première atteinte de fièvre au mois d'août 1880, à Tébessa : fièvre intermittente quotidienne bien caractérisée, qui à cédé au sulfate de quinine au bout de huit jours. Au mois de septembre 1880 il a eu une rechute qui a nécessité une nouvelle entrée à l’ambulance. Dans le courant du mois d'octobre le malade a été pris de douleurs vives dans l'hypocondre gauche, il a été traité à l'infirmerie ; on lui a appliqué dans la région de la rate des ventouses sèches d'abord, puis un vésicatoire.
31 octobre. Le malade est amaigri, anémié; les muqueuses sont décolorées, la peau a une teinte terreuse. Pas de souffles vasculaires. Fièvre assez vive.
Taches ombrées sur la paroi antérieure de l'abdomen ; pediculi pubis en grand nombre.
Langue.humide, blanchâtre ; selles normales.
Le malade se plaint surtout d’une douleur vive dans l'hypocondre d L”
gauche, la pression est très douloureuse au-dessous des fausses côtes du côté gauche ; la rate déborde notablement les fausses
côtes, la matité splénique mesure 13 centimètres de haut sur 12 de large.
Prescriptions : potages, vin; sulfate de quiuine 05", 80, un vésicatoire est appliqué au niveau de la rate.