‹ Traité des fièvres palustresChapitre 76 sur 166 · FIÈVRE INTERMITIENTE QUOTIDIENNE DE RÉCIDIVE · texte numérisé non relu

FIÈVRE INTERMITIENTE QUOTIDIENNE DE RÉCIDIVE

OI... âgé de vingt-quatre ans, soldat à la 8° compagnie de remonte, entre à l'hôpital militaire de Constantine le 9 août 1881. OI... est en Algérie depuis trois ans; il à pris la fièvre intermittente pour la première fois il y à trois mois, alors qu'il se trouvait dans une station située à cinq kilomètres de Bône, non loin des bords de la Seybouse; il n’a eu à ce moment que quelques accès légers. OI... est rentré à Constantine depuis un mois et demi; il prétend que depuis un mois il a des accès qui reviennent le soir vers huit heures sans frisson initial bien marqué ; le malade a été plusieurs fois à la visite, il dit n’avoir pris depuis un mois que deux doses de sulfate de quinine.

10 août. Fièvre légère ; 38° le matin, 38°1, le soir. Anémie très prononcée, la peau à une pâleur cireuse, muqueuses décolorées, prostration, apathie très marquée, faiblesse générale, vertiges dans la station debout. Anorexie, pas de diarrhée. La malité splénique mesure 12 centimètres de haut sur 12 de large.

11 août. 37° à cinq heures trente du matin. Accès à sept heures du matin, frisson ; à 8 heures, 40°5; à quatre heures du soir, 381; sueurs. (Sulfate de quinine 1: le 41 au soir.)

Examen du sang fait le 11 août à huit heures trente du matin (en plein accès) : corps n° 2 immobiles, libres ou accolés à des hémauies, corps n°2? renfermant des grains pigmentés mobiles, corps n° 3,

grains de pigment libres.

Nouvel examen du sang fait le 11 août à deux heures trente du

AC

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soir (toujours pendant l'accès) : corps n° 2 renfermant des grains

mes mobiles ou munis de filaments mobiles (les mouvements des filaments sont extrêmements vifs); corps n° 2 de petit volume libres ou accolés à des hématies : ; COrps n° 3.

12 août. 37° le matin. Le soir A persiste. L'anémie a encore augmenté à la suite du dernier accès : ; pâleur cireuse; apathie, faiblesse générale, vertiges. Anorexie, langue humide, un pe- * blanche. (Potages. Sulfate de quinine 0: 80 matin et soir.)

À 13-14 août. Apyrexie. La faiblesse générale et l'anorexie persistent (Potages. Sulfate de quinine 0: , 80.)

É 15 août. L'apyrexie persiste; les forces commencent à revenir ; le - malade commence à se lever. Un peu d’ appétit. (Une demi-portion. Sulfate de quinine 05,60. Vin de quinquina.)

Examen du sang fait le 15 août : le sang est très pauvre en -hématies; leucocytes mélanifères (rares); quelques grains de pig-

| ment libres. Je ne trouve plus d'éléments parasitaires.

… Le sulfate de quinine est continué à la dose de 0:",60 par jour jus-

; qu'au 22 août. Les forces reviennent lentement, pas de rechute de fièvre.

1: septembre. L'anémie est encore très profonde. Pas de rechute

“de fièvre; l'appétit est revenu, le malade mange depuis plusieurs jours deux portions.

“ Examen du sang fait le 1° septembre : je ne trouve plus d'élé-

- ments parasilaires ni mème de leucocytes mélanifères.

| Le malade sortle 3 septembre avec un congé de convalescence,

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