‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 23 sur 93 · DES MENOTTES · texte numérisé non relu

DES MENOTTES

Les menottes étaient des bandes pour les mains ; comme dit le Psaume : « Pour avoir mis les pieds de leurs rois dans les fers

Lortures et Éourments des Martprs chrétiens

et leurs princes dans des bandes de fer. » Plaute écrit encore dans sa Mostellaria :

Ut cum extemplo vocem, Continuo exiliatis, manicas celeriter connectite

« De sorte que, au moment où j'appelle, vous puissiez à l’instant vous élancer en avant et promptement attacher ensemble les menottes »; et dans les Caplivi :

Injicite huic actutum manicas mastigiæ

« Va, mets immédiatement ici les menottes à ce misérable ! » Virgile aussi dans sa deuxième Enéïde :

Ipse viro primus manicas, atque arcta levari Vincla jubet Priamus.

« Le roi Priam lui-même est le premier à intercéder pour que l’on délivre l’homme de ses menottes et de ses liens. »

Pour ne pas mentionner un certain nombre d’autres auteurs, que, pour plus de brièveté, nous devons nous dispenser de citer.

Les hérétiquesanglais,autempsactuel(1591)s’occupentsans cesse plus activement à infliger à ceux qui professent la foi orthodoxe, d'une façon maligne et cruelle, le supplice des bandes de fer ou menottes, comme ils les appellent. C’est une sorte d’instrument au moyen duquel un homme est pendu et torturé, ses deux mains étant placées dans un anneau de fer dentelé à l’intérieur et violemment serré. En vérité, si intense et si terrible est la douleur que, à moins que le doigt n'ait la possibilité de s'appuyer contre un mur ou la pointe des pieds de toucher la terre, l’homme tombera immédiatement dans une défaillance mortelle. Si vous voulez en apprendre davantage sur ces atrocités, lisez l'ouvrage

Des coffiers

du Père Sanders sur le Schisme Anglican, où l’auteur appelle ce genre de supplice les gantelets de fer. Mais assez sur ceci, procédons maintenant à d’autres objets.

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