‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 49 sur 93 · VD · texte numérisé non relu

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vec des étrilles.

— Déchiré avec les crampons.

— Lacéré a

Fic.

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riffes de fer ou pin

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Martyrs facérés avec des fessons

leur ventre, leurs cuisses, leurs jambes, par-dessus le marché! Ecoutez, si vous le voulez, Eusèbe, qui fut témoin oculaire de tant de cruautés et a dépeint dans son Histoire la furie des bourreaux : « Mais, pour dire la vérité, c’est dans la Thébaïde que toutes les cruautés, ci-dessus décrites, étaient surpassées. Car ici les bourreaux prenaient des fragments de poterie au lieu de griffes pour en déchirer et lacérer le corps entier, jusqu’à ce que la peau fût arrachée de la chair. » Et encore dans un autre passage : « Maintenant, il était vraiment considéré comme une chose ordinaire et habituelle qu’un homme fût labouré et lacéré avec des griffes de fer. Mais plus tard, quand ce mode de torture fut appliqué, non seulement les flancs de la victime étaient percés et déchirés (ainsi que cela se fait habituellement pour les voleurs et les meurtriers), mais aussi son ventre, ses cuisses, ses jambes. De fait, cet instrument était fait pour pénétrer jusqu’à la moelle des os. »

COMMENT LES SAINTS ÉTAIENT DÉTIRÉS JUSQU'AUX QUATRIÈME ET CINQUIÈME TROUS DU BLOC DE BOIS

Non contents des tortures déjà citées à l’aide desquelles ils tourmentaient les serviteurs du Christ, les ministres du diable méditaient chaque jour pour découvrir de nouvelles formes de cruautés et de nouvelles sortes de châtiments. Et, quoiqu'’ils en eussent déjà trouvé beaucoup, ils ne purent jamais réussir, par aucun de ces moyens, à abattre ou à briser la divine valeur des chrétiens. Non! Tous ces tourments ne firent que les affermir davantage dans leur foi et leur faire remporter plus de nobles victoires. La cruauté du tyran pouvait en effet torturer et déchirer leur corps; mais leur esprit, plein d’un courage céleste, et fortifié de l’aide divine, ne pouvait en aucune façon être affaibli

Lortures et Lourments des Martyrs Bréfiens

ou dompté. O temps heureux et béni! O êtres fortunés! dont la valeur et la vertu étaient telles qu’en ces jours, les jeunes garçons eux-mêmes ne tremblaient pas devant les tortures les plus terribles. Ces vaillants athlètes du Christ étaient déchirés avec des pinces de fer et des verges. Puis, pour leur plus horrible torture, ces princes des ténèbres (voyez Eusèbe, Histoire Ecclésiastique) inventèrent le supplice de les détirer, alors qu'ils étaient déjà pleins de blessures et de coups, dans des blocs, jusqu'aux quatrième et cinquième trous. Pourtant, quoiqu'ils endurassent la plus terrible douleur, pas un murmure et pas une plainte ne se faisaient entendre, car, avec une constance et une fermeté silencieuses, ces braves cœurs montraient de la patience dans l’adversité. Mais, si vous désirez en savoir davantage, sur cette sorte de torture, retournez à ce que nous avons dit à ce sujet, dans le chapitre III, où nous avons montré comment le cheval de bois était une chose et le bloc une autre, et où nous avons donné beaucoup de détails relatifs à cet ordre de choses.

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