RAPPORTS DES KYSTES MUCOÏDES AVEC LES KYSTES DERMOÏDES
Après l'étude que nous venons de faire des kystes à structure dermoïde, il n'est pas besoin d'insister longuement sur la définition des tumeurs qui vont maintenant nous occuper ; le titre seul de cette seconde partie montre suffisamment les différences qui séparent ce nouvel ordre de productions des précédentes. Ces différences sont purement anatomiques : la structure de la paroi kystique est ici celle d'une muqueuse, au lieu d'être celle de la peau ou des quelques muqueuses qui en dérivent.
D'après cette donnée , on pourrait croire que cette seconde partie doive comporter d'aussi longs développements que la première et qu'il soit nécessaire de créer, à côté de la série des tumeurs dermoïdes, des séries nouvelles et tout aussi importantes de tumeurs kystiques à cavités mucoïdes. Or, il n'en est rien ; la constitution de pareilles séries, se développant parallèlement les unes à côté des autres, est, il est vrai, parfaitement logique ; mais dans l'état actuel de nos connaissances elle ne peut être qu'indiquée : car les faits sont ici beaucoup moins nombreux et par suite les obscurités beaucoup plus grandes que dans la série dermoïde.
SO KYSTES MUCOIDES
Une autre raison nous détermine aussi à être beaucoup plus bref sur ces tumeurs ; elles sont constituées en réalité sur le même type que les précédantes, et comme «lies leur sont très fréquemment associées, un grand nombre de ces productions ont été déjà décrites.
En effet, il a été établi deux catégories principales de kystes branchiaux : les kystes dont la paroi est exclusivement muqueuse et ceux dont la structure est uniquement dermoïde. Les premiers forment le groupe le plus simple de la série mucoïde, comme les seconds constituent le premier degré de la série dermoïde.
Entre ces variétés, très nettement différenciées anatomiquement, se place un groupe mixte, caractérisé par ce fait que la paroi du kyste branchial est en partie cutanée et en partie muqueuse ; on peut le ranger indifféremment dans Tune comme dans l'autre série.
Mais il y a des degrés plus élevés encore, représentés par les différentes tumeurs complexes que nous avons passées en revue et dans lesquelles on trouve mélangées à des cavités dermoïdes, en proportions très variables, d'autres cavités dont le revêtement présente la structure de diverses muqueuses. Ces notions étant connues, il reste donc seulement à ajouter, pour compléter le cadre de la série mucoïde, les faits nouveaux dans lesquels rélémcnt dermoïde n'entre plus pour aucune part. En résumé, ce chapitre comprend deux ordres de faits : les uns n'ayant pas encore été envisagés, les autres nous étant déjà connus. Ces derniers, qui se rapportent à des tumeurs partiellement dermoïdes, ne nous intéresseront maintenant que par un seul côté de leur structure, un seul élément de leur constitution complexe, l'élément mucoïde. Nous nous bornerons donc à rappeler seulement les faits anciens, dans les diverses régions où on les rencontre.
Dans l'étude suivante, nous prendrons soin, comme nous l'avons déjà fait pour les kystes dermoïdes, de choisir les excm-
RÉPARTITIOiN 261
pies dans lesquels la structure de la paroi est suffisamment déterminée ; ici, en effet, la nécessité d'un examen histologiquc s'impose d'une façon beaucoup plus urgpente que pour les kystes dermoïdes ; car on ne rencontre pas dans les cavités mucoïdes de produits tels que les poils et les dents, dont les caractères extérieurs puissent fournir des données précises sur la nature de cette paroi.