KYSTES DU CORPS THYROÏDE
Les kystes congénitaux développés aux dépens du corps thyroïde paraissent d'une très grande rareté. On décrivait autrefois, il est vrai, la plupart des kystes congénitaux du cou, et notamment les kystes séreux composés, sous le nom de goitres kystiques. Mais nous avons vu que la structure des kystes séreux ne justifie nullement cette opinion qui aurait seulement pour elle l'absence du corps thyroïde dans quelques cas, ou les connexions intimes de la masse kystique avec cet organe dans d'autres exemples. Or nous pouvons ici faire les mêmes remarques que pour les kystes séreux occupant les régions des glandes salivaires. L'atrophie, l'absence même de ces glandes résultent parfois du développement de la tumeur ; leur parenchyme est alors pénétré par les kystes sans que la production anormale y prenne pour cela son origine.
Dans presque tous les faits que nous citons, le développement primitif de la tumeur dans le corps thyroïde n'est pas nettement établi. De plus, dans quelques cas, la structure de la masse est très compliquée : on y rencontre même du cartilage. En somme, si le corps thyroïde prend une part à la constitution de la tumeur, du moins n'est-il pas seul en cause ; la production est complexe et l'on y trouve encore cette variété de structure qui se voit dans un si grand nombre de tumeurs con-* génitales. Ainsi dans une observation de Boucher le kyste, qui occupait la place du corps thyroïde absent, renfermait du cartilage, des fibres striées embryonnaires, des cavités remplies d'épi thélium pavimenteux, au milieu d'un tissu embryonnaire.
426 KYSTES CONGENITAUX DIVERS
Aax faits cités par Yirchow nous ajouterons robservation mentionnée précédemment de Boncher, et dont Texamen histologique est dû à Muron ; nous y joindrons encore deux faits présentés à la Société anatomique, Tun par Rendu et Fautre par Houel ; dans ce dernier, l'examen histologique pratiqué par LegTOs montra l'existence des vésicules de la glande thyroïde. Enfin, dans un travail sur le développement et la structure du goitre, W'œlfler cite deux autres faits de goitres kystiques congénitaux dus à Demme et à Loehlein.
INDEX BIBLIOGRIPHIQUE
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