PLANCHE XXIV
Fig. 1. Élévation latérale d'un chariot à vapeur. Fig. 2. Partie de la coupe transversale sur une échelle double.
Les mêmes lettres se rapportent aux mêmes parties dans les deux figures.
La vapeur se forme dans une chaudière cylindrique A , qu'entourent le feu et les conduits de la fumée. Deux cylindres H, H', assemblés dessus et tous deux de même diamètre, sont destinés à servir de réservoirs pour la vapeur, et renferment les cylindres GG' de la machine ; les parties H forment un réservoir d'eau non exposé à la pression de la vapeur, mais entourant les conduits et la cheminée de manière que l'eau soit chauffée avant d'aller alimenter la chaudière A où elle est introduite par une petite pompe foulante.
Pour distribuer la flamme du combustible de manière à la rendre effective sur une plus grande surface , il y a deux foyers munis de portes en B , B', et alimentés de charbon par des trémies attenantes aux bottes D , D'. Les portes ne servent qu'à nettoyer la grille , et ne doivent rester ouvertes que le moins possible. Les conduits du foyer se joignent au milieu : l'un du foyer V s'élève en F', fig. 2, passe le long de la surface supérieure du cylindre A, autour de H et en M, ainsi qu'autour de l'extrémité de la chaudière, et retourne au côté opposé pour
monter dans la cheminée par la division E' ; l'antre s'étend de la même manière dans la direction opposée , et monte en E. Il y a deux ouvertures pour Tair, C» G» à chaque cendrier» chacune devant être pourvue de registres, de manière que Ton puisse ouvrir celui contre lequel vient frapper un vent violent, ou, dans les cas ordinaires, celui qui est dans la direction du chariot. Pour le même motif, le sommet de la cheminée E doit avoir deux ouvertures pour que le mouvement de l'air ou la vitesse du chariot servent à activer le tirage de la cheminée.
La cheminée et la chaudière sont supportées par un bflti , porté lui-même sur les essieux ; mais pour empêcher le chariot de ne poser que sur trois roues, il y a quatre ressorts à boudins dans les boites LL, et les traverses doivent être liées aux tiges du piston par des joints mobiles. Tous les supports doivent être formés de manière à permettre le mouvement qui pourrait avoir lieu par la dépression accidentelle d'une des roues.
La vapeur, après son service, passe des boites à vapeur à la cheminée par les tuyaux K.
Il doit y avoir deux soupapes de sûreté , Tune renfermée à clef dans une botte J, et l'autre ouverte pour l'usage du chauffeur en J' (articles 266-273.)
Il y aura , je pense , de l'avantage à faire jouer les pistons ensemble dans le même sens, au lieu d'alterner leur jeu, parce que l'effet simultané sera aussi grand que s'il était alterne , supposant les deux procédés parfaits ; et s'ils agissent ensemble , leurs mouvements ne donneront pas lieu à tant de secousses que dans le cas contraire. Le régulateur serait mû d'une manière plus convenable au moyen de cames placées sur les balanciers (art. 481).
Le mouvement pourrait être rendu plus égal en donnant aux roues du chariot une forme elliptique ; les bielles seraient attachées à l'un des points du grand axe, et les roues auraient alors une tendance à aller en avant quand la force des pistons agirait sur elles avec le moins d'effet. Gette disposition fait disparaître la difficulté que l'on a éprouvée lorsque l'on a voulu ne se servir que d'un piston ou bien de deux pistons agissant à la fois. Il est évident, en effet, que par leur courbure et la disposition convenable de la forme des roues, le chariot peut être établi de manière à ne rester en repos que dans la position où la force des pistons pour faire tourner les roues se trouve la plus grande ; en eonséquence , on pourra toujours mettre le chariot en mouvement par l'action seule de la vapeur.
Pour les proportions et la construction de la chaudière » toyez articles 224 , 227 , 244 et 522 à 526 ; pour les machines, art. 271 à 380 ; et pour la force requise, art. 590.