‹ Traité des machines à vapeur et de leur application à la navigation, aux mines, aux manufacturesChapitre 4 sur 19 · PLANCHE V · texte numérisé non relu

PLANCHE V

Fig. 1 et 2. Élévation et coupe de Vappareil de Brunton pour alimenter les foyers au

moyen de machines.

Les principes généraux de ce procédé et de ses avantages ont été établis (art. 250) , et il ne reste plus qu'à décrire les parties de cette planche.

L'appareil est adapté à deux chaudières de la construction de Boulton et Watt. Aux deux chaudières primitives A , A , deux autres B, B, sont jointes et disposées pour occuper le dessus du foyer tournant. La fumée passe dessus et dessous les autels dd , et autour des chaudières A , A • par les conduits C , C , dont les portes sont en DD. Le charbon, brisé en morceaux de grosseur convenable , est mis dans les trémies EE , et tombe sur la grille par les ouvertures FF, à travers le dessus de la chaudière additionnelle percée à cet effet. La porte H, permettant d'examiner et de réparer le foyer, est attachée à la chaudière par un joint à ciment de fer. Les chaudières additionnelles communiquent aux chaudières principales par les tuyaux à vapeur 6G.

pQ«r enlever la poussière qui tombe des bords de la grille tournante, il y a

des partes II , qui donnent en même temps une petite quantité d'air au foyer. L'axe K de la grille est commandé par la roue et le pignon L » qui , lui-même , prend son mouvement de l'arbre vertical N ; celui-ci reçoit le sien de l'arbre R venant de la machine.

Les pivots des deux arbres N et K reposent sur la plate-forme ; les barres de la grille sont entourées de briques réfractaires h , et un cercle mince en saillie au-dessous de la grille, se meut dans une auge circulaire garnie de sable fi. et empêche l'air d'entrer par aucun autre passage qu'à travers les barres. Une raclette r attachée à la grille , et conséquemment tournant avec elle , tient le canal k nettoyé de toute poussière.

Pour régler le feu , les chaînes SS sont liées aux chaînes du registre, et élèvent ou abaissent le coin v par le levier T, et ainsi augmentent ou diminuent la quantité de charbon alimentaire suivant la force de la vapeur (art. 257).

Le tuyau alimentaire o » avec son flotteur c et son levier à poids h sont disposés comme dans les autres chaudières (art. 251). Les robinets d'épreuve sont en Z y le trou d'homme porte une soupape intérieure ou rentrante ah ; la soupape de sûreté est en Y , avec un tuyau Q pour conduire la vapeur au loin. P , tuyau pour amener la vapeur à la machine , avec une soupape d'arrêt W » se mouvant d'elle-même , pour empêcher la vapeur de passer d'une chaudière à l'autre quand toutes deux sont en fonction. Xy est une tige à levier pour fermer l'ouverture , quand on n'a besoin que d'une petite quantité de vapeur.

La construction de cet appareil est susceptible de grandes variations ; ses avantages , quant à l'économie du combustible , la régularité de l'action et la destruction de la fumée , en rendent l'application très-utile dans les grandes chaudières.

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