I.Av oisixB et LAPI.ACE , cn moyenne
Smeatos , cuivre rouge battu
, Tuul'outo.v g™
Di ujjio et PETrr, de O" à 100’ ^
— de 0* à 300“ gif
5" Tènarilé. Apres le fer, le cuivre est le plus tenace de tous les métaux. Le tableau suivant iiHlique les différents résultats obtenus dans les cvpériences qui ont été faites sur cette propriété.
! Cuivre battu 2486 00 t Poids supporté en kilogrammes,
Cuivre laminé 2110 OO > par un centimètre carré de section au
Cuivre fondu 1339 oo J moment de la rupture.
6» IhKlilUé et matténbitite. Le cuivre est plus dur que l'or et que l'argent, mais il est peu sonore. Il est trr-s ductile et surtout très malléable ; il se laisse battre en feuilles extrêmement minces , et étirer en lils très lins ; mais pour cette dernière propriété moins facilement que le fer par suite de sa ténacité moindre.
7» État rieetrùiur. Le cuivre est clrelro-positif avec l'or, le platine, le mercure et l'argent; électronégatif avec l'étain , le plomb , le fer et le zinc.
8- Action chimii/ue de l'air. L'air sec n'attaque pas le cuivre; l'air humide l'attaque, mais très lentement; U se recouvre d'une pdiiculcde vert de gris , qui parait être un hydro-carbonate de deutoxyde.
Chauffé au contact de l'air, il se recouvre d'une couche de protoxyde qui se détache par le choc; chauffe jusqu'à fusion, il s'oxyde beaucoup plus rapidement ; si un Isdsse l'oxyde se mélanger dans la masse en fusion , celle dernière prend une couleur terne et perd de sa ductilité. Pour éviter que cela ait lieu quand un fond le cuiv rc au contact de l'air, on a soin de le recouvrir de poussier de charbon qui décompose l'oxyde au fur et à mesure qu'il se fornve. ,
9" Action chimique de l'eau. 1.C cuivre ne décompose l'eau a aucune température, même en présenre des acides.
1 0 " Action des acide*. L'acide sulfurique n'attaque pas le euivre, mais il attaque son oxyde, ce qui fait qu'il est une excellente substance pour nettoyer ce métal. Concentré et bouillant, il est décompose [Mir le enivre cn oxygène qui se porte sur 1e métal et acide sulfureux qui se dégage.
L'acide hydiochlorique concentré attaque le cuivre lorsqu'il est très divis*i comme, par exemple, quand il est précipité par le fer d'une de ses dissolutions.
L'acide nitrique, en contact avec le cuivre, est promptement décomposé en oxygène et deutoxyde d'alote qui , se converUasont au contact de l'air en acide nitreux , se dégage en vapeurs rutilantes des plus désagréables et des plus malsaines.
1 1" Afhnite*. Le soufre, le plio.vphore et l'arsenic sont les métaux pour lesquels le cuivre a le plus
CinVRE.
d'afUnItc. Il snfSt de l'rxpoaer à une température peu élevée en contact avec le soufre, pour que le mélange prenne feu et se convertisse en sulfure de cuivre; il en est & peu prés de même avec les deux autres métalloïdes.
l.e cuivre en fusion , eu contact avec du charbon , absorbe une petite quantité de cette matière et devient aigre et cassant; c’est donc une méthode tant soit peu vicieuse que de fondre le cuivre ou eubiiot.
IS" Alliages importanls. I>e cuivre forme plusieurs alliages importants avec le zinc et l’étain comme bases, auxquels on ajoute tantét du plomb, tantôt du nikel, comme noos le verrons plus loin a l’étude des alliages lailon et bronze qui Jouent un grand rôle dans la construction.
§ II. — 4|iuilUé« de« CBivrea dn colunerre.
Ias. cuivres du commerce sont généralement assez purs, eu égard à l’inflneiwe, beaucoup moindre que pour ic fer, qu’exercent sur ce métal les matières étrangères qui s’y rencontrent, telles que : le protoxyde, le fer, le carbone, l’antimoine et le plomb.
Ils sont désignés dans le commerce par les noms des pays d’où on les extrait ; ainsi on distingue :
Les cuivres de France ; — les cuivres d’.knglelerre ; — les cuivres de Russie ; — les cuivres de Suède ; — les cuivres de Norvvége; — les cuivres de Bohême et de Hongrie; — les cuivres du Pérou; — les culvTcs du Mexique; — les cuivres du Levant.
Les cuivres de France proviennent tous des deux mines du déjiartcmcnt du Rhône, (ihessij et Saintfiel. Malheureusement ces mines en produisent si peu que c’est ù peine si elles suffisent aux besoins des departements méridionaux.
Le cuivre françaises! très pur, très beau, fusible, ductile, élastique; facile à forger, a fondre, à laminer et à étirer; d’une cassure finement grenue et brillante.
Les cuivres d' .Angleterre proviennent particulièrement des mines du Cornwall et d'.Angleseg. Ils se divisent en plusieurs qualités dont la première seule réunit tous les caractères du cuiv rc pur et se prête a tous les usages ; bi seconde et la troisième n’offrent qu’un métal mal affiné, sec, dur et cassant.
Les cuivres de Itussic sont généralement purs et recherchés. On distingue parmi eux les cuivres pi-oduits par les mines du gouvernement, et lescuivres de Paehkoff, de Gregori, de \icolns lyrmidoff, de fjxvttt, etc., produits par les mines de particuliers.
LescBiiTe* de Suède sont de plusieurs qualités. Im première est égalé ù celle du cuivre français, les autres sont un peu inférieures, mais supéTieurcs aux qualités Inférieures de l’.\ngleterre. Ces cuivres sont généralement d’un beau rouge vif, partout unlfoimc , ayant un rcilet argenté aux parties les plus saillantes des rosettes.
Les cuivres de Honvége sont mférieurs aux précédents, sauf ceux de Oronllieim qui peuvent être assimilés aux cuivres de Snede de première qualité.
Les cuiires de Bohème et de Hongrie sont assimilés aux premiers cuivres de Suède, ils sont très purs et jouissent de toutes les propriétés qu’on désire y rencontrer.
Los cuivres du Pérou sont noirâtres, ferrugineux, sulfureux, aigres et cassants. Cela provient, sans ancun doute, en majeure partie, des mauvais procèdes d’affinage adoptés dans ce pays.
Les cuivres du Mexique sont encore plus mauvais que ceux du Pérou. Ces deux espèces de cuivre ne viennent pas directement en France; elles sont accaparées par les Anglais qui les afOnent le mieux qu’il est possible et les écoulent en mélanges dans leurs cuivres de deuxième et de troisième qualité.
Les cuivres du Levant sont de deux qualités, savoir : le cuiv re tokat rouge , le cuiv re tokat gris.
Le premier est médiocre, bien que susceptible d’aequérir porralllnage une certaine élasticité et une ductilité égales à celles des cuivres de Suède.
OetM'ièm# S
IR ETIDK DES MATEHIAEX.
Le second est eluirge do fer, de soufre et de plomb ; aflbié couvrnalilenKmt il est propre aux mêmes usages que le precedent, c'est-aHlire au laminage et au martelage.
Pur, le zinc est un métal blanc bleuâtre assez irlatanl, d’une textur»^ lamelleuse et d’une odeur piirlteuliere; il est fiisible â 374« ctmtigrades , tri*s volatil, se distillant au rouge-blanc; refroidi lentement ou par condensation ile.s va|Murs, U eristallise. A la lcm|)ératiire ordinaire, l'air humide l’attaque et te recouvre d'une couche hianelie qui est de l’oxyde de /.Ine ; chauffé à l’air, il s’oxyde facilement ; chauffe au rouge cerise, ainsi, il s'enllamme et répand dans Tatmosphere une fumcc blanche qui n’est autre chost' que son oxyde. Il décompose Peau, à froid, sous rinflncnec des acides les plus faibles.
Le zinc du commerce n'est pas parfaitement pur : les matières ipii le souillent génemkim'iit soni le IcfMiVre, le cartmiuin, le /er, le tnttnganrsr et \'ar*enic. Pour le purifier de toutes ces nuilierea, il sufllt de le distiller.
Depuis quelques années, l’emploi du zinc dans les arts prend un accroissement considérable. Tantôt il remplace les tuiles ou ardoists, dans les toitures; tantôt c'est le bois et le fer>blanc dans les appareils domestiques ; enfin c’est la tôle de fer, dans les tuyaux, etc. Or, u In seule inspection des propriétés que nous \enons d’énoncej', est-il |>ossibIe d’admettre que le zinc soit propre h tous ecs usages? .Non. Njiiis doute ; aussi ne sommes-nous iiullcmeut étonnés que, pour les tnlifices, ou la solidité passe avant l’ec'.niomie, il soit c'ompletement rejeté.
Gtmmc appan‘1) dmni'stique , le zinc est très dangereux , car il est attaquable par rinimidilé ; or, de l'oxyde à un sel il n'v a pas loin et les sels de zinc srmt tous vémmeux.
f^mme toiture, non seulement II ne peut résister dans les incendies, mais encore il contribue a alimenter la combustion.
Comme tuyau de eheminéc il est es.s4*nlleUement mauvais. A cette occasion nous citerons un fait qui a etc observé par M. d’Arcet |H*re et qu’il n eu la honte de nous communiquer : une cheminee en zinc, servant depuis loiigtem|>s, comme prolongement d'un tuyau en poterie, prit feu & la suite d'une infiammation de suie qui s’était produite dans le tuyau de |H>lcrie. D'aliord i) y eut pnKluctioii d’oxyde de zinc qui, sc répandant dans l’atmosphere, empêchait de découvrir k' point où il fallait diriger prlnelpalemeni les appareiU d'extinction ; mais, bieiitcH, la combustion devenant plus vive, le zinc fondit en totalité et tomba intérieurn lient dans te foyer ; ce fut alors un véritable incendie et sans les soins les plus prompts, on aurait eu des malheurs à déplorer.
Ce n’esl donc pa.s seulement dans le cas extraordinaire de l'incendie que le zinc est a craindre, mais flans les simples feux de chemlmx's ciù'uu excès de suie amené fréquemment dans les foyers à feu wnllnu, et qui, en toute autre substance, ne présentent pas la moindre gravité, ^ous Insistons d’autant plus sur ces flétails qiK* le zinc doit In «rnmlc extension de ses usages à son bas prix.