‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 109 sur 289 · MACHINES A BALANCIER · texte numérisé non relu

MACHINES A BALANCIER

Les machines a balancieb sont les plus anciennes des machines à eylindre et pistou. .Autrefois, quand Ica autres dispositions particulières mentionnées ci-dessus étaient inconnues, on les appliquait A la transmission de tontes les forces motrices, quelque petites qu'elles hissent. Aujourd'hui ces machines ne sont généralement employées que pour forces d'au moins doute chevaux. Elles conviennent spériairmrnt pour les genres à condensation, la communication du mouvement aux pompes se faisant d'une manière très sbnpie par llntermédialre du balancier.

Quand la force de ces machines ne dépasse pas quarante chevaux, il est toujours bon de les établir sur une seule ou deux plaques réunies de fondation. Cela permet de les monter E l'usine et de délermlner ainsi exactement les longueurs et positions respectives des différentes pièces, avant de les expédier, ce qui simplifie considérabicmeni la iiesogne du mécanicien chargé de In pose.

COMPOSITION DES MACHLNES A VAPEUR

nn MVBM HoiMU M comrarcrioii moi MAcauna a BALA.<n:n».

1.PS machiDes s balancier 5C distinguent particulièrement entre elies par le système de bâti adopté pour supporter ie balancier.

On considère trois systèmes principaux de construction de ce büti donnant iieu A trois modes principaux de construction des machines , savoir :

I» Les machines montées complètement snr leur plaque de fondation ;

2“ Les machines A entablement logé dans les murs ;

3" Les machines A support du balancier en maçonnerie.

I. ÜAcliiae» maatées eeaiBlélemeat sar leur plaaae d« faaéaSlaa.

Ces machines ne s'emploient généralement qtie pour forces au-dessous de seize chevaux. Dans ce cas, le balancier est posé soit sur un entablement à six colonnes , système bien connu dit de AVatt , soit sur deux chevalets (pl. I9,flg. I8), reliés entre eux par des croix de Saint- André.

Les entablements A six colonnes , outre qu'ils contiennent beaucoup de fonte , présentent l’inconvénient de n'étre pas sufilsamment rigide pour empêcher les vibrations que produisent les oscillations du balancier et de la manivelle. Les chevalets , au contraire , bien que moins élégants , mais affectant la forme triangulaire dans tons leurs assemblages , sont d'une rigidité suffisante pour détruire des vibrations et n'occasionnent qu’une dépense raisonnable de matière première ; aussi sont-ils employés par bon nombre de mécaniciens.

La figure 1 (pl. 2 S) représente une machine A chevalet de la force de quinze chevaux, système de ■M. Farcot. Cette machine à délenie au moyen de deux tiroirs superposés et A condensation , est particulièrement remarquable par la manière dont se fait le règlement de la détente au moyen du pendule conique. En A est un manchon communiquant avec les boules du pendule et portant deux pignons coniques non dentés , mais à frottement avec la roue conique B , montée snr l’arbre creux C et poussée par un ressort D ; l’extrémité de cet arbre repose dans la gorge E du manchon A , par l’intermédiaire de la fourchette F dont la queue est prolongée dans l’intérieur de l’arbre.

Quand le pendule est dans son état normal, les deux pignons frottent peu et, agissant en sens contraire, ne produisent aucun effet. Lorsqu’au contraire le manchon monte ou descend , l'un des pignons agit seul et fait varier la détente en imprimant un mouvement de rotation A la roue B.

Cette machine contient en outre une disposition nouvelle pour empêcher le refroidissement du cylindre. Cette disposition consiste dans l’emploi d’une enveloppe en fonte dont le diamètre est suffisant pour faire séjourner autour do cylindre une couche d’air d’une épaisseur de cinq A six centimètres.

L’air, étant mauvais conducteur de la chaleur, agit avec autant d’efficacité que toutes les substances solides que l’on pourrait employer ; de plus , il laisse s’écouler facilement le long des parois du cylindre la vapeur condensée qui se dégage par les faites. Cette enveloppe n’empêche pas M. Farcot de faire usage de la chemise , dans laquelle drcule nn courant de vapeur venant directement de la chaudière et se rendant an cylindre , disposition qui n’est pas aussi bonne que celle qui consiste à avoir un courant spécial pour la chemise [page IIS).

L’appareil de condensation est A condenseur et pompe A air réunis; cette dernière n’a que deux obturateurs seulement; nous avons dit notre avis (page lOH) sur cette disposition que beaucoup de mécaniciens s’entêtent A conserver, nous n'y reviendrons pas.

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