‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 13 sur 289 · CnlTP^ PoCAMlam · texte numérisé non relu

CnlTP^ PoCAMlam

Le fHi^assiuw , meta] exresajvement oxydable, puisqu'il décomposé l'eau subitement à la température oitlinnire avec dérasement de flamme, Tusible et volatil et très difllcile à réduire, ne s'emploie pas à Tetat métallique pour être allié au ouIvrCr L’alllarc malléable do cuivre et potas.sium se prépare en fondant ensemble dans nn creuset uu mélange de cuivre et de bi4artrate de potasse, ou bien de cuivre, rliarbon et carbonate de potasse.

Ce cuivre est excellent pour les chaudières à vapeur et les tuyaux de conduit(>, eu ce qu’il se Iravoîlle a«ec une rnmde facilité.

^ II. — Cvlvr« cl ZImc.

LsVITOX.

faifon, ou rjifirc javne, diffei*c du cuivre roure en ce qu’il n’est plus mou, quoiqu “encore malléable a un certain degré, et s’égrène facilement sous In lime et au travail du tour. Il est assez bon pour supporter les froHuments du fer dans les machines, quand les vitesses sont petites, eu ce qu’il s’use s<*ul sans SC déformer ni gripper contre le fer, comme ferait un métal plus mou ^ mais, lorsque les vitesse> sont grandes, comme dans les locomotives, il s’échauffe malgré l’huilc dont on l’arrose, et ne tarde pas à occasionner des accidents j nous avons vu casser une biidle de locomotive , uniquement parce que ses coussinets étaient en laiton.

Lorsque I on augmente le dosage en zinc, dans le laiton , sa couleur se fonce et se rapproche de celle du cuivre, mais U devient eas.sant et peu propre à être employé dans les arts.

Le Laiton n'est pas loujonrs un alliage simple de cuivre et de iIdcj souvent II contient du plomb et de l'étain dans des proporti<His déterminées par l'usage que l’on doit en faire, ^oic^ quelques compositions de laitons :

lo Laiton des tournevrs (d'après M. Ditmasi.

CulvTC

Zinc

Plomb

Étain

ÎO ETIjDK des MATERIAUX,

ï» Laiton des doreurs (d'aprl» M. o’ABCiîTj.

Cuivre 63,711 64, 4â

Zinc 33,45 33,44

Etain 3,so o,3i

Plomb 0,34 3,86

S“ Laiton en fit (d'apréa M. Bebtiiiei).

Cuivre 65,40

Zinc 33,70

Plomb, clain o,8i

4“ Laiton pour marteler (d'apres M. Douas).

Cuivre 70,1

Zinc 39,9

4“ Laiton pour garniture d’armes (d'après M. Dussaussot],

Cuivre 60

Zinc 17

Etain 3

G" Chrysocale (d'après M. Douas).

Cuivre 90,40

Zinc 7j9S

Plomb j05

7° Laiton statuaire (d'après M. d'Abcet).

Cuivre 91,33 91,30 91,68

Zinc 5,57 6,09 4,93

Etain l,7S i,oo 3,33

Plomb 1,43 1,61 1,07

100,00 100,00 100,00 8» Potin (d’apres M. Bebtiiieb).

Cuivre 71,9

Zinc 34,9

Plomb 3,0

Etain i,3

ALLIAGÏS DU Cl IVRE.

Il est facile de déterminer, à l'inspection de ces diverses analyses, quelle est la composition qui convient le mieux à un licnre de travail connu, sachant d'ailleurs quelles conditions doit remplir le laiton pour chacun des cas considérés. On peut dire, en génénil, que plus le cuivre domine dans l’alliage, plus les propriétés de ce dernier se rapprochent de celles de cc métal.

Il arrive fort souvent que les fondeurs ncliétenl de vieux cuivres ou des refontes de mitrailles de cuivre, auxquelles Us ajoutent les quantités de matières pures nécessaires pour constituer une buimc composition. S’ils tiennent à agir avec certitude, il devient indispensable pour eux d'avoir recours à une analyse quantitative. Bien que ce genre d'opération soit tout entier du domaine de In chimie , il ne uons parait pas inutile de donner la marche à suivre en pareiUe circonstance.

A.V.U.VSI QUXTITXTIVE n'uS LXITO.V.

I» Par la mie humilie. On égrène, à 1a lime, une certaine quantité de matière prise a différents points du lingot à analyser. On en pèse 3 grammes que l'on met dissoudre dans de Varirle Hilriijue concentré pur; cela fait, on étend d'eau distillée la liqueur et on sature l'c-xces d'adde par la snuilr ou la potasse, en la conservant légèrement aride.

Les matières que l'on recherche étant le ruivre, le sine, le plo>nb et l'éfain, on reconnaît la présence de l'rtaln par une poudre blanche insoluble qui est rcsti'c nu fond du vase , si toutefois la liqueur ne contenait pas d’acide hijdrorhlorique, cc dont U faut s'assurer, par le nitrate d’argent, avant d'employer l’acide nitrique. On décante bi liqueur, on lave le résidu à l'eau distillée, que l’on ajoute, apres dépAt, i la liqueur décantée, on caldne ce dernier au rouge et on le pèse. Ce ré-ildo étant de l’acide stannique, contient pour 1 00 parties :

7«,03 étain;

31,38 oxygène;

la quantité d'étain contenue dans 3 grammes de l’alliage n’est donc que les 0,7863 du poids obtenu.

On recherche ensuite le plomb; à cet effet, on verse du sulfate de soude, qui précipite tout ce nu-lnl 8 l’état de sulfate; on filtre la liqueur, on passe encore à l'ean distillée, on calcine le filtre et le résidu, et on pèse.

Le sulfate de plomb contenant , pour I oo parties :

68,38 plomb;

6,38 o.xygcnc;

36,44 acide sulfurique;

les 0,6836 du poids que l’on obtient représentent la quantité de plomb renfermee dans les 3 grammes de matière traitée.

Pour séparer le cuivre du zbic, on évapore ù siccité, en ajoutant de temps en temps de l'acide hydrochlorique qui chasse l’acide nitrique; on ajoute ensuite de l’ean et on traite par l'hydrogène sulfuré gazeux, en ayant soin de maintenir la liqueur acide, afin d’empécher le zinc de se précipiter à l'état de sulfure. On obUeat un précipité de sulfure de cuivre ; on filtre avec excès d'hydrogène sulfuré pour empêcher la formation de sulfate de cuivre, oo cakine et on dose le cuivre a l'état de deutoxyde, qui contient pour too parties :

79,83 cuivre;

30,17 oxygène;

la quantité de cuivre renfermée dans les 3 grammes de matière est doue les 0,7983 du poids obtenu.

On précipite alors le zinc par le carbonate de sonde, on filtre et on calcine. On dose alors a l'état d'oxyde de zinc, qui contient, pour too parties :

KTVMK DFIS MATKRIAliX.

80,1 zinc; l«,9 oxypenc;

fl ou ou conclut (|iK- In quüntUc de zinc contenue dans le« 2 prammesde maticreest k's o,Hoi du poidi obtenu.

2" par in l'oie srche. I-e zinc et le plomb sont votntih, surtout dans un courant de vapeur. PnditniU de cette pnqïriétê, on cbnufTe ralliapc au roupc blat»cdans un creuset parni de charbon. Le zinc et le plomb SC volatilisant^ il reste du cui>re et de I cUiin. Oti pese ce résidu et on le di.ssout dans racide nitrique, Tou dost‘ l*élaln à rêtat iraclde stanaique insoluble, et le cui\Te à Télat de deutoxyde, comme pret't'demment.

On dissout ensuiu* une auUT portion de métal d'ou on précipite le plomb par acide sulfuricfue ou sulfate de soude. O>nnaissaot :

1** Le poids total;

3*' Le poids du cuivre et de retoiu ;

3" Le poids du plomb.

On a celui du zinc en ridninehant la somme des deux derniers du premier.

Par (vtU* inetlH>dü on peut foirt' cinq ou six ’uialyses en quatn* heures.

§ III. — Calvrr et Étala.

BHO?IZK.

ulUapc est nu cuixre mou coque l’acicr est au fer ; c'est un métal d'une couleur jaune omnpe, peu malléable, très dur à travailler et très résistant comme pièce de flottement contre le fer cl la fonte.

Il existe plusieurs compositions de bronze dont les dosages en étain varient suivant le travail auquel il doit être exposé. Kn général, moins U contient d etain, plus il se rapproche du cuivre pur pour la malléabilité; plus il eu contient, au contraire, plus il est aigre, dur et sonore.

Suivant sa eoinposition, le bronze s’emploie pour médailles, coussinets, boites de roues et cloches; la IrenqH.' iiinue aussi b<*aucoup sur ses propriété; M. d’.Arcet est parvenu à comiioser des bronzes a.ss(v malléables pour être travailles au marteau, en n^luismit à 8 pour lOO le dosage en étain et en trempaut ; le bronze ainsi obtenu est plus flexible et plus tenace , mais sa densité diminue.

Voici if's conqwsitkMis des différents brouzes employés dans les arts :

I® //mnsr inonétofre (d’après M. d’Ajicet).

Cnl.Te.

Ktaiii.

Cuivre.

Ittnia.

2" litohze des canons (d’apres M. Dumas}.

3® liront’ des tüMlams H ctjuiàales {d’après M. iï’AucbtI. Cuivre 78 80

EUio 22 20

ALLIAGKS m cun RE.

4 *» Vétai de cloches (d’aprvs M. Tuoüsu?i e(M. RotTHiEBi.

Th(0!M)fi. (l’ftpiH BertBi«r.

CuJ%re « 0,0 mj ,25

Etain. 10,1 s , 13

/.inc ô,« 10, ü 9

Plomb 4,3 0,00

.tiroirs de télescopes [d'apres '!. IkBTiiiER).

Cuivre

Etain 33,33

G» </€ rcnic.s c/e</i 7 âÿc/in>' ;<ropr^ M. ThiebaiiT tinei.

Cuivre «8

ikaln. . 12

ion

7 ° Coussinets pour ptachines de bateaux à tvi/iewr id'aprrs M. Tuiejuit ainéi.

Cuivre H 6 ou K 4

Ktflln 14 ou 10

8 “ Coussinets j)ouf ^îfoi«o/ir--.v d'après M, Tbiébalît aînéi.

Cuivre 8 «

Etain 20

H IV. — €;«lTre» !«lkel et Bine.

IHAILLECHORT.

Ol allia^^e est d'une couleur blanc argenté , moins irlntantc «.^pendant que celte de l'argent ; très dur, mais assez malléable pour être plié plusieurs fois et s’cmlxmlir au balancier.

Le nikel, qui donne la couleur à cet alliage, est un métal gris blanc, intenncdiaiix* entre le blanc de Par* gent et le gris de racler ; sa structure est crochue et sa <‘nssure fibreuse. U est assez malléable et ductüe ; sa ténacité est très grande j sa densite moveimeest H,&. Il est magnétique, comme le fer, mais nminsque ce dernier. L'air sec ne l'attaque pas, mais Pair humide Poxyde. L'air sec, a la températun^ rouge, le c(mvertit en oxyde ; il dtH’omposc Peau, a In température ordlnali*e, a la faveur des acides ; s<m point de fusion est de l)«aueoup iiu-de.ssus de celui du cuivre.

L'alliage de 50 cuivre, 20 nikel et 30 zinc, n'est pas rigoureux pour le maillecburl \ cet alliage est sus^ l'epiible, comme les autres, de moitiflcatious eu rapport avec le travail auquel II sera expose.

Jusqu'Iei le maillechoii a iHé principalement appliqué à la confedlon d’objels, dont Pexécution nm^sslte de In malléabiliU*, tels que eauverts de tnbte^ instruments à rent. compas, etc. SI on l'employait daits les machines, .soit pour coussinets, soit pour stufflmr>hox, nous pensons que la composition suiv ante serait ta plus convenable :

KTl DK DKS MATERIAUX.

Cuivre ud

Mkel

7Jnc 10

rOM&lNAlSOXS ET ALLIAGES ACCESSOIRES

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