‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 159 sur 289 · I. — r.OMFECTIOM DES MODÈLES · texte numérisé non relu

I. — r.OMFECTIOM DES MODÈLES

Nous avons dit ci-dessus que les mo<lcles étalent tantôt en bols, tantôt en plOtre, tantôt en métal.

Parmi ces trois substances, le bois est ce que l’on emploie leqilus pénénilement il la confeetlon des modèles pour pièces de maclilnes. Le plOtre est plus exclusivement réservé pour les objets d’arts dont un premier modèle a été fait en cire ou en terre arRlIeuse par un artiste. .

I.C métal, tantôt fonte, tantOt cuivre allié, ne sert de modelé que pour pièces qui se renouvellent considérablement, comme eoussinets de rails, etc. Dans tous les cas, il ne s'obtient qu'aprés une première couléi’ sur un modèle, soit en bols, soit en plâtre.

yuel que soit le métal que l’on vent fondre, l’atelier ou se confectionnent les modèles en bols est toujours le même et porte le nom d’atelier des modeleurs. las modeleurs sont A la fois ébénistes, menuisiers et tourneurs en bois. Ils doivent en outre connaître parfaitement le travail de la fonderie pourconfeetionner leurs modèles de manière à ce qu'ils sortent facilement des monles,et à ce que les pièces eoulées nient les dimensions exactes indiquées par le dessin qui leur a été conflé.

Pour que les modèles sortent faeilement des moules, les modeleurs ont soin de donner aux faces, Indiquées parallèles, des inclinaisons concourantes que l’on nomme dépouille ; de plus. Ils remplacent, autant qu’ils le peuvent, les angles intérieurs vifs par des congés, soit en prolongement des faces , soit avec filets.

Quand les modèles sont compliqués, le modeleur les décompose en plusieurs parties qui se rapportent riicilement entre elles par des repères, comme cela a lieu dans la statuaire.

Quand les pièces ont des parties creuses, le modeleur ménage des saillies, à la surface du modèle, en tous les points où le creux se prolonge jusqu’è l’extérieur. Ces saillies ont pour but de former dans le moule des vides destioés à recevoir les extrémités des noi/aux, ou masses de sable préparées, qui doivent combler le vide des pièces creuses.

Il résulte de IA que les modèles te font toujours pleins, quel que soit l’intérieur des pièces. Les noyaux qui servent A combler le creux des pièces moulées, se confectionnent tantôt nu moyen de gabarits, quand ils sont ronds, tantôt an moyen de moules en bois, fabriqués par les modeleurs en même temps que les modèles, et affectant Intérieurement le creux des pièces, augmentées de saillies rapportées nu modèle; ces moules s'appellent Imites a noyaux.

P our conserver aux pièces moulées les dimensions indiquées sur le dessin, les modeleurs se servent d’un métré dont la longueur est égale ù celle du mètre ordiiiaiie, auementée de la dilatation linéaire que prend la fonte par la fusion. Cette dilatation est égale A environ le ,‘j de la longueur. C’est généralement ce chiffre que l’on admet, et le mètre du modeleur a 101 centimètres de long, divisé en 100 parties de 1,01 centimètre chaque.

A côté de l’atelier des modeleurs se trouve généralement placé le magasin des modèles. C’est un local ni trop aéré ni trop fermé, dans lequel on tâche de mamtenlr une température A peu prés uniforme , ce que l’on obtient en ne pratiquant les ouvertures d’aérage qu'au levant et au couchant, et en les munissant de Persiennes fixes qui empêchent le soleil de pénétrer dons l’Intérieur.

On ne saurait trop prendre de précautions dons le choix d’un magasin de modelés, car il faut éviter A tou t prix, cher, ecs derniers, et la décomposition et le mouvement des fibres du bois.

Ces deux conditions inOuent particulièrement sur le choix des bois que l’on emploie A la confecUon des modelés, mais malheureusement elles ne se trouvent pus satisfaites par tous les bois qui convienDent le plus particulièrement, à cause delctir facile conversion en pièces ouvrées.

FONDKRIKS.

Les bois que l’on emploie le plus fréquemment pour modèles sont ! *

I,e sapin, le chêne, le tilleul, le noyer, l'érable, le nicli-ze.

Le sapin et le mélèze sont, de tons les bois, les plus convenables pour modèles, quand Ils sont secs, parce qu'ils deviennent iosensibles a toutes les influences hygrométriques; mais le mélèze est rare, aussi est-ce le sapin et le chêne que l'on emploie le plus, l-es autres bois sont réservés pour les parties délicates exigeant un grain Un pour rendre bien exactement des moulures Unes et compliquées.

I'. MUlUtCE.

Le moulage, comme U confection des modèles, est une opération a peu près identique pour tous les métaux à couler; néanmoins elle présente quelques particularités pour chaque métal que nous aurons besoin de signaler.

Les métaux fusibles dont on fait usage dons les maebines se divisent en deux catégories, savoir :

Les fontes de fer;

Les alliages de cuivre.

Quel que soit le nombre des variétés que renferment ces deux catégories, le travail est le même pour toutes celles de la même catégorie.

iNous avons dit que le moulage consistait dans U |trise de l'empreinte extérieure des modèles au moyen d'un sable sufUsamment argileux, dans lequel s’effectue la coulrâ du métal. .Malgré cette définition du moulage, U en existe cinq vsriétés différentes, savoir :

Le moulage en sable d'étuve ; — le moulage en sable vert ; — le moulage en sable vert séché ; — le moulage en terre; — le moulage en coquille.

Avant d'examiner chacun de ces moulages en particulier, nous allons décrire l'opération principale dans les détails qu'elle comporte.

On considère deux méthodes prioclpoles de moulages, savoir : le moulage sur le sol et le moulage en cbêssis.

Le moulage sur le sol s'emploie pour les pièces plates de grandes dimensinos , telles que balancierx, volants , entablements , pkiqiics de fondation , etc. A cet effet , le sol d'une fonderie est toujours établi sur une épaisseur de SO centimètres au moins de sable de moulage plus ou moins pur. Quand on veut mouler une pièce sur le sol, on le creuse légèrement snr une étendue plus grande que celle qu'occupera la pièce, et on remplit ce vide de sable frais prêt à être employé. On dépose ensuite le modèle sur ce sable et ou le bat Jusqu'à ce qu'il ait laissé une empreinte bien marquée dans le moule. Alors on le retire et on ajonte du sable frais dans les divers endroits où la surface dn moule n'est pas lisse ou est trop faible, puis on repose le modèle et on le bat de nouveau. Ces deux opérations se réitèrent l'une apres l'autre, jusqu'à ce que l’on ait obtenu un moule parfait.

Le moulage sur le sol est tantèt couvert, tantét découvert.

Pour balanciers, entablcnieuts, et en général pour les pièces plates qui ont deux faces modelées, le sol ne donnant que l'uue des faces de la pièce, il faut pour obtenir l'antre recouvrir le nmule du sol par un second moule en cbêssis;c'est ce qu'on nomme moulages couverts.

Pour plaques de bêches et autres pièces dont la surface supérieure est plane et n’exige pas une grande régularité la coulée se fait dans le moule du sol ; c’est ce qu'on nomme moulage découvert. Les pièces qui sortent des moules ainsi faits sont généralcmeot laides et laissent voir les ondulatians que les flots refroidis de métal ont affectées pendant la coulée ; de plus, elles sont légèrement bombées.

Les moulages couverts, au contraire, sont aussi beaux en dessus qu'en dessous. Le châssis supérieur est muni de trous coniques dont les uns portent le nom de trous df coulée, et les autres celui de Irous

COliSTIU CTI0> D>5 MACHIMiS X VAPEUR.

d'èirnt. C’est par ks premiers que se verse la fonte dans le monte, et par les seeimds que s'ériiappe l’air au ftir et A mesure de son remplacement par du métal liquide.

Le moulage en cfaAssis s'emploie pour tontes les pièces qui ne sont pas plates.

On nomme cMssis une espèce de boite en bols on fonte, ooinposéc de membrures distaneées les unes des autres de manière A laisser des vides analogues ans caisses d'emballag» que tebriquent les lav-etlers, pour objets déjA préalablement emballés dans du ferdilanc ou de la toile cirée.

La forme la plus générale des cbAssls est le parallèllpipède rectangle. Us se composent de deux parties égales entre elles et se reliant par des tenons et des mortaises. Quand ils sont d'une dimension qui ne permet pas de les manoeuvrer A la main, on munit l'une des deux parties, celle qui forme le couvercle, de deux tourillons opposés qui reçoivent deux tringles A oril mobile sur un fléau suspendu A l'extrémité de la corde d’une grue. I>e rette façon, on soulève et retourne avec la plus grande fAcillté des chisaUd’un grand poids.

Le moulage en cbAssis s'effectue absolument de la même manière que le moulage sur le sol.

Comme les châssis constituent un matériel très considérable, attendu qutl en fAut pour toutes les dimensions de pièces, un fait beaucoup usage dons les fonderies des châssis dits en mi//e pièces, c’esb-Adirc composés de plaques de fonte et de coins s’assemblant avec ces plaques au moyen de boulons. On voit par IA que les mêmes coins peuvent servir pour une inftnité de plaques qui , eUes-mémes, s’assemblent deux A deux sur une même hauteur, etc.

Quand des pièces se représentent souvent, comme les colonnes, par exemple, Il est convenable de leur affecter des châssis spéciaux dont le volume est le moindre possible et le plus facile A combler.

Quand les pièces A couler sont cylindriques et de grand diamètre, comme les cylindres A vapeur, corps de pompe, etc. , les châssis se composent d'anneaux en fonte d'un seul morceau que l'on superpose. Alors le moule s'exécute au moyen d'un gabarit sans modèle. Si le diamètre du cylindre est petit, le vide intcTieur se réserve au moyen d'un noyau rapporté ; si au contraire ce vide est considérable, le noyau se construit en briques recouvertes d'argile, en même temps que le moule ou après, comme Ton vent, attendu que, avant la conlée, il faut enlever les châssis cirmiaircs superposés pour les sécher.

Les outils du mouleur sont les suivants, parmi lesquels il en est qui sont plus ou moins employés, selon le genre de moulage adopté :

t* I.èa truelles (pl. 44, flg. 48, 49, AO, St, S3, 58, 54, S5j; — 8° les spatules (flg. 56, 57, 58, 59, SA, 61); — 3* les lissoirs (flg. 63, 63, 64, 65, 66); — 4” les trenches; — 5* les coutenux; — 6‘ les brosses A moules; — 7“ les sacs A poussier; — 8" les aiguilles; — 9” les crochets (flg. 67, 68, 69, 70, 71, 731 ; — 1 0" les soufflets ; — 11“ les niveaux ; — 13“ les équerres ; — 1 3“ les règles ; — 14" les fonloirs (flg. 73, 74); — 15" les pillettes (flg. 75); — 16" les maillets.

Les appareils qui complètent le matériel indispensable de toute fonderie sont :

!■ Les étuves ; — ï* les grues ; — S" les ventilateurs; — 4" les poches.

Nous allons donner sur ces appareils quelques développements indlspèosables.

Etvves. Les étuves sont des chambres construites généralement en briques, dans lesquelles on met sécher les noyaux et les moules avant d’y verser la fonte. Nous verrons plus loin pour quel genre de moulage elles sont employées. Aujourd'hui où le moulage en sable vert a remplacé, pour la plupart des pièces, le moulage en sable d'étuve, on s’en sert nooins fréquemment , malgré cela toute fonderie doit en avoir une.

Les dimensions des étuves dépendent de l'Importance de l'otine et des dimensions des pièces qu’on a A y faire sécher.

Voici cependant quelques nombres généralement adoptés : la longueur varie de 4 A 6 mètres, la largeur de 3 A 4 mètres, et la hauteur est toujours au moins de 3 mètres.

FOÎSUERIKS.

La étuva sont oonttruita dans l'intérlfur de la fonderie méine et de niveau avec le sol. l'ne porte eu tdle, soit d coulisMS, soit à ventaux, donne accès dans l'intcrieurjan dispose les noyaux et petits moules sur da étagérw plaeéa latéralement, et la gros moules y sont amenés par un ciiariot reulaiit sur un chemin de fer.

Ella sont habituellement dumfféa par la flamme qui s'échappe des fours A coke, on directement u l’aide d’une grille placée sur le cAté ou au milieu.

L'inconvéuient des étuves chaufféa par les fours A coke réside en ce que les moules et la noyaux se recouvrent de noir de fumée, de houille, qui n’a pas la qualités de celui du charbon de bois, et en outre empêche l’adhérence d’une seconde couche sur les noyaux en terre, o|)ératlon qui se présente fréquemment.

On pourrait, pour éviter cet inconvénient, quelquefois très grave, faire servir la chaleur des gax dégagés du four à coke, à échauffer de l’air qu’on enverrait ensuite dans l’étuvc. Mais cette disposition, beaucoup plus coûteuse que ne l’ai celle da étuves, telles qu’on la construit aujourd’hui, fait peut-être reculer devant une amélioration qui aurait beaucoup d’avantages.

Le chemin de fer placé dans l’étuve se continue jusqu’au milieu de la fonderie pour y conduire le chariot et y charger les moules. La moules une fuis introduits dans l’étuve, on liite tous la joints de la porte pour év iter tout courant d’air, et, suivant leurs dimensions et la température, on la laisse de un à trois jours : on ne peut rien flxcr d’invariable à cet égard.

Gruts. — La grua sont datinées à faciliter tonta la mantruvra da fonderia, à enlever la châssis, déplacer la moula, la charger sur le chariot de l’étuve, enlever et transporter Ira poehn d’une extrémité de la fonderie A l'autre.

Pour cela, la grua doivent être placérade façon A desservir tous la points de la fonderie; A cet effet, on en met deux, trois, quatre, dnq, autant qu’il en rat besoin, en un mot, pour qu’une place quelconque poisse être atteinte par la volée de l’une d’elles. On Ira dispose aussi de façon qu’elles se corrrapondeut et qu’eilra se reprennent Ira fardeaux.

Pour faciliter toutes cra opérations, il faut que chacune puisse transporter les charges du centre a l’atrémité de la volée. On établit A cet effet sur les bras de la volée un chariot mobile sur lequel s’enroule la corde de suspension, et qui rat manœuvré d'en bas par des engrenages et une vis, une crémaillère, on une chaîne sans lin qui fait avancer ou reculer la charge suivant le besoin.

Cette dispositiou des grues rat indispensable et on ne saurait y donner trop de soins.

La grues sont en fonte ou en bols, avec transmission de mouv ements en fonte et en fer. On préféré généralement celles-ci parce qu'elles sont moins sujettes que la autres A céder brusquement sous une trop grande charge. Dans une disposition de grue, il faut combiner la transmission de mouvement par engreuoga, de façon à ce qu’elle occupe le moins d'espace possible, car c'at un espace perdu.

La grues sont A deux pivots ou A un seul pivot. On n'emploie guère cette dernière disposition dans l’miérieur da fonderies parce qu'elle exige da foudations dispendieusa et un grand cs|iacc, et jamais on n’eu a A perdre. On la place A l'extérieur pour la ebargemeuts et déchargements d’expéditions alors qu’on ne peut plus les fixer A la partie supérieure A une charpente de bâtiment .

La grua A deux pivots sont donc exclusivement adoptera dans les halles.

Les pivots sont ordinairement en fer trempé, fortement chassés et maintenus dans l’arbre de la grue ; Ils tournent sur da crapaudlna qui reposent l'une sur le sol et l’autre sur la charpente du bâtiment. Pour le pivot supérieur, U est préférable, dans la grura en bois, de se servir de l’arbre en bois lul-mêrar qu’on orroodit A cet effet, et ou le fait embrasser par un collier soit en bois, soit en fonte, fortement relié a In charpente. Dans tonta les fonderia, la grua sont trop légèrement mainteniia ; il ne faut pas craindre de dépenser quelqua tirants pour reporter Ira pressions sur les murs, et cclier toutes les fermes eiiscmljle de façon à présenter un tout solidaire. Lra acoiderts par In chute des crues sont toujours très danirereux.

CONSTRUCnON DKS MACHl.NtlS A VAPEUR.

et n existe peu d'asioes qui n’en aient eu a déplorer. Il ne faut pas craindre doo plut de les démouler pour vérifier l'état des pivota; jamais, ou presque jamais, vt» opémtions na se font à temps.

On |x>urraR employer, nu lieu de grues, des treuils mobiles roulant sur des ehsmins de fer fixés à la charpente ; on se tlébarrosserait ainsi de ees urbrcs de grues qui gênent les manœuvres et les abords des moules : peut-être ce système no serait-il pas aussi prompt que celui des grues ; tout ce que oons pouvons dire, c'est qu'il o'a jamais été employé.

Veulifatrurs. Le ventilateur est aujourd’hui le seul apiwell emploie dans les fonderies de seconde fusion pour donner le vent nécessaire à la combuslioii du (vke ; il d’une extrême simplidté et facile a réparer. La force nécessaire pour le mou> uir dépend évidemment de ses dimensions, mois elle reste dans les limites de 4 et 8 chevaux.

l'n > entilateur se compose d’un cylindre à axe hori/ontal portant une ouverture à sa surface pour l’échappement de Pair, et fermée latéralement par des joues dont le centre qui est celui du cylindre est perce pour donner acct*s à l'air qu’on aspire.

Qu'on imagine maintenant dans ce cylindre un arbre eu fer armé de 4 ou c ailes , coucentrique avec le cylindre, et reposant sur deux appuis; qu’on imprime a cet arbre un mouvement très ra> pide de rotation, et l'air aspiré par les oriüces du centre sera rejeté par l’ouverture placée à la drcon> férence.

L’arbre doit faire de l,2uo à 1,500 révolutions par minute; au 'delà on emploierait une foret* inutile sans augmenter l'effet.

Il faut dans les conduites de vent arrondir tous les angles qui sont autant de causes d'arrét. Les venti' lateurs doivent marcher sans pression, aussi emplole-t-on des buses d'un fort diamètre; de 10 à 15 centimètres.

dimensions des >entilateurs varient de 0*,70 à i",30 de diamètre sur 0*,30 a 0»,50 de largeur.

Le vdume d'air qu'ils doivent lancer peut être estimé à raison de i o mètres cubes par kilogramme de coke.

Poches. Les poclics sont les instruments destinés à transporter la fonte liquide du cubilot dans les moules. Dons une fonderie on doit en avoir de plusieurs capacités, qu’on manœuvre soit à bras, soit avec les grues.

I^es poches sont aujourd'hui partout en tdle de fer ou en fer battu. Les petites poches qui ne contiennent que 30 à 35 kilogrammes et qu'un homme manœuvre seul ne sont autres que des espèces de (niillères en fer battu d’un centimètre d'épaisseur. Toutes les autres poches sont faites en tôle rivée. Leur capacité absolue doit être ; plus grande que celle nécessaire pour contenir la quantité de fonte qu'ellea sont destinées à recevoir, parce que jamais on ne les emplit , et qu’ensuite elles sont toujours garnies dans l’intérieur d’une couche de terre argileuse mélangée de crottin de cheval, sur une épaisseur de 35 millimètres, afin d’empéchcr ta fonte de se refroidir, et aussi pour ne pas les brûler.

Quand on fait les poches en fonte, on leur donne une épaisseur de 3 à 3 centimètres. Mais ces poches sont dangereuses, parce qu’elles peuvent trop facilement se fendre sous les alternatives du chaud et du froid, et qn’ensuite leur poids les rend plus difllciles ù manœuvrer. Aussi les a-t-on tout è fait abandonnées.

Voici une série de dimensions de poches que doit avoir une fonderie bien montée.

30 à 30 petites poches de 1 5 a 30 kil.

s à 4 poches de 50

3 à a id 75

I Ù 3 id 300 à 300

FONDERIKS.

I a 3 poefaas dv. . ' . . ' . ' .i 100 a lâO kil.

1 id. .. I. I ... M.. . 4011 i;i- .

1 id. . . . .f 800 ; '

i id. ... I ..... . 1,600 > '

1 id 3,000 /'

I id 5,000

1 id. . . . 10,000

Pour des poldi tupérienrs 8 10,000 kilo^ammes on emploie plusieurs poches , principalement parce que, arec one si grande masse, les premières gouttes versées sont froides quand les dernières arrivènt,

S 1. — Moalaffe en wtilc 4*ètave. . ,,

Un nomme sable d'étuve un sable assez argileux pour durcir par la dessiccation à une température de deux à trois vents degrés. o i ! t

l.e moulage en sable d'étuve qui, pendant longtemps; a été presquerxeltisivement employé (>ar les fondeurs, ne s’emploie plus aujourd’hui que pour les pièces compliquées et exigeant une certaine solidité dans le moule, telles que cylindres à vapeur, condenseurs, grandes bottes 8 vapeur, etc. ; les pièces à gros noy aux, à reliefa, à rapports, etc.

On emploie pour ce moulage des sables gras neufs mélés avec t à j de sable vieux. On ajoute en outre une certaine quantité de huuille broy ée et tamisée, ^ , suivant la nature des pièces et la qualité des sables; cette addition de bouille a pour but de faire décaper les pièces et de fltdliter le dégagement des gaz carburés au moment de la coulée. On remplace, pour les pièces de petites dimensions, la houille par du poussier de charbon de boia qni a, snr l'autre, l'avantage do ne pas rendre la surface des pièces aussi dure ni aussi cassante. '

Ce moulage se fait toujours complètement en chéssis, et s'exécute comme noits l’avons indiqué. Mais le moulage étant terminé et prêt à être coulé, on le place sur un chariot qu'on conduit, à l'aide d'un petit chemin de fer, dans une étuve chauffée ordinairement par la chaleur peiMue des fours à coke.

On laisse séjourner les moules dans l’étuve deux à trois jours, puis on les retire ; on démoule pour voir si le séchage ii’a rien dérangé, on rectlfle avec les instruments spéciaux les parties défectueuses, on referme le moule et on peut alors pmcéder 8 la coulée.

Dans le moulage en sable d’étuve. Il faut avoir grand soin de serrer Ircancnup les sables, parce que le séchage, vaporisant l'eau tnterposéc, laisse entre les grains de sable un intervalle d'autant plus grand que le sable a été moins battu, moins serré. On conçoit alors les conséciuences de ce mauvais moulage qui ne serait autre que de donner aux pièces moulées des dlmeusioDS plus fortes que celles que l'on veut avoir, et en outre des pièces défectueuses dans tontes les parties , parce que le sable ne pourrait résister ’à In pression de bi fonte ; il s'éboulerait ou s'enfoncerait sons la charge.

§ 11. — Moalaae en ublc verU

Le moulage en sable vert diffère de celui ep sable d'étuve eu ce qu'on ne sèche pas les moules, et que, par conséquent, op coule daos du sable frais. Ce procédé accélère évidemment le travail et le.rend plus economique. >

Ou emploie pour ce moulage des sables de bonne qualité, travaillés et préparés avec soin. Us doivent être un peu argileux. On les compose do t 8 | de sable neuf, sur * 8 ! de sable vieux et de ^ 8 n de charbon de houille ou de bois pulvérisé et passé au tamis.

On donne à ce mélange un degré d’humidité assez grand pour qu'il ait de la liaison kmqn’on le serre dans les chissis ; il ne faut pas aon plus trop serrer, car pendant la coulée le dégageroent dn gaz carbures et de la vapeur d'eau étant arrête, on s'exposerait, soit 8 des explosions, soit 8 manquer les pièces, par

JU

suite du gonlleinent du «ible. On évite surtout cet Inconvénient en criblant de troua, avec une aiguille, la surface supérieure des moules, ce qui facilite beaucoup le dégagement des gaz.

Dans bi eonfeetkm des moules, on ne se sert de sable préparé et travaillé que sur une épaisseur de I a 3 centimètres au pourtour des modélea, le remplissage du moule se fait avec du saHe tel qu’on l'amène aux usines après ravoir ce|>endant passé à la claie.

$ III. — Monlaae ee Mble vert séehé.

Ce moulage s'emploie lorsqu’ou veut avoir des surfaces plus unies, principalement pour tes pièces de fortes dimensions, telles que balanciers, plaques de fondatioas, bitis, etc. Uaus ce cas, on augmente un peu la proportion de sable neuf et on diminue celle du eluirbon.

Les moules sont serrés un peu plus fortement, mois ou ne lisse pas la surface avec du poussier ; on le remplace par un badigeon qu'on étend au pinceau, et composé de { d'argile grasse et de | de charbon de bois raélé avec une très petite quantité d'amidon cuit, délayé dans de l'eau ou do l'urine. On passe par dessus cette couche le lissoir pour effacer les traces du pinceau, et on peut ainsi obtenir des pièces à surface lisse et propre.

S IS‘. — Moalage ra (erre.

Le moulage en terre s'emploie pour toutes les pièces circulaires qu'on peut foire sans modules a l'aidr de trousses ou gabarits seulement , et aussi pour un grand nombre de pièces qui se présentent rarement et pour lesquelles on ne veut pas foire la dépeuse d'un modelé qui est toujours une chose coûteuse.

Ou se sert pour ce moulage de terres assez grasses pour se lier parfaitement, saiu pour cela contenir une trop grande quantité d'argile qui ferait fendre les parois des moules. Il faut éviter les terres calcaires qui se décomposeraient iiifailUbiemeot è la coulee et produiraient des aeridents souvent dangereux par le développement subit des gaz. Les terres qui conviennent te mieux pour les couches extérieures sont les terres rouges appelées herbues; û début de ces terres, on prend du sable argileux qu'on mêle avec iln vieux sabie.

tjuelle que soit au reste la nature de la terre dont on dispose, on ajoute au mélange | û J de crottin de cheval ou de bourre hacliée qui a pour but d'empécber les moules de se crevasser au séchage, et aussi de faciliter k dégagemeut des gaz.

Le moubige des pièces régulières consiste principakiment dans la fabrication d'un noy au qu'on peut ou moulrr ou loumer, et qui constitue deux modes d'operer. Les moules en terre ne se font que pour des noyaux de dinieusiont excédant so à 60 centimètres ; au-dessous, on tourne ces noyaux sur un axe en fer forgé, garni de tresser de foin ou de paille sur lesquelles on a|>plique la terre préparée comme nous l'avons ludique.

Supposons donc qu'on ait è mouler un cylindre d’un grand diamètre; on commence par bûtir sur uni' plate-forme en fonte un cylindre en brique avec mortier de terre, ereix ou plein, suivant la grondeur du ■llamctre, et on l’élève b une hauteur un peu supérieure à celle du cylindre qu'on veut obtenir; on donne U ce cylindre en briques uu diamètre Inférieur à celui du noyau d'environ 1 0 centimètres représentant l'épaisseur de la couche de terre dont on enveloppe 1rs briques pour former le noyau déflultif. Un axe en (et, s’appuyant sur bi plate-forme en fonte et maintenu bien vertical i sa partie supérieure, porte la trousse »u gabarit qui donne te pourtour exact du noyau, que ce noy au soit ou tout à fait ey lindriqne, on bien qu'il préseiite quelques moulures.

.Sur bi dernière couche de terre, qu'on lisso aussi bien que possible, après avoir laissé sécher le noyau quelque temps, ou applique une couche de rolr délayéet, par dessus, du sable lin tamisé.

Cola fait, on trousse autour de ce noyau une épaisseur qui représente exactement l'objet è rouler ; C'est ce qu'on nomme la fausse pièce. On bi recouvre également d’une couche de noir et de sable lin; on continuoè couvrii' l'extérieur découches suceessives sur une épolsseur de 4 à .4 erntimètres de terre épaisse.

FO.NOKAIIiS. ’

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