‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 165 sur 289 · DETAILS RELATIFS A LA FONDERIE DE CUIVRE · texte numérisé non relu

DETAILS RELATIFS A LA FONDERIE DE CUIVRE

Il nous reste maintenant B |>arler des procédés employés pour faire fondre les alliages de nilvrc qu'on désigne, dans Ica ateliers , sous le nom de cuicrt jaune et de bronze,

l.e cuivre jaune, on se le rappelle, est un eomposé de 83.3 de rine et de «B. 6 de ctiivre, et le bronze, de 10 à 30 d’étain et 00 B BO de enivre.

I.es foumcau.x employés pour fondre ees alliages sont les fours à creusets, pour de petites quantités, cl les fours B réverbères, dans lesquels on peut fondre jusqu'à 3 à 3000 kilogrammes.

C.uinre Jaune. — Le cuivre A l’état liquide s'oxyde facilement, et se convertit alors en une poudre noire qui constitue un déchet et forme des pailles dans l'intérieur des pièces moulées; U est done indispensable de mettre l'intérieur du creuset à l’abri du contact de l'air.

D’un autre côté, le zinc étant volatil à une température où le cuivre est seulement liquide. Il convient de ne pas les mettre en même temps dans le creuset. Aussi voici comment on opère :

On commence par faire fondre le cuivre seul jusqu'à un point qu'on désigne sous le nom de eahat plat. Ce point de fusion est diflleile à observer, l'babitude est ici le seul guide ; le calme plat a lieu a la surface du bain peu après que les dernières parties du lingot solide ont été liquéflées; lorsqu'on laisse dépasser ce terme, une ébullition de {dus en plus violente se manifeste et il se produit alors un grand déchet.

Cette ébullition tient ordinairement au soufre qui se dégage, et aussi à l'oxydation de la snrface.

Lorsque le bain est au calme plat , on le recouvre d'une légère couche de poussier de charbon pour empêcher l'oxydation, et on y projette le zinc préalablement chauffé, alln qnc le changement brusqne de température n’occasionne pas d'accidents.

Le zinc, se volatilisant plus facilement que le cuivre, un est obligé d'en ajouter un peu plus que la proportion convenable pour faire l'alliage ; cette quantité, que l'on peut connaître, varie de 5 à 6 pour cent.

On brasse ce mélange avec des ringards , alln qu’il soit aussi intime que possible ; ceb fait , on procédé a la coulée qui s'opère comme pour la fonte de fer.

Hronze. — Dans la formation de l'alliage du cuivre et de l’étain , qnl constitue le bronze, on met les denx métaux ensemble dans le creuset ; seulement l’étain étant plus léger que le cuivre tend continuellement, à mesure qu'il fond, à remonter à la snrface du bain, où, favorisé par le contact de l’air, il se vitrifie contre les parois des creusets et forme de petits globules vitreux que l’on retrouve dans les pièces moulées , et qui , outre qu'ils les rendent dlftlclles à être travaillées , les rendent aussi Impropres aux' usages auxquels on les destine.

L'habileté du fondeur consiste donc à bien brasser son mélange et à ne le laisser dons le creuset que le temps nécessaire pour que l'étain soit fondu.

l-a coulée s'opère, pour cet alliage, conune pour le précédent, c'est-à-dire comme pour la fonte de fer.

.Vous terminerons ce que nous avions à dire sur la fonderie, per quelques prix de revient consdencieusement établis.

Compte de revient de looo kilogrammes de fonte moulée, déduit du tramil de plusieurs années flans une usine fonctionnant en grand, tant en sable d'etuve gu'en sable vert.

Pour 1 000 kilogrammes de fonte moulée :

1 1 00 fonte brute et bocages à 33 1 fr. 60 c. . 0.66 hect. houille à fr. 0.66

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