I. CHAUbROItNElUE OU CITVRE
Le eulvre en feuilles ne s’emploie généralement aujourd’hui que pour la constmetioo des conduits intérieurs des chaudières tabulaires, soit pour la navigation, soit pour chemins de fer; les foyers on boites A feu sont en cuivre rouge, et les tubes en laiton.
Nous n’entrerons dans ancun détail sur la eonstmetiao des bottes h feu , attendu que la série des opérations auxquelles on soumet les feuilles de eulvre rouge, dont elles se eomposent, est exactement la même, 8 la température près , que pour la eooRructlon des chaudières en télé de fer dont nous parierons ei-eprès.
Quant aux tubes, leur fabricatian est la suivante :
CONSTRUCTION DfcS MACHINES A VAPEUR.
I.a rircoiirércnoe étant dédnite du diamètre, on prend une feuille de tèle de laiton suffisamment épaisse, que l’on découpe en bandes, dont la lon^ur est égale à celle du tube; et là largeur égale à la circonférence, augmentée de 10 à IS millimétrés, suivant le diamètre. Ces bandes sont ensuite chanfreinées sur toute leur longueur selon deux arêtes longitudinales opposées , soit isolément à la Mme, soit simultanément à la machine; dans ce dernier cas, l'outil est tantdt un burin mobile,' fonctionnant de la même maniéré que dans les machines à raboter, tantdt une fraise conique tournant sur élte-méroe , et douée, comme le burin, d'un mouvement rectiligne parallèle aux arêtes à chanféeiner.
Ouel que soit l'outil employé, les feuilles sont fixes et assemblées è la table de la machine au moyen de vis du serrage sufllsamment espacées. *
Quand les tubes sont cbanfreinés on les soumet à l'ahatlagr è levier pour les courber. L'abattage se compose de deux surfaces, dont l'une, essentiellement ronde, située au-dessus, et d'un diamètre inférieur à celui du tube à courber; ces surfaces sont très rapprochées l’une de l'autre, mais pas assez pour que l'on ne puisse passer entre elles la feuille de laiton préaiabU-ment eourliée, à angle droit et rond, au mo,v en d'un batancirr dans un mandrin en fonte. Derrière la surface ronde, qui n'est autre chose qu'une barre de fer, sont plusieurs leviers en fer qui, en s'abattant sur la poi'tion de la feuille restto libre, la courbent et lui communiquent une section en fer à cheval , dont les bouts sont très rapprocliés.
Les tulles sont ensuite mis au rond au moyen du marteau, sur des mandrins cjliiKlriques en fer; les arêtes chaufreinées sont superposées de maniéré que les suifiices intérieures et extérieures se continuent.
Le sondage s’effectue ensuite, par la méthode ordinaire, de la manière suivante :
On prend une petite gouttière demi-ronde, de 15 inilllmcfre.-. de diamètre environ, et de la langueur du tube B sonder. On lu remplit rase, au moyen d’une petite cuillère, de soudure for'e, préalablement baignée dans de l’eau. Cela fait , on recouvre cette couche de soudure d'une couche de borax en poudre; assez épaisse pour la caclier complètement, puis on introduit la gnultière dans le tube, en ayanf soin de placer les arêtes de jonction à la partie inférieure ; quand la gouttière est introduite, on la retourne, et ce qu'elle contenait se dépose sur les faces 6 réunir, le borax en des.sous et la soudure en dessus.
On porte alors le tuyau sur un feu de forge ordinaire à veut modéré, et on le fait avancer graduellement, en observant avec soin ce qui se passe à rintérleur cl à l'extérieur ; i l'intérieur, parce que, quand la soudure fond, une portion du zinc se volatilise, et bride avec une flamme verte que lui communique la présence du cuivre; à l’extérieur, parce que, quand la soudure passe trop, il se forme des gouttelettes pendantes qu'il faut avoir soin de foire tomber, si l’on tient à ce que le travail ait une apparence propre.
Quand les tubes sont soudés, on fait disparaître, à la lime, toutes les bavures de la soudure, et ou les passe au bapc à tirer.
Le banc é tirer est ime longue table munie d’une grasse filière, appelée virule, dons laquelle on étire les tubes pour les arrondir seulement.
Quand les tubes sont terminés, on les assemble avec les tôles des bottes à feu et à fumée, au moyen de petites viroles en fer trempé, ou mieux en acier, dont l'épaisseur doit être de 1 millimètres nu plus pour diamètres extérieurs de 5 centimètres. Ces viroles sont chassées au moyen de mandrins en ader, dont l'un, le dernier, est légèrement conique.
Les plaques tubulaitst étant généralement, celle de la boite a feu, en cuivre, et cdls de lu boite a fumée, eu fer, on est dans l'usage de donner aux trous de la plaque de cuivre uu diamètre de 3 millimètres moindre que celui des trous de la plaque de fer, afin que l'entrée des tubes de rechange puisse toujours se faire par la boite i fumée, le cuivre étant moins résistant que le fer, et, par celle raison, s’évasant plus facilement. Par suite de cette disposithm, les diamètres du tube, à ses extrémités, ne devant pins être égaux , tantôt on considère comme dtamètre norinal du tube le diimètre des troue de la plaque de fer, et ou rètreint l'extréinitè qui doit s'assembler avec la plaque de cuivre; tantôt on consi-
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dère comme diamètre normaJ du tube le diamètre dea trou» de la plaque de cuivre, et on èvajc l'extremité qui doit s’assembler avec la plaque de fer. ' ■ •
Cette dernière méthode a l’arantape de permettrè toujours une lutrodnoUon facile des tubes pour la plaque de fer, mais die a riDeonvéDieot de rendre le diamètre normal des tubes variable, attendu que celui des trous de la plaque en cuivre va sans cesse en augmentant par tes éecbanges. La première est préférée et est aussi préférable, toutes les fois que la différenee des diamètres extrêmes a été prévue. Ainsi, quand il est dit que des tulies auront & cmtbnétres de diamètre, sU’éspéceaicnt a été calculé pour la plaque en cuivre, il faut tenir aux S centtmétres pour diamètre des trous de cette plaque; on a alors , pour relui des trous de la plaque en fer, 63 milUmètrea et un écartement inoiodre, il est vrai , que dans la plaque eu cuivre, mais proportionnellement sufOsant. Le constructeur peut alors choisir entré les deux dimensions &0 et 63 millimètres pour diamètre normal des tubes. S'il préfère 60 millimètres , il faut compter que les tubes de recbaiige seront à 63 ; s'il préfère 6i mUllmètCés, le diamètre des tubes de rechange ne changera pas.
M. Call, de Denain, le chaudronnier par excellence pour locomotives, résout cette question d’une nianière toute différente; pour SO et 63 millimètres aux extrémités du tube, il prend 61 faible pour diamètre normal de ce dernier, de manière, dit-il, qu’il y ait à rétreindre d'un odté et à évaser de l’antre pour l’Introduction. Le 6 1 faible provient de oé que revasement , par l'usage des trous de la plaque de cuivre, est faible, et qu’il y a toujours avantage é pouvoir passer facilement les tubes , soit pour les retirer, soit pour en remettre d’autres. Nous uous garderons bien de contester cette opinion qui, du reste, parait très fondée. '
Les outils prlucipaux de la chaudronnerie en enivre, pour appareils a vapeur, sont les suivants, savoir: • ’ ■
Une machine à chanfreiner les tubes; ■ . '
Un balancier pour cintrer les tubes;' ‘ '
Un abattage A tuyaux et tubes ; ' ■’ ’’ • . ■ r
Plusieurs mandrins pour enviroler lus tubes ; ' I - . . ’
Un banc A tirer les tulles; ' ' ’ ’’ ' ■ ■ ’
Une forge volante; • ' ■ ■ ; ■ .
Une machine A percer; .i ■ ■ ■■ i ■ .i .
Une scie drenlaire pour couper de longueur ; ' • ‘ j c i
Uu tas plat ou tasseau, en fér Acbeval, de 40 kllograrames; ' ' ’
Ud tas en goutte de suif; I ' ' '
• Un tas rond; ' '
' Une enclume de 80 kilogrammes , le bout rond d’un eftté ;
Une bigorné de 36 kilogrammes;
Deux bigornes de 1 S A 10 kilogrammes , A cfité rond et cAté plat , différentes entre elles ;
Un chevalet A table plate, d’nn cAté, et table ronde de l’autre;
Un chevalet pesant 60 kilogrammes, ayant table A mandrin d’un cAté et table demt-plate de l’antre, avec un trou pour mettre des rognons;
Trois tables A main , la première A fer A cheval , la seconde carrée vive, la troisième carrée srrandie ; Une risaille de so kilogrammes;
Une autre de 15 kilogrammes;
Deux paires de cisailles, une de 15 centimètres , et une de 13 centimètres;
Il marteaux A garnir, assortis ;
S marteani de ferblantier, A gorge ;
« marteaux A pannes, 3 droites , 3 de travers;
CO>STm CTION DES MACHINES A VAPEUR.
4 marteaux à emboutir, le plus frros pesant 1 kilog. MO.
4 marteaux 8 planer, le plus gros pesant I kilog. 500 ;
2 marteaux à garnir, un de 8 kilogrammes, et l’autre de 4 kilogrammes; , . .
2 marteaux A repousser;
2 marteaux A panues plates , tiges longues ; t marteau de ferblantier A deux tdtes ;
1 2 maillets assortis , dont 2 masses pour rmtrer ;
6 fers A sonder, dont 2 droits, 2 A couteau, 2 a marteau: i i
4 paires de tenailles , dont 2 A bout plat et 2 a bout rond et plat pour les tubes; i
H burins; .
8 bccs.d'Anes; . ■ .
1 pompe et une bAcbr pour essayer les tubes;
\ petit étau à main ; •
2 étaux ordinaires; *
4 soufflets A main ; f i '
2 poéies pour faire fondre le mastic , une petite et une grande ;
1 petit bac en plomb pour les acides, recouvert eu bois;
2 compas A pointes, dont I de 82 centimètres et l’antre de 86 emtimétres; ■
I boule droite. >