INTRODUCTION
On norome devis , en général , la détermination appmximativr des dépenses qu'oceasionncra une eonstruction projetée. Il s’établit d'après la nature, la quantité et la valeur commerciale des matières brutes qui seront employées, ainsi que d’après les frais de malD-d'<riiïrc et géiiéraux que m’cessilera la eonversioo de ces matières en pièces assemblées, dont les formes et dimensions sont counues.
Cn devis comporte donc trois opérations fondamentales dont les résultats s’obtiennent directement ou par analogie. Or, bien que, souvent, l’exécution d’une maehlne & vapeur soit préecdéc d’un projet spécial, absolument comme celle d’une construction particulière, il serait fécbeux que l’on fdt obligé, par ec fait seul, d’avoir recours au.v procédés directs d’estimation pour faire les devis de toutes les espères, tous les gtnrts, tyttémes et force» de ces raacliines qui existent, et que i>ous avons passées en revue dans la seconde partie. Le travail serait, non seulement Inabordable, mais encore inutile, car la masse de renseignements que l'on possède aqjourd’hni est plus que sufDsante pour déterminer très exactement, par analogie, la dépense que doit nécessiter Vacquisilion d’une maebine é vapeur.
C’est donc, en ce qui concerne les ensembles de pièces, uniquement par analogie que nous déterminerons les natures , quantités et valeurs des matières employées, ainsi que les frais de main-d’œuvre et généraux qu’elles nécessitent. Quant aux pièces isolées, il en sera autrement pour les quantités des matières qu'elles renferment seulement, ces quantités ne pouvant être déterminées exaclenrent que par le cubage, e’est-à-dbe directement.
Pour évaluer les frais de main-d’œuvre par analogie, il est deux méthodes. La première, qui consiste à les déduire de l’examen d’une pièce è peu près semblable dont on connaît exactement le travail ; la seconde, qui consiste i considérer comme constante la valeur très peu variable des matières brutes employées, et è affecter au kilogramme de chaque pièce Quie une valeur, pour matière et main-d’œuvre, dépendant des formes et dimensions de cette pièce. Cette valeur est déduite non seulement de la connaissance spéciale que peut avoir chaque Individu du travail , mois encore du tarif moyen qui résulte de cette connaissance spéciale chez plusieurs individus travaillant Isolément.
La première méthode , qui est en apparence la plus exacte, est peu expéditive et n’est pas toujours applicable, attendu qu’elle nécessite l’existence de pièces exécutées à peu près dans les mêmes conditions que celles que l'on a è évaluer. De plus, s’il y a erreur dans l’évaluatiOD , c’est plus souvent au détriment du constructeur qu’è celui de l'acheteur; enfin, U est plus difUcile de se rendre compte parce qu’il n’y a pas de point de comparaison.
La seconde méthode, au contraire, qui est, il est vrai, moins exacte en principe, pnsentc cet avantage que la valeur du kilogramme de l’objet exécuté, loin d’ètre arbitraire et de dépendre du plus ou moins d’habileté du constructeur, qui évalue les frais de malnNl’œavre d’après les siens seuls , se trouve tarifrâ forcément par la ooneuireDce, et, de cette manière, devient plus exacte en pratique que la précédente.
C’est cette seconde méthode que nous emploierons. Nos évaluations se trouvant ainsi concorder avec le tarif moyen résultant des évahiations dea divers constructeurs , les résultats que nous obtiendroos seront d’autant plus exacts que les renseignements que nous donnerons sur les natures et poids des matières, ainsi que sur les frais généraux , seront plus cnnsldérablet.
DEVIS DES MACHINES A VAPEUR
TITIE I.