‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 76 sur 289 · II. DES FORMES JL DO.NNER \l% CHAUDIÈRES · texte numérisé non relu

II. DES FORMES JL DO.NNER \l% CHAUDIÈRES

Les formes des chaudières dépendent de deux choses, savoir : ia pression in/>ri>ure et /e mode dr chauffage.

kres^ion. Quand les chaudières sont à basse pre^ion, on peut lenr donner toutes les formes sans inconvénient ; néanjTwins il c^t plus convenable de prévoir le ca.sou, par suite d’une circonstance acddentelle, la pression viendrait à s’élever subitement et de moditlcr les formes que Ton désire adopter, de maniéré a leur communiquer le plus de résistaïu’c posslbk*.

Quand les chaudières sont a uiogenne pression, il est convenable de donner autant que possible a leurs parois des scctkms indéformables, soit par pression extérieure, soit par pression intérieure, et à cet effet de les faire a sections circulaires, ou de les joindre deux h dwix, opposées, pressées en sens Inverse,

Quand les chaudières sont à haute pression, il est a peu près indispensable d’employer exclusivement la section circulaire ou la liaison des faces opposées quand elles ne sont pas rondes. Il est surtout bon de ne pas donner de trop grands diamètres aux parties nmdes pressées extérieurement, parce que la moindre uvahté les fait fléchir à l’épreuve de la pompe de pression. On peut en juger par les faits suivants :

VAPORISATION, GKNÉRATKUHS. i&i

Tn de nof plus habiles cfaandronnien nous flt venir chez lui pour assister a l’eprvuve, à la poinpe de pression, d’une chaudière cj llndriquc de 7”, 00 de long, à fonds plats, et traversée par sept tabes de vingt centiinetrea de diamètre et de quatre mUllinètres d'épaisseur, devant fonrtioooef a trois et demi-atmosphères.

Le diamètre dos tubes étant supérieur a six centimètres, diamètre maximum des ehandieres de locomotives, l'épreuve eut lien sous une pressiou triple, c'est-a-dire de trois fois 2,&, ou 7, S abuospheres.

An moment oti les sonpapes allaient lever, un choc se flt entendre, c'était un tube qui s'aplatissait knrizantalnnenl à l*,SO environ d’une des extrémités ; tous les antres avaient résiste.

On nous dit que cela tenait à oc que le tnbe n’avait pas été bien mandriné intérieurement.

Trois Jours après nous revînmes pour faire l'épreuve; au moment ou les soupapes allaient lever, un immiveau choc se Ht entendre ; c'était le même tube qui s'aplatissait verticalement a deux métrés de l'cxtremite opposée. On repassa de nouveau le mandrin dans son intériear et, à la troisième épreuve, il résista.

De ce fait nous avons conclu que ;

i<> Les tubes ronds ne résistent bien a la pressiou extérieure que ipiand ils sont parfaitement ronds, ce qu’on ne peut jamais garantir.

2” Au-dessus de dix centimètres de diamètre, il faut une grande épaisseur aux tubes pour que lim soit siir qu'ib ne s'aplatiront pas a l'épreuve.

Mais si l'ovalilé est si défavorable aux parois pressées de delmrs en dedans, il n'en est pas de même quand elles sont pressées de dedans en dehors; on en jugera par le fait suivant ;

Le cbaudroanler Doooudnn nous a fait venir chez lui pour assister a l'épreuve, pour cinq atmosplieres , d’une chaudière elliptique verticale a réservoir et a foyer et tubes intérieurs.

L’enveloppe du foyer et des tubes avait pour dbnenslans :

Longueur I “,«o

• Diamètre longitudinal. . , i ,20

. Diamètre transversal. . . o ,sn

Ije foyer, non relié a son enveloppe par des tirants, avait pour dimensions :

Hauteur 0 “, 6 o

Diamètre longitudinal. . . I ,00

Dianieb'e transversjd. . . o ,00

[.es tubes, au nombre de I9, avaient pour dimensions ;

Izmgneur l*,oo

Diamètre o ,09

Le réservoir avait pour dimensions :

Hauteur I■,oo

Diamètre longitudinal. . . I ,20

Diamètre transversal. . 0 ,ao

Les épaisseurs étaient celles exigées par rordonnance royale du 22 mai IH43. L'épreuve a eu lien sous une pression de 12 atmosphères, et l’appareil ii'a pas éprouvé le moindre mouvement.

Modes de ckauffage. H existe trois modes de chauffage des chaudières à vapeur, savoir ;

Le ebanflage extérieur; le ehauffage intérieur; le chauffage mixte.

S I. — Cliandlère* à etMaffege extérieur.

Noua avons vu (page tsi) en quoi consiste le ehauffage extérieur. Il résulte, de ce que nous nvons dit alors sur ce mode de ebaufiege, que la surface extérieure de bi chaudière doit être aussi grande que

COMPOSmOM DKS PARTIES DES MACHINES A VAPEUR.

Iâ2

posftlble H rester en contact avec les ^az qui m d^agent du fo\er |>endant le plut longtemps possible, sans nuire au tirage de ta cheminée.

Quand la pression de ces chaudières ne dépasse pas une atmosphère et demie, on peut leur donner toute Tonne que Ton croit convenable soit |w>ur l'absorption maxima du calorique, soit pour l'usage auquel oo les destine. Parmi les dlvcmes formes qui ont été successivement proposées pour chaudières de machines à vapeur a basM* pression , il en est une , dite de W \tt, du nom de son auteur, ou eu tombmu^ qui, on peut le dire, a été exdusivement emploxée tant en Angleterre qu'en France, en Belgique, en Amérique, et, en général, dans toutes les loi^lltés ou un faisait usage de machines a vapeur.

La chaudière de Wntt ( pl. 1 G , fig. t et 3) consiste en un cyliiKlre hi>hxontal , a fonds plats , a>ant pour directrice une court>c composée de quatre arcs de cercle dont l’un con% exe et le» trois autres concaves extérieurement, formant deux angles plus ou moins arrondis à leurs |K>inLs de réunion.

C'est sur les deux aretes passant par ces angles que n*posc la chaudière dans le fourneau. I.es trois faces concaves sont celles qui constituent la surface de chnuffc , et , a cet effet , elles sont successivement en contact avec les gaz qui se dégagent du foyer. La forme concave qu'elles affectent sert bien plutèt , a notre avis, à agrandir la section des carneaux qu'à faii'e diverger les rayons du calorique dans Huterieur. La paroi convexe constitue rcnvcloppe du rt^'rvoir de > apeur qui , a la pression a laquelle fonctionnent ces chaudien-s , n besoin d'ètre très grand si on veut de la rt'gularité dans ie travail de cette demiere.

Quand la (tresslon dans les chaudières à chauffage extérieur dépasse deux atmosphères, alors on emploie ejtclusivement la forme cylindrique à base circuloire.

(>s chaudières, dites à haute pression, se composent tantôt d'un s<‘ul cvlindre (flg. 3) termine por deux fonds plats, legerement boml>és, ou lu*mispheriques serv ant a In fois de réservoir d’eau et de vapeur, tan> bU de plusievirs cylindres, dont l'un ap)>ele rorps sert toujours de réservoir d’eau et de vapeur, et les autres, app<>ks brmiffcurx, communiquant dmcuii isolénvent avec le corps par des tubulures de formes variables , ne contiennent que de l’eau ; cts dernk-rcs chaudières sont a 1,3,3, etc., bouilleurs, mais plus gefH'raiement a 1 ou à 3 (Hg. 4}.

Le hul des bouille«i-s est d'augmenter la surface de chauffe siuis augnwnter le diainelre ou la longueur du corps.

Ils sont toujours placea» au dessous du corps , allîi que , d’une part , la vaj>eur rende dans ce dernier, au fur et u mesure qu elle se produit , et que, d’autre |>aii , l’eau ne vienne a leur manquer que quand elle maiu}uc au corps lui^méme.

II existe plusieurs maniérés de dis|K>sei les chaudières a NniiHeurs dans les fourneaux , savoir :

La pmnit rf , qui s'emploie tic préférene»* |MHir les petits appareils , consiste a tenir les bouilleurs un peu ecarlés du eorj» cl rapprc»chés l’un de l'nulrc, puis a conv ertir en deux étages l’espace compris dans le fourneau par des brlqiU'S portant partie sur les Imuilleurs et partie sur la inanjiineiie. Dans ce cas, la surface de cbmiffe, en contact avec les gaz a leur éohap|H’mciit d\i foyer, se eompoM* d'ciniitMï la moitié de la surface totale des bouilleurs.

Le «■cond étage est divisé en deux compartiments j>ar une ptdite cloiwHi en briqiu's régnant tout le long de la génératrice inférieure du cor]»; l’un de ces compartiincnls reçoit les gaz qui ont circulé sous les Ixatiileiirs et les conduit au second compartimeni f]ui emumunique avec la chi*mimV.

La %rcondr (tlg. û). qui s’ernpltvie de prefeience pour les grandes chaudières, consiste a tenir les IxMjlIleurs très écartés de la chaudière et sufMsamment espacés entre etix , puis à opérer In séparation des elagt» au moyen d'une voûte, dont la pjirtie supérieure est tangente au cor]>s de la chaudière, suivant la geiH'ratrice Inférieure.

Dans ce cas, la circulation est In même que premlemmenl ; seulement , la surface de clinuffc en contact avec les gaz, a leur échappement du foyer, se compose de sa surface totale des deux bouilleurs ; la chaleur transmise par ravoimemenl est al<irs beaucoup plus con.^ldémblc que <lans le ras précédent.

VAPORISATION. GÉNERATEVRS.

Uï

Ias deux dUpouitiou que nous venons de citer ont le grand avantage de n'exposer que les bouilleurs à l'ætlon directe du combustible; il résulte de Ib que le corps de la chaudière n’est jamais exposé à être brdlé , ce qui est très important , car renlèveinent d'un bouilleur, a réparer par suite de brûlure , s'efTeetue facilement, tandis que renlèveroent du corps nécessite la démolition du fourneau.

Neanmoins II est quelques mécaniciens , M. Cavé, par exemple, qui construisent leurs chaudières avec bouilleurs accolés au corps (ilg. 6) , et sufilsamment espacés entre eux pour que ce dernier reçoive une partie de la chaleur rayonnante et de celle communiquée par les gaz , à leur échappement du foyer. Cette dispositioo a pour but d'élargir la surface de chauffe formant la paroi supérieure du conduit inférieur des gaz; en outre elle évite la oonstructioa d'une voûte. Néanmoins, nous doutons fort qu'elle offre plus d'avantages que la disposition précédente , attendu que si , d'une part , le corps est en partie découvert au dessus du foyer et du conduit inférieur; d’antre part, les bouilleurs n'y ont qu'une partie de leur surface.

Quand les bouilleurs sont distancés des corps, les tubulures, au moyen desquelles a lieu la communication entre ces pièces, portent le nom de cuisses.

Quand les bouilleurs sont accolés aux corps, les pièces de communication portent le nom de plaques.

Les cuisses se construisent de plusieurs manières : tantût ce sont des parties cylindriques en tûlc (Ilg. 4 et S) assemblées û rivet, de part et d'autre, avec le corps et le bouilleur; tantût elles se composent de deux parties (Ilg. 7), Axées chacune à l’une des pièces à réunir et s'assemblant û embolture en queue d’hiroode, garnie de mastic de fonte ; l'écartement est maintenu dans ce cas an moyen de boulons à traverses (Og. 8 et 9}. Cette dernièfe disposition est très commode en ce sens qu'elle rend très facile l'ciilevement des bouilleurs.

Les plaxpies (Ag. 10, 1 1 et 13) sont des feuilles de tûle embouties, s’assemblant, d'une part, a rivets avec le bouilleur, d'autre part, û boulons et écrous avec la chaudière ; ce sont des pièces qui permettent anasi l’enlèvement facile des bouilleurs.

Les Agures t, 1, 1, 4 (pl. 17) représentent en détails deux chaudières cylindriques à deux bouilleurs munis de tous leurs appareils de sûreté , établis par M. Tamlzler chez M. Francillon , teinturier à Puteaux. .Nous les donnons comme une des bonnes dispositions que l'on puisse adopter ; leur constructeur est d'ailleurs un des plus habiles chaudronniers mécaniciens de Paris.

Comme on le voit , non seulement le conduit Inférieur est voûté ; mais II en est de même des parois latérales des carneaux du corps, ce qui doit coûter un peu plus cher de construction, mais rend la transmission de la ehaleur beaucoup plus facile.

La prise de vapeur C se compose d’un premier récipient en fonte communiquant, a volonté, avec In chaudière, au moyen d'une soupape û vis d'un large diamètre. Sur ce récipient sont quatre robinets qui , accouplés symétriquement avec ceux de la chaudière voisine, conduisent la vapeur aux diverses parties de l'atelier qui en font usage, savoir : 1° la machine à vapeur; 2° les dégorgeoirs; 3° les apprêts; 4° ki teinturerie. On peut arrêter ainsi la sortie de la vapeur, soit Instantanément , soit successivement ; di‘ plus, quand la soupape à vis est fermée, on peut, le soir, nettoyer, graisser et roder les robinets si hbesoin l'exige , sans être obligé de lâcher la vapeur.

Au-dessous des robinets sont des cuvettes en cuivre destinées à recevoir les gouttes d’eau provenant de la vapeur condensée qui , quelque soin que l’on prenne, Qltre toujours entre les Joints. De cette façon, le fourneau n’est jamais humide , ne se dégrade pas , et ne forme pas de corrosions dans les chaudières. Ces cuvettes conduisent au dehors les eaux de condensation au moy en de petits tuyaux établis û cet effet.

En D est le Aotteur d'alarme, système de M. Tamizier, pour l'inventioa duquel la Société d'encouragement a décerné un prix à M. Daliot , ce qui nous rend indécis sur le nom du véritable inventeur ; ce ilotteur du reste n'est point une invention , mais bien une application de l’ingénieuse vetsloute à fioUeur que l'on emploie dans les conduttea d’eau de Paris. *

5«rlfOâi. SO

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COMPOSITION DES PARTIES DES MACHINES A VAPEUR

L«s chaudières de M. Francillou sont disposées pour être alimentées à volonté, soit au moyen de la maehine A vapeur, suit, à son défaut, au moyen d'un retour d’eau, t Cette portion de l'appareil se fait remarquer par une disposition assez utilr. Quand les chaudières , ali-

mentées parla maehine, sont sufllsamment pleines, il faut fermer les robinels d'introduction; mais il arrive alors, d'ordinaire , que l'eau contenue sous ces robinets s'échauffe et se vaporise. Ces derniers se trouvent alors rchauffe.s et en contact avec de la vapeur qui tend a s’inllltrer dans le boisseau. Pour éviter, d'une part , les influences alternatives de l'eau chaude et de l’eau froide sur les robinets , d'autre part , le contact de la vapeur avec leurs clefs, M. Tamizier a muni chacun de ses tuyaux d'alimentation d’une larue soupape île son système, ouvrant de dehors en dedans, de telle sorte que les mhincis sont toujours dans l'eau froide et , île plus , peuvent être visités facilement.

L'eau d'alimentation , au lien de tomber directement dans le corps de la chaudlèrt^ , se rend dans chacun des bouilleurs par un tube percé d’une inlinite de petits trous.

En K est un tuyau de vidantte servant à conduire les eaux au dehors quand on veut vider la chaudière encore en vapeur; dans ce ras, il faut avoir soin de fermer le registre alin que la chaudière ne se refroidisse pas brusquement quand elle est vide; autrement , le retrait se fait Inégalement , et il se manifeste des fuites quand on remet de l'eau.

.Au moyen des tubes percés de trous qui servent A la fois A l'alimentatloa et A la vidanitr, on peut faire partir de temps A autre les dépAts en bouillie qui se trouvent toujours dans les bouilleurs; c’est un avantage assez notable pour mériter a lui seul la disposition.

• $ II, — lihaoUlèreti à eho«tris|re loSérlenr.

Nous avons vu i paf;e 147 ) qu'il existe trois penres de chaudières, savoir ;

Les chaudières a basse pression, dans lesipielles la pression intérieure ne dépasse pas 1,5 atmosphère.

I.es chaudières A moyenne pression, dans lesquelles la pression intérieure est comprise entre l .5 et A atmosplieres. Les chaudières A haute pression, dans lesquelles la pression intérieure est supérieure A .1 atmosphères.

C'est principalement quand les chaudières sont A chauffage intérieur que ces lignes de démarcation existeid. Dans ce cas, il n'y a pas, comme pour les précédentes, une forme a peu près spécialement imployèo pour chaque genre ; les formes varient A l'inllni et se prêtent ainsi aux diverses circoostances de localités et d'application qui se présentent. Néanmoins, on peut dire, en thèse générale, que les chaudières à chauffage intérieur se divisent, quel que soit le genre auquel elles appartieiment, en trois catégories distinctes, savoir : les chaudières A carneaux simpies; les chaudières A carneaux mvlliptfs, dites tubulaim; les chaudières A carneaux mixtei.

Quand la pression A laquelle doivent fonctionner les chaudières ne dépasse pas trois atmosphères, on fait indistiuctemrnt usage de celles comprises dans les trois catégories ; seulement, pour chaudières A moyenne pression, les canieanx simples sont toujours A section circulaire, sauf dans quelques ras particuliers ou on contrebalance l'effet de hi pression, comme nous le verrons plus loin.

Quand la pression, A laquelle doivent fonctionner les chaudières, est supérieure A trois atmosphères, celles de la seconde catégorie sont presque spécialement employées.

Choudières à carnaïux simpin.

Os chaudières sont celles dans lesquelles la filmée qui se dégage du foyer, construit dans l’intérieur, SC rend A la cheminée par un seul canal, quelquefois deux, serpentant plus ou moins dans l'eau qu’il est V destine A chauffer.

( Quand ces chaudières sont A basse pression , la section des carneaux peut être quelconque ; dans les

\ APORISATIÜK. GEMüUiËUHS.

ta

bateaux à vapeur, ou on les a employées presque exclusivement pendant plus de trente ans. et nu on les emploie ciK'ore aujourd'hui, les canaux de circulation sont à section rectnuimlaire et sufllsammciit urands pour qu'un homme puisse aller les nettoyer.

Les flpures tS, 14, l& (pl. 16) représentent nn système de diandlèrea de ce uenre. Comme on le voit, les carneaux sont disposés de telle sorte qu’ils présentent à l'eau le maximum de surface de chauffe correspondant à leur section ; il ne reste exactement à cette dernière qu'une épaisseur de dix centimètres autour et en dessous, et une de vingt centimètres en dessui, afin de rendre impossible le dècouv renient des surfaces supérieures. >uus reviendrons eu détail sur ces eliaudiéres ru parlant des appareils moteurs pour la navigation.

Quand les chaudières sont à moyenne pression, la section des carneaux est généralement eirculaire. Dans ce cas, les chaudières sont cylindriques et longues, traversées longitudinalement par un ou deux gros tubes droits et parallèles, aboutissant, d'une part, au foyer, d’autre part à la cheminée.

Les (Ig. ts, 17, 1 8 représentent quelques sections dans des chaudières de ce genre.

Quand les chaudières sont à haute pression, on n'emploie Jamais ou plutôt on ne doit Jamais employ er ces dispositions.

Ckiiudiere* à rarneriiix mullipUn, dites tubulaires.

Les cbaudièfes tubulaires sont basées sur ce principe que, a surjare totale ronslanle, la somme des péri métrés d'un nombre donn^ de surfaces est d'autant plus grande que ce nombre est tui-m&me plus ruasiderabte. En effet, si r est le cAté d’un carré, sa surface est r", et son périmètre 4 r. Pour n carres, ayant r pour côtés, on a alors :

Surface totale «e*

Périmètre total 4 iw

I)e même pour m carrés ayant pour côté rf, on a :

Surface totale me'

Périmètre total 4 me'

Si la surface totale est la même daiu les deux cas, on a :

iw* == md' ((,)

d ou : « <= n — —

Soit r' < r, la fèactioo — est plus grande que I , m est donc plus grand que n.

Si, de l’équation (a), nous tirons la valeur de c', et la substituons dans l'expression du périmètre total 4 Mc', nous trouvons :

4 me T= 4 me

Faisant passer m sous le radical, nous avons enfin :

4 mr' == 4 c 1/ mn

Or, m étant plus grand que n, le produit mn eot plus grand que n* et i est plus grand que \ ' c’est-a-dire que n. Il ne résulte que 4 me' est plus grand que 4 ne, c’est-à-dire plus graml que le périmètre dans le premier cas.

Pour n 1 , on obtient :

4 mc' = 4 cl/m

COMPOSITION DES PARTIES DES MACHINES A V\PEUR

Et pour m = l 4»ic' = 4c

J 4rX3

r'mt-à-dire qu«, à surface totale égale, la somme des périmètres est proportionnelle A la racine carrée du nombre de surfaces composantes.

On voit par IA que pour décupler la surface de chauffe d'une chaudière sans augmenter ses dimensions,

Il suffit de remplacer la section unique d'ecoulcinent r par cent autres ayant pour section r'*=-j^,on en déduit :

4 r/ic' = 4 c t/7oo = 4 c X 10.

Inutile de dire de quelle immense Importance a été, est et sera rappilcatlon de ce principe aux chauilieres A vapeur. Umitée d'abord aux locomotives, A la suite de l’heureuse Idée qu'en eut, en 1829, M. Stephenson, ou, si nn le préfère, .M. Seguin, elle s’est étendue depuis quelques années aux chaudières (les machines fixes et de navigation, et elle y fera des |>rogiès d'autant plus rapides que, d'une part, per suite de l’ordonnance royale du 22 mai 1843, concernant les appareils A vapeur, une chaudière de doute chevaux qui , A cbauffage extérieur , se trouve dans la première catégorie, c'aat-A-dIre la plus difficile a autoriser, devient de la quatrième, c'est-A-dire autorisohle d'emblée, quand elle est tubulaire; d'autre part, les poids et volumes de ces clwudieres sont iiifiniment moindres que ceux de toutes les autres.

Nous ne parlerons pas des chaudières tubulaires employées pour production de vapeur A basse ou a moyerme pression, attendu que, dans ces cas, elles ne août qu'une simplification de celles A haute pression.

I.CS chaudières tububiires A haute pression se composent , comme les précédentes , de deux parties , savoir ; le foyer et les tubes.

I.e foyer varie de formes et dimensions suivant la pression, la nature du combustible A brûler et la disposition des tubes.

I.es tubes sont toujours A section circulaire ; ils varient de diamètre, de longueur et de direction.

Pour la houille,, on leur donne un diamètre d'au moins six centimètres, quand cette dernière est peu fiambante, et au plus doute, quand elle dégage beaucoup de fumée. On a bien exagéré ces deux limites, mais on a eu tort, surtout pour la seconde, toutes les fois que la pression intérieure a dépassé 4 atmosphères.

Pour le coke on donne aux tubes un diamètre extérieur moyen de cinq centimètres ; quand ils ont moins, ils s'olrstment trop facilement cl sont difficiles A nettoyer; quand ils ont plus, au contraire, il y a perte d'une portion de la surfAce de chauffe maxima qu'on peut obtenir.

l4i longueur des tubes varie suivant leur disposition et le mode de tirage employé pour la fbmée.

La direction des tubes est tantét horizontale, tantôt verticale ; la direction horizontale présente, sur l’autre, l’avantage de contraindre la fumée A lécher plus complètement une portion de la surface du conilult, par suite de sa tendance à s'élever en vertu de sa faible densité ; tandis que, quand les tubes sont verticaux, la fumée la frôle seulement.

Les figures I, 2, 3, 4 (pl. I8J représentent deux chandières, dont l'une (lig. I ) A tubes horizontaux, l'autre (flg. 2, 3, 4) A tubes verticaux . Le foy er étant nécessairement une capacité prismatique ou cylindrique d'un grand diamètre, se relie, dans la plupart des cas, A son enveloppe, par des tirants en cuivre taraudé, qui maintiennent constant l'écartement que la pression intérieure tend A augmenter. Dans le cas de tubes horizontaux , la paroi supérieure du foyer ne pouvant Jamais être reliée A l’enveloppe qui est au-des.sns, par suite de la distance qui existe entre elles deux, on ta munit de traverses paraboliques qui

VAPORISATION. GÉNÉRATEIRS.

ti;

reportnit la pression totale sur les parois Tertlcales, et les soumettent A l’effort d’écrasement. Pour chaudière timbrée A cinq atmosphères , et éprouvée A douze Intérieures , cette pression est de l * x I o S3» >= I J4000 kllottrarames par mètre carré ; il est bon , comme on le voit , d'y avoir égard dans la ronstniction du foyer. Nous aurons occasion de revenir encore sur ces chaudières lorsqu’il s'agira des ma-* chines où elles sont spécialement employées.

ChnwUèret à carneaux mixtes.

Ces chaudières sont spécialement applicables A la basse et A la moyenne pression. Elles ont pour but d’augmenter la surface de chauffe par deux circulaUons successives et superposées. A cet effet , la partie cylindrique dans laquelle sont les carneaux et les tubes est d’un diamètre considérable qui , pour haute pression , exigerait une épaisseur de tAle supérieure A 1 6 millimètres et inadmissible en vertu de l'ordonnance royale concernant les appareils A vapeur.

Les ligures A et S ( pl. 18) représentent une chaudière de ce genre, Importée en France d’Amérique par M. Cornu. C'est une des meilleures dispositions que l’on puisse imaginer pour ces chaudières ; on les dit employées A haute pression en Amérique pour navigation.

S III* — ChMUlèm à eliauCWge uiixte.

Ces chaudières, qui s'emploient uniquement pour machines fixes, sont tantét a foyer extérieur axis* circulation extérieure et intérieure, tantAt A fo> er Intérieur avec circulation intérieure et extérieure.

Les ligures 7 et 8 (pi. 1 S) représentent une chaudière de AVatt A foyer extérieur et chauffage mixte an moyen d’un gros tube qui la traverse longiliidlnalement , et augmente de sa longueur celle de circulalinn de la fumée.

Les figures 9 et 10 représenicnt une chaudière cylindrique A foyer extérieur et chauffage mixte au moyen de plusieurs tubes la traversant de part en part. C'est , A notre avis, une des bonnes dispositions de chaudières pour machines fixes.

La figure i l représente une chaudière A foyer intérieur et chauffage mixte au moyen d’une enveloppr dans laquelle se rend la fumée en sortant des tubes.

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