DEK DIMENSIONS DES PARTIES PRINCIPALES DES MACHINES A VAPKLR
Nous avons cru devoir donner un grand développement aux formules qui servent à calculer les dimensions des différentes pièces du mécanisme des machines à vapeur. Ces formules ne sont point seulement des formules empiriques. La plupart des coefficients qu 'elles comportent sont bien, il est vrai, des déductions de dounées pi atiques , mais il est constant que In forme générale et les éléments principaux de ces expressions ont pour base les considérations théoriques qui précèdent sur la résistance des matériaux.
Le but (pie nous nous sommes proposé d’atteindre , en composant ce traité , ne serait pas rempli si nous nous contentions de présenter a nos lecteurs une suite de formules d'un calcul presque toujours trop compliqué pour les personnes qu’une pratique de tous les jours empêche de se familiariser avec le langage et les opérations de l’algèbre. Et, meme pour les constructeurs comme pour ceux qui veulent approfondir In matière, il est de haute importance d’avoir immédiatement sous les yeux tous les termes d’une comparaison infiniment multiple, et qu’il faut cependant pouvoir embrasser, lorsqu'il s'agit d’apprécier le meilleur choix à faire dans une circonstance donnée. Suivant nous, le véritable cachet d'un livre qui a la prétention de vulgariser une partie quelconque de la science, d’ètre, en un mot, essentiellement pratique, c’est de présenter des tables qui permettent de saisir, dans leur ensemble , tous les éléments de la question, et de suivre, pour ainsi dire, d’une manière continue, la variation plus ou moins sensible de ces éléments, lorsque l’on remonte des moindres forces aux plus considérables.
Nous nous sommes donc décidé à entreprendre nous- même le calcul de toutes les formules précédentes , et nous présentons les résultats de ee long travail dans les tables étendues qui vont suivre. Les titres partiels de ces tables en font apprécier tout d’abord l’importance; il est inutile de nous y arrêter.
Les limites entre lesquelles nous avons renfermé nos calculs sont sufiisainment écartées pour comprendre tous les cas possibles d’application , et la variation a lieu par des degrés assez insensibles pour satisfaire aux circonstances les plus variées. Nous allons présenter immédiatement ces tables, nous réservant de donner à la suite les explications nécessaires. Les dispositions et les indications qu’elles comportent sont, d’ailleurs, assez clairement établies pour que leur usage soit facile à saisir à la première inspection 1 .
1 Ces tables ayant été calculées directement et vérifiés* sur les mesure» anglaises, on aurait risqué de leur enlever leur principal mrrito, qui set l’exactitude, en voulant les traduire en mesures françaises. Cette traduction aurait exigé, de plus, un travail entièrement nouveau , puisque les variations snooessives , au lieu de s’établir sur des nombres ronds en mesura» anglaises , auraient dû l’être sur des nombres analogues en mesures métriques.
La seole traduction prudente était d« mettre en regard des chiffres exprimant lo diamètre du cylindre et la course dn piston en mesures anglaises, les chiffras exprimant les mêmes éléments en mesures françaises, de suivre, on un mot, la même méthode que nous avons adoptée pour les tables dsa puissances nominale» des machines, pages 490 et suivantes. La série des nombres varia , d'ailleo» , d'uno maniéré assez oontioue pour qu'un exemple donné directement en mesure» françaises su trouve Immédiatement dans les tablas, dn moins sans erreur sensible.
Las résultat» étant exprimés en mesures anglaisas , nous ajoutons à chaque table le coefficient par lequel il fitut multiplier cas résultats pour les transformer conformément à notre système métrique. Cette multiplication par nn coefficient suu simple est donc la seule opération qui se trouve ajoutée à l'usage de ocs tables.
Première
PROPORTIONS DES MACHINES
TABLES DES D1IEISI0IS PHIICIPALES.