‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 13 sur 223 · PERFECTIONNEMENTS DE SMEATON · texte numérisé non relu

PERFECTIONNEMENTS DE SMEATON

(1res. Dans ces premières machines, il parait avoir employé la méthode de condensation extérieure, méthode dans laquelle II persista jusqu’à ce que la dépense de construction et l'inconvénient du volume d'un pareil condenseur, dans les machines à grandes dimensions, contre-balancérent et au-delà la dépense de force nécessaire pour extraire du vide l’eau d'injection.

l.a ligure 9 donne les dispositions générales des machines ordinaires d'épuisement, dans l'état de per-

fectionnement au((uel Watt les avait amenées à cette époque de notre histoire. I.cs modifications ne portaient que sur le cylindre et ses accessoires, et n’altéraient en rien le balancier, les chaînes, les pompes, et les autres parties de la machine.

E, E est le cyliudre entouré d'une enveloppe ou chemise à vapeur, dans laquelle se rend la vapeur par le tuyau a ; i est le piston, chargé d'un poids de 0,70 à 0,77 kilogrammes par centimètre carré, au lieu de 0,&0 comme dans les machines primitives; n est la tige du piston traversant une petite boite cylindrique adaptée au couvercle du cylindre et appelée la botte à étoupes; cette boite est maintenant fondue d’une seule pièce avec le couvercle ; fj est l’entrée dans le cylindre; e, la soupape à vapeur ; i, la soupape- de décharge; g , y, le tuyau de décharge; F, le condenseur, consistant en plusieurs cylindres de enivre d'un petit diamètre, disposés verticalement dans le réservoir d'eau froide G, G ; H, la pompe, par laquelle une partie de la v apeur condensée est extraite du condenseur et renvoyée dans la chaudière ; i, la tige à taquets, qui porte deux saillies ou taquets , pour frapper, à l'instant convenable , contre les petits leviers D et r, et communiquer ainsi le mouvement nécessaire aux deux soupapes a vapeur et de décharge, par le moyen des tiges 4 et 8 qui leur sont adaptées ; 1 U est un poids oscillant servant à régulariser les mouvements imprimés à l'appareil des soupapes par la tige à taquets.

Dans une machine ainsi construite, la chemise à vapeur est év idemmrnt une partie intégrante de lu machine; maison trouva à cette disposition quelques inconvénients; et, en 1778, Watt parvint à les éviter, en donnant une seconde entrée dans le cylindre à sa partie supérieure, comme on le voit llg. 10. E et i sont le cylindre et le piston; a est le tuyau à vapeur; b, la sonpape régulatrice; r, l'entrcc de la vapeur dans le cylindre au-dessus du piston, et f, l'entrée au-dessous ; il, l« prolongement du tuyau à vapeur Jus-

HISTOIRE DE LA MACHINE A VAPEUR

«K» Centrée inférieure; e, la soupape d’équilibre

qui égalise, en s'ouvrant, les pressions au-dessus et en dessous du piston; t, la soupape de déchargé, et y y le tuyau de décharge conduisant au condenseur. Dans la figure , on suppose le piston dans sa course ascendante, entraîné par le poids plus considérable de l'autre extrémité du balancier; la vapeur abandonne l'espace qui est au-dessus du piston pour occuper celui qui est en dessous. Quand le piston est arrivé au haut du cylindre, la soupape d'équilibre, e, est fermée, et la soupape de décharge, », est ouverte ; la vapeur se précipite alors, de l'espace qu'elle occupait sous le pistou, dans le condenseur, mais comme lu partie supérieure du piston reçoit encore la pression de In vapeur, le piston descend avec une force correspondante à la différence entre les deux pressions supérieure et inférieure.

Dans cette espèce de machine, il y a toujours de la vapeur au-dessus du piston; et, en dessous, la vapeur et le vide se succèdent alternativement. Vers l'année 17 ho, Watt eut l'idée que la condensation pourrait s’effectuer d’une manière plus parfaite , et qu’on arriverait d'ailleurs à un résultat plus satisfaisant , en renversant ces conditions et en conservant un vide perpétuel au-dessous du piston, tandis qu’audessus se succéderaient alternativement la pression de la vapeur et le vide. Dans le premier cas, le piston remontait avec de In vapeur À égale tension sur ces deux faces; et, dans le second, avec un vide partiel d’intensité égalé; mais, dans ee second cas, le coup de piston était produit par l’admission de la vapeur audessus du piston, et, dans le premier, par l’enlèvement de cette vapeur au-dessous. Les dispositions adoptées pour réaliser ces Idées sont reproduites dans la figure ci-jointe. E, E est le cylindre, et J, le piston ; o, est le tuyau à vapeur; 6, la soupape régulatrice ; Cy la soupape de décharge et d'équilibre , car Ici, une seule soupape remplit l’office de deux; r, l’entrée dans le cylindre au-dessus du piston, et /, l’entrée au dessous ; rf, gr, le tuyau de décharge par lequel s’échappe la vapeur, en sortant de la partie supérieure du cylindre, à chaque nouveau coup, pour se rendre dans le condenseur. Un vide perpétuel existe au-dessous du piston.

On ne trouva aucun avantage réel dons l’application de cette ingénieuse transformation. Le contraire même arriva. Et, en effet, quoiqu’on prolongeât ainsi

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