‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 16 sur 223 · PRINCIPE DE I. 'EXPANSION DE LA VAPEUR · texte numérisé non relu

PRINCIPE DE I. 'EXPANSION DE LA VAPEUR

cheval, quand elle fonctionnait sans détente. Cette consommation n'était plus que de 2,83 kilogrammes lorsqu’on faisait occuper a la vapeur, par expansion, un volume 1 ,51 8 fois plus grand que son volume primitif. L'eau vaporisée de la chaudière était, dans le premier ras, de 19 litres par minute, et, dans le second , de 1 4 litres. La quantité d'eau d’injection , qui était primitivement de 546 litres par minute, a la température de II degrés centigrades, n'était plus que de 408 litres, lorsqu’on appliquait le principe de l’expansion.

A vont l'introduction delà machine deBoulton et de\Y ntt dims le Cornouailles, M. Jonathan llornhlown était l'un des principaux constructeurs de machines dans ce district, et il parait qu'il mit la plus grande activité À ne point se laisser dépouiller d'un monopole aussi avantageux. En 1781 , il prit uuc patente, comme nous croyons l'avoir déjà dit, pour une machine à double cy lindre, qu'U prrtendit avoir découverte dès l'année 1776. La disposition de cette machine se comprendra aisément au moyen de la ligure ci-jointr. A et B sont deux eyliudres, le premier étant plus grand que le second ; C et D sont leuis tiges de pistou respectives; G, tuyau mettant en communication le petit cylindre avec la vapeur sortant de lu

rhaudiere ; R, luyau de décharge conduisant au condenseur L. Le condenseur ■■si lise sui la boite M , et il est muni de deux pompes, à eau et a air, O et N ; P est un réservoir d'eau froide dans lequel se trouve le condenseur; U est la cuve qui reçoit l'eau chaude de condemuitkm, chassee par les pompes du eondeu-

HISTOIRE I)K LA MACHINE A VAPEUR

seur dans le déversoir T ; la pompe alimentaire V plonge dans cette cuve , pour y prendre la quantité d’eau chaude nécessaire à l'alimentation de la chaudière ; \ est la tige de la pompe de la mine; en S si* trouve une soupape qui laisse entrer l’eau froide dans le condenseur; p est un tuyau faisant communiquer le condenseur avec le déversoir T, et muni à son extrémité d’une soupape laissant dégorger l’eau ; a, b, c, il sont des robinets ayant, deux par deux, une action réciproque, afin d’établir successivement les communications convenables entre la chaudière et les cylindres. Lorsque?/ et a sont ouverts, b et r étant fermés, la vapeur de la chaudière entre, par ?/, dans le cylindre B, au-dessus du piston, et la vapeur, qui est audessous, pénètre dans le cylindre A, au-dessus du piston , par le robinet ouvert a; en môme temps, In soupape du tuyau de décharge est ouverte, et la machine donne un coup. Lorsque les robinets b et c, nu contraire, sont ouverts, d et a étant fermés, la vapeur est mise en communication avec les deux autres faces des pistons. Les pressions se font alors équilibre et les pistons s’élèvent par suite de l'excédant de poids de l’extrémité du balancier qui porte lu tige de In pompe d'épuisement.

On reconnait dans cette machine les traces d’un plagiat manifeste. Le condenseur et la pompe a air, les couvercles des cylindres avec leurs boîtes à étoupes, et, en réalité, toutes les bonnes dispositions de cette machine, sont empruntes à Watt, a l’exception seulement des deux cylindres. Encore faut-il ajouter que \\ att avait obtenu un résultat tout aussi efficace avec son seul cylindre. L’emploi de deux cylindres est quelquefois avantageux, dans les circonstances, par exemple, qui demandent une grande égalité de mouvement , ou lorsque le principe de l’expansion est appliqué sur une grande échelle. Le moment d’im-

pulsion initiale est, en effet, moins violent, lorsque l’expansion peut avoir lieu dans deux cylindres nu lieu d’un seul, tandis que la quantité de mouvement reste la même. La machine a ainsi moins de tendance à prendre une marche irrégulière, et il y a moins de risque de rupture. Plusieurs excellentes machines d’épuisement, à deux cylindres, ont été construites dans le Cornouailles; et nous savons qu’en ce moment môme on en établit encore quelques-unes, dans le but, nous le supposons du moins, d’appliquer en grand le principe de l’expansion, sans avoir recours à la nécessité d’augmenter considérablement la force des différentes

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