‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 201 sur 223 · IV-ira. carré · texte numérisé non relu

IV-ira. carré

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l'huudieres tabulaires. . • .

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Penn. . . .

La capacité de la chambre A vapeur, dans les chaudières, varie considérablement. Les chaudières en chariot, offrant une force de 2 chevaux-vapeur, comportent une rapacité de chambre d'environ 225 décimètres cubes par cheval-vapeur. Cette proportiou diminue A mesure que la grandeur de la chaudière augmente, et A une force de 45 chevaux, la chambre n'est plus que de I40 décimètres cultes par cheval.

Dans les chaudières tubulaires des machines a vapeur pour la navigation, cette proportiou est pins faible. Les chaudières tubulaires du Urayunza out environ ils décimètres cubes de chambre par cheval de force, et celles de l'Otrun 73 seulement. Quelques générateurs ont même moins de 50 décimètres cubes, pour cette partie de la chaudière ; mais ils sont alors exposés A des Imuillonnements et A des projections d'eau et de vapeur mélangées.

Les proportions de 4 | décimètres carrés de surface de grille, 90 à 100 décimètres carres de surface de chauffe, et £5 décimètres cubes de chambre A vapeur, par cheval de force, paraissent très convenables |M>ur les chaudières tubulaires quand les machines travaillent avec détente, A partir du tiers ou du quart de la course. Dans ces estimations, la surface entière des tubes est considérée comme surface de chauffe effective.

La disposition convenable que l'on doit donner A la surface de chauffe d'une chaudière, de maniéré u éviter la brûlure des plaques , est un objet d'uue grande importance. Les surfaces qui sont exposées a une haute température doivent toujours être établies de maniéré A ce que le fluide puisse se dégager de lui-même et sc détacher facilement du métal. Si, en effet, la vapeur était reteuue longtemps en coutact avec les pluques, l'eau n'aurait plus accès contre le métal, et les plaques seraient bientôt complètement brûlées.

Les parois verticales des fourneaux ont souvent a souffrir gravement de cette circonstance. La vapeur s'arrête autour des joints des plaques et contre toutes les irrégularités que présente la surface. Bientôt après les parois fléchissent et se détériorent par suite de la brûlure du métal.

Il est donc important de faire tous les fourneaux des chaudières pour la navigation ou pour locomotives plus larges par le fond que par le haut, d'après la méthode employée par MM. Penn pour le steamer Plurnix, et représentée dans une de nos planches. La dernière plaque A tubes doit être établie sous un angle très ouvert pour faciliter le dégagement de la vapeur; et, comme les tubes se trouvent alors légèremeut dévoyés de l'horizontale, l’eau qui pourra s'échapper par les fuites s'écoulera dans le fourneau, et n’incommodera pas les chauffeurs en tombant par les portes des boites A fumée.

Construction des chauiliéres.

Toutes les parties de la coque, qui sout exposées A supporter une pression considérable, doivent être

Ggogte

MACHINES POUR LA NAVIGATION. —CHAUDIÈRES. 553

assujetties à double rivure, avec des rivets espacés de G à ? centimètres d’axe en axe. Les doubles rivtires affaiblissent beaucoup moins les parois que les rlvures simples.

Les fourneaux, pour la partie pltteee au-dessus de la ligne des barreaux, sont formés de plaques de I centimètre d'épaisseur. Le nombre de ces plaques est de trois; l’nne d'elles est pour le sommet, les deux autres pour chacun des côtés ; ces dernières descendent au-dessous des barreaux de la grille.

Les plaques a tubes, pour les chaudières tubulaires, ont une épaisseur de 3 î centimètres environ. Les parois, ou coques, doivent être en fer de bonne qualité, et d'une épaisseur minimum de 1.10 à 1.15 centimètre.

Il ne doit point exister de parties angulaires dans aueune portion de la chaudière ; autrement le fer s’effeuille et peut même arriver à se fendre dans le sens de la longueur. Il vaut bien mieux courber le fer avec soin, eu évitant autant que possible les contours trop secs. Cependant, il faut donner au métal un certain angle vers l'embouchure du fourneau, et n’employer alors que du fer de première qualité.

Toutes les plaques doivent être percées à l’aide d’un double emporte-pièce, dont l’un des bouts demeure dans le trou déjà percé, tandis que l'autre sert à percer le suivant. Il est bon d'avoir une presse a percer, avec une table mobile, à l'aide desquelles l'opération du percement et celle de la rognure des bords des plaques se font tout naturellement d'elles-mêmes.

L’usage des repoussoirs et des cries à vis , pour fixer les plaques les unes aux autres , doit être prohibé. les rivets sont en fer de première qualité, d'un diamètre de 17 à 18 millimètres. Le tout doit être calfaté, à l’intérieur et à l'extérieur, partout où l’on peut avoir accès. On mouille alors les diverses parties avec une solution de sel ammoniac, et les rivets et les joints, placés au-dessus du niveau de l'eau, sont recouverts d’une peinture faite avec du blanc d’Espagne et de l'huile de lin, comme nous l’avons dit page 489.

Il est à désirer que l'espace laissé libre entre les fourneaux et les tubes des chaudières tubulaires soit sufllsammrnt large, afin qu'on y puisse pratiquer un passage pour un homme. Ic coude qui joint le haut du fourneau au fond de la plaque des tulles est très exposé à être brûlé; il est, d’ailleurs, très difficile de le réparer, & moins qu'il ne soit accessible de l’intérieur, pour permettre d'inspecter les rivets.

Les chaudières du Sydenham, représentées page 143, sont, sous ce rapport comme sous beaucoup d’autres , établies de la manière lu plus judicieuse. Il serait bon , cependant , de protéger cette portion de la chaudière dont nous venons de parler, ainsi que les autres parties également exposées à l'action délétère et trop directe du feu, au moyen de pièces préservatives , moulées sur place, et Axées à l’aide d'écrous chassés dans des entailles à queue d'nronde pratiquées dans la substance même de la pièce. Ces entailles seraient ensuite complètement remplies de terre réfractaire. Pour les chaudières neuves elles-mêmes , cette addition est d'une grande importance dans les endroits où le métal est exposé â subir trop directement le contact de la Aamme.

La plaque qui est disposée sur le côté du fourneau correspondant à l’espace occupé par l’eau , â l'extrémité de la chaudière, a besoin d’être fortement inclinée dans la direction des tubes, alin de faciliter le dégagement et l'ascension de la vapeur. Il y a également avantage à arrondir le haut de la chambre qui conduit du fourneau aux tubes, ainsi que cela a lieu dans les chaudières du Bragunza, représentées page 146. Enfin, on trouve encore d’une bonne disposition de placer latéralement les tubes en zig-zag, comme dans les chaudières du même navire. On donne ainsi plus de force au fer qui sépare les trous les uns des autres dans les plaques extrêmes , tout en ne diminuant en rien la facilite de souffler les tubes, ni celle d’introduire entre eux un instrument piggirc au nettoyage.

Tubes, — Consolidation des chaudières.

Les tubes sont le plus souvent assujettis à leurs bouts au moyen de viroles chassées et serrées a

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