CHALEUR LATERTE DES VAPEURS
Nous avons dit que la chaleur latente est la chaleur absorbée ou dégagée par les corps lorsqu’ils augmentent ou diminuent de volume , ou lorsqu’ils changent d’état , abstraction faite de la chaleur seusible ou de la chaleur qui se manifeste par l’élévation de In température. Il résulte évidemment de cette définition que, plus les variations de volume seront considérables, plus sers grande la quantité de chaleur latente qui se développera. Toutes les fois qu’un corps liasse de l’élnt solide a l’état liquide, ou de l’état liquide à l'état gazeux, et réciproquement, les variations de densité, qui en résultent, étant plus considérables que dans les circonstances ordinaires, on conçoit qu’il y aura une bien plus grande quantité de chaleur latente absorbée ou dégagée, outre le développement de chaleur qu’entraîne le changement d’état.
Cette chaleur n’a d’autre effet que d’agir sur les molécules de la mntiere, en modulant l’énergie des forces répulsives, de manière à déterminer un état d'équilibre ou un mode d'ogregntion different de celui qui existait primitivement. Four faire bien comprendre, néanmoins, ce que l'on doit entendre par chaleur latente , nous allons la considérer dans les circonstances extrêmes dont nous venons de parler, dans lesquelles elle se manifeste par des effets beaucoup plus sensibles.
Si l’on mélangé I kilogramme de glace fondante, c'est-è-dlre de glace a 0°, avec I kilogramme d'eau à 75", Il en résultera un mélange de 2 kilogrammes d'eau à 0". Ainsi, pour que la glace se fonde, pour que, de l'état solide, elle passe à l'état liquide, et cela , sans changer de température , nous voyons qu'il lui faut absorber 75“ de chaleur. De même, lorsque l’on soumet de l'eau a l’action de la chaleur, sous la pression atmosphérique ordinaire , la température de cette eau cesse de s’élever, lorsqu'elle a atteint son point d'ébullition , c'est-n-dlrc 100". Toute la quantité de calorique , qui sc trouve des lors absorbée , n’a d’autre effet que de vaporiser le liquide. C'est cette chaleur que l'on appelle chaleur latente de la vapeur d'eau , et qu’il serait plus exact d'appeler chuleur tir. vaporisation , comme le propose M. Mollet. La chaleur uhsorbée, lors du passage d'un corps de l'état solide à l'état liquide, devrait alors s'appeler rhuleur de tiqué/action ou dn fusion.
La détermination de la chaleur de vaporisation de l'eau, c’est -à- dire de la quantité de chaleur absorbée par l’eau lors de son passage à l’étal de vapeur, a occupé un grand nombre de savants. Cette importante question doit être énoncée pins généralement de la manière suivante : Déterminer ta quantité de chaleur qu’il Joui donner à un kilogramme d'eau à O1*, pour transformer cette eau en vapeur a saturation sous diverses pressions. On dit que In v apeur est à saturation lorsque l’espace , vide de toute autre matière pondérable, ou elle sc trouve, contient toute la quantité de vapeur qu'il peut contenir A la température correspondante. Cet espace est dit alors saturé de vapeur.
Black fut le premier qui observa, vers le milieu du siècle dernier, que l’eau, en se vaporisant, absorbe une grande quantité de chaleur. En mesurant l'élévation de température qu’éprouvait une quantité connue d'eau froide, après qu’elle avait servi à condenser une quantité donnée de vapeur à la pression ordiunlre de l'atmosphère , Il trouva 450 pour exprimer le nombre de degrés centigrades de chaleur