VOLUMES
de t kil. de vapeur en Sitrca.
OW
Pour avoir 1rs tensions de la vapeur correspondantes aux diverses densités consignées dans le tableau ci-dessus, il faudra recourir aux tables, que nous avons données précédemment, des températures et des forces élastiques correspondantes des vapeurs à saturation.
Puissances dynamiques des vapeurs.
Pour apprécier la puissance dynamique d'une vapeur quelconque, il ne faut pas considérer seulement la tension de cette vapeur. En général, un effet mécanique ne ne mesure que par la double considération d’un effort et d'un certain espace parcouru dans le sens de eet effopt. Des lors, la puissance dynamique > des vapeurs est proportionnelle à la force élastique et à l'espace qae tendent a occuper ces vapeurs sous cette pression, c'est-a-dire au produit de la force élastique par le volume relatif. Lorsqu’on parv ient a condenser les gaz réputés permanents, on est étonné de In tension extraordinaire que possèdent les vapeurs de ces nouveaux liquides, et l’Idée est venue tout naturellement d'employer ces vapeurs comme agents mécaniques. Mais cette Idée parait [dus heureuse au premier aspect que ne le comporte un examen apprit- Première Section. 13
PRINCIPES DE PHYSIQUE
fondi. En effet, les efforts considérables, que produisent instantanément les vapeurs des gaz condensés, ne s’exercent que dans une sphere d'ncti\ité très bornée, et si on établit le produit de la tension par le volume relatif, on arrive à un chiffre beaucoup plus faible qu’on ne le supposait d'abord. En second lieu, on doit tenir compte aussi, dans l'évaluation de la puissance dynamique d’une vapeur, de la quantité de chaleur requise pour produire un même développement de puissance ; car il n’y aurait pas d'avantage a abandonner la vapeur ordinaire d'enu, comme force motrice, s’il fallait dépenser la même quantité de chaleur, pour la production d’une force égale.
Dans ces derniers temps, M. Faraday est parvenu à liquéfier certains gaz réputés permanents, eu soumettant à des températures très différentes, l’une de l’autre, les deux extrémités d'un tube de cristal hermétiquement fermé, dans lequel il avait introduit ces gaz. Connaissant la densité des vapeurs de ces gaz, rapportée à celle de l'air, ainsi que la densité des liquides provenant de la condensation, rapportée à celle de l’eau, il est facile de calculer la puissance d) nnmique des vapeurs de ces différents gaz condensés.
En effet, soit D la densité du liquide ou du gaz condensé, en prenant la densité de l’eau pour unité, et « In densité de sa vapeur, u une certaine pression ; il est clair que le volume relatif V de cette vapeur sera
égal au rapport — de ces deux densités, pour cette même pression. Si nous désignons maintenant par d
la densité de la vapeur prise par rapport a l'air, a une pression quelconque J , nous aurons dj = 770.«, puisque la densité de l’air est de la densité de l’eau, et que, d’ailleurs, la densité de In vapeur est proportionnelle à sa pression. Nous aurons donc pour le volume relatif :
TT
d’ou l’on déduit pour la puissance dynamique :
On votl, par cette expression de F, que la puissance dynamique est indépendante de la pression a laquelle on a mesure la densité tl de la vapeur.
Le tableau suivant indique les gaz qui ont été réduits en liquides par M. Faraday, leurs densités, et
I évaluation de leurs puissances dynamiques d'apres la formule que nous venons de donner, r = —