‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 59 sur 223 · FOYERS FUM1\ ORES · texte numérisé non relu

FOYERS FUM1\ ORES

procédé consiste dans l’emploi de la grille tournante , dont nous avons déjà parlé , et qui , après avoir été perfectionnée, a été appliquée aux chaudières des machines de la Banque d'Angleterre, par MM. Boultnn,

Fig. 37. — Foyer à grillé lovmamlé dsa machioee de te Banque d'Angleterre, de MM. Bouttou, Watt et O. — 1343.

Ccuj.-e HoriioataU

Fio. M. — Foyer u gnïlt lommanit de» machinw do U Bsnqao d'Angleterre, de MM. Ikmlton , Witt «t O, — 4843.

Corn fut longitudinal*

Watt et compagnie. Les dispositions générales de cette grille sont reproduites, ligure* 37, 3a et 39, avec assea de détails pour qu'une rapide description puisse suffire a en faire comprendre le mécanisme. Ijt

FOURNEAUX

grill» circulaire , supporté» par un arbre vertical , e*t mise en révolution au moyen d'un rouage; eett* grille reçoit la houille qui est projetée du Tond d’une trémie que l'on aperçoit, en coupe, (Ig. 38 et 38, dans ses deux dimensions de longueur et de largeur. L'ouverture inférieure de cette trémie affecte rue forme oblongue , de même longueur qu’un des rayons de la grille , afin de régler uniformément la quantité de houille qu’elle laisse tomber, suivant ce rayon, par intervalles égaux . La grille opère une révolution

Fia. 39. — Fov« k grille tournante de" machina. de ts Banque d'Angleterre, do MM. Bonbon , Walt el C. — tSl I.

Coup* tramvertate

, « i F J /né/Z-F/

(Échelle de pour Ut fig. 37, 38 et 39.)

complète en une minute, et la trémie laisse échapper une charge de houille par intervalles de quatre a cinq secondes , ce qui permet dobtenir une grande régularité dans l’alimentation du feu. Alln de proportionner la quantité de charbon aux besoins de la machine , un tiroir à coulisse , dont la tige est mise enjeu par la machine elle-même , augmente ou diminue le passage du charbon suivant le degré de teusion de la vapeur dans la chaudière. La figure 39 fait comprendre aisément le jeu de ce tiroir, qui est plaît* un peu au dessous de l’ouverture de la trémie qui donne passage au charbon.

Immédiatement au dessus du foyer, se trouve une chaudière supplémentaire , assez basse pour qu on ait pu disposer la trémie par dessus , et présentant une ouverture dans son milieu pour laisser un passage libre au charbon qui tombe de cette trémie. La chaudière supplémentaire est mise en communication

VARIÉTÉS DK CHAUDIÈRES.

avec la chaudière principale par des tuyaux A vapeur. L’air chaud , provenant du foyer, après avoir agi sur ce premier récipient, passe dans les carneaux de la chaudière principale, qui n’est autre chose qu'une chaudière ordinaire en chariot de Watt , et va se perdre dans l’atmosphère en traversant la cheminée.

La grille est entourée d’un rebord en briques, qui forme saillie , afin de retenir le charbon. Une plaque en fer, scellée dans la brique, et qui se termine en un cercle mince, on peu au dessous de la irrtlle , se meut dans une auge circulaire remplie de sable, alln de fermer tout passage sur les cAtés a l’air, qui ne doit être admis qu’à travers les barreaux. Une autre plaque en fer, adaptée à la grille, avec laquelle elle se meut, sert à nettoyer le canal latéral des escarbilles qui pourraient y tomber. Une boite en fonte, scellée dans le massif Inférieur, sert à contenir les roues d’ongle dentées, s'engrenant a angle droit, qui transmettent le mouvement à la grille. La roue principale, qui communique directement ce mouvement, est placée immédiatement au dessous des barreaux ; et ses dents sont garanties de la poussière et des escarbilles qui tombent de la grille, par le rebord en briques dont nous venons de parler. On voit, par la fig. 38, que la sortie des gaz chauds est précisément opposée au côté de la grille ou le eharbon est projeté ; de sorte que les matières gazeuses, qui se dégagent du charbon nouveau , sont obligées de passer sur le combustible incandescent, placé de l’autre côté de la grille , et se trouvent ainsi consumées.

.Nous croyons qu’il y aurait avantage à enlever la chaudière supplémentaire et à placer simplement le foyer, avec sa grille tournante , dans un fourneau de même forme que les fourneaux, avec boite à feu , des locomotives, tels qu’ils sont établis par MM. Bury et compagnie. Ce fourneau aurait un revêtement en briques réfractaires. Une meilleure disposition, cucore, consisterait à munir la chaudière de tubes, comme dans les chaudières de locomotive , d’après la méthode employée par MM. Retmie, et qui sera décrite dans une autre partie de cet ouvrage. Un mur assez épais, en terre cuite, percé de trous pour livrer passage à la fumée se rendant dans les tubes , devrait être interposé entre la plaque , ou les tubes sont adaptés, et le foyer, dans le double but de préserver In plaque des tubes de l’action immédiate de la chaleur, et de reudre la combustion plus complète dons l’intérieur du foyer. Nous croyons fermement que des chaudières, que l’on établirait sur oc plan, offriraient de grands avantages, quant à la conduite du feu , et produiraient même une économie de combustible assez considérable.

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