CHAUDIERES ET FOURNEAUX
cadere de Londres du chemin de fer de I-ondres à Black wall. On sait que ie chemin de Londres a Black wall est un petit chemin de fer sur lequel In locomotion a lieu, non à l’aide des machines locomotives ordinaires, mais nu moyen de machines Ilxes qui font tourner une espèce de tambour sur lequel viennent s’enrouler d'un côté et se dérouler de l'autre les câbles de traction. Un certain nombre de ces chaudières sont établies sur le plan de celles du Cornouailles ; on voit les élévations et plans de cos chaudières dans la partie de la figure 43 qui se trouve à gauche. Dans les autres chaudières, on a sul\i le même mode de construction que pour les chaudières ordinaires des bateaux à vapeur ; les élévations et plans pour ce nouveau système se trouvent dans la partie à droite de la ligure. lut conséquence assez curieuse que nous avons déjà donnée, et qui résulte des expériences comparatives faites sur ce double système de chaudières, c'est qu’avec* des surfaces de chauffe parfaitement égales, et dans des circonstances aussi identiques que possible, les chaudières du Cornouailles ont été les moins efficaces, pour la ntèine quantité de combustible. Il est juste de dire que les chaudières du Cornouailles ne doivent travailler qu’à une faible pression de la vapeur pour produire tout leur effet.
Les ligures 44 et 4S représentent une chaudière, avec son fourneau, établie par MM. Caird et compa-
Éi ht lit de I pour 60
FlO. 44. — Cbau ü>-ro do MM. Ciiird et <**.
Coupe longitudinale.
Échelle de 1 pour 60.
Fio. 45. — Chtudière de MM. Caird et O*.
Coupe imnutnole
»iiie. Ce système a été appliqué avec beaucoup de succès dans une machine soufflante de petites dimensions. Ce qui distingue la chaudière, dont nous donnons ici le dessin, d’un grand nombre d’autres chaudières de machines Ilxes , établies sur le même plan , c’est que celles-ci ne sont munies que d’un seul tube pour le passage de la fumée a travers la chaudière, tandis que la chaudière, représentée ci-dessus, comporte dix tubes pour cet usage.
Nous voyons, flg. 40 et 47, le sy stème de chnudieres que MM. Caird et compagnie ont appliqué aux
Éc helltdt I pour 97. Échtlle 4. t pour 97.
Fia. Ü> — Chauiiére I is rirmirqicnr, 4e Greenock Fia. .7. — Chaudière 4.» remorqueur, il? Greonurk et Glasgow. — Caird et C*. ot Glasgow. — Caird .t C*.
Élrration. Couji*.
machines des linteaux remorqueurs en fer, de üreenoch et tilusgu» , établis par eux-mêmes. Le diamètre du cy lindre était de H décimètres et la longueur de la course du piston de I métré. Nous ne joindrons point , en general , è la série de dessins que nous donnons , les dimensions des machines et le nombre des ehnu-
KXKMPI.ES DE CHAUDIÈRES MARINES. iï9
(Itérés. Nous nous reservons de donner tous ces détails numériques, sous une forme beaucoup plus commode, dans des tableaux spéciaux.
Les figures 48 et 49 représentent une chaudière américaine , que l’on doit considérer comme une sorte
Échelle dr I pour 80. Échelle de \ pour 80.
FlO. 48. — Cbuodière américaine . Fia. 49. — Chaudière américaine -
Cbupr longitudinale. Coupe iraniterujl*.
de phénomène, même dans ce pays d'essais audacieux. Il parait que le vaisseau, pour les machines duquel on a établi cette chaudière, parcourt 150 milles, ou J | degrés, en 9 heures , ce qui fait de 30 à 31 kilomètres par heure. Les plaques ont ti * millimétrés d’épaisseur; le diamètre des rivets est de 1 4 millimètres , et la pression de la vapeur est de 3 j kilogrammes par centimètre carré.
Les figures 50, 51, 52, 53, 54 et 55 sont les dessins des differentes parties des chaudières des ma-
ufj
f-l à-iütfuuTD
H O IVPfttM
FlO. 50. — Chaudière# du butera à np«at h Ph^nu. y / Fio. 5J . — Chaudière* du Phéni» .
Scott, Sinc'uir et C*. Scott, Sinclair rt t>.
Él/ralion principale. , ^ Coupe Imtutertalt par la chaudière.
chines du bateau à vapeur le Phénix. Ce bateau a etc construit par MM. Scott, Sinclair et compagnie pour faire le service do cap Town et de la baie d’Algoa au cap de Bonne-Espérance.
Première Section. 47
(fl
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do..
CXJ
CHAUDIERES
Fia. 5$. — Ch»adièro« du Phénix.
Scott, Sinclair et O.
Coupe Iranertnale par lei fourneaux mirant K L.
FlO. 53. — CliAudiùru* «lu Phtmx.
Scott, Sinclair et C*.
Coupe horizontale mirant A H
Fio. R4. — Chaudière* du Phénix.
Scott, Sinclair et O.
Fio. 55. — Chaudière* du Phénix.
Scott, Sinclair et O.
Coupe horizontale mirant CD
Coupe longitudinale mitant G H
( ÊcktlU il# JL pour Ut lyurtt 50. 51 , 52, 53, 54 et 55.
Les flg. 56, 57 et 58 représentent les chaudières du bateau à vapeur l' Achille, dont la «instruction est due ù MM. Calrd et compagnie. Ce navire dessert les deux ports de Liverpnol et de Glasgow, et il est très connu pour la rapidité de sa marche et l’excellence de son service.
Les flg. 59, 60, 61 , 62 et 6S représentent les différents détails des chaudières du bateau à vapeur le Don Juan , construit par MM. Girdwood et compagnie, de Glasgow, pour la compagnie des bateaux 0 vapeur de la Péninsule. Ces chaudières produisent une grande quantité de vapeur pour le service des puissantes machines du navire. Les cylindres ont jusqu'à 1,75 mètre de diamètre , et la longueur do la course
EXEMPLES DE CHAUDIERES MARINES
Kio. 56. — Chaudières du bateau à vapeur l’Arhilh. Caird et O.
Coup* Iranetertale et Muolion.
Fio. 56. — Guiudière» de l‘ Achille.
Caird et O.
Coupe* horizontale* et p/an du demi.
Fia. 57. — Chaudières de l'Achille.
Caird et C*.
Coupe longitudinale et élévation.
pqIüdg
PD
PO
QffiJ
Coup* tranert reale.
filtration
Vio. 59 et 60. — Chaudière» du bateau à vapeur le Don Juan Girdwood et C*.
FlO. 64 . — Chaudière» du Don Juan.
Girdwood et C*.
Coup* longitudinale.
Fjo. 62. — Chaudière» du Don Juan.
Girdwood et O.
Coupa longitudinale par la cheminée.
dB piston est de 1 ,83 mètre. Mais, en général , ces chaudières, comme tontes les chaudières à double rangée de fourneaux , font «ne grande consommation de houille, outre les inconvénients qu’elles présentent pour l’entretien dn feu.
CHAUDIÈRES
Coup* horizontal* par U* earneomr.
Les figures 64, 65, 66 et 67 sont les dessins des chaudières du bateau à vapeur /’ Unicom, construit par MM. Calrd et O.
Les figures 68, 69 et 70 sont relatives aux chaudières de V Aigle, na\ire sorti des mêmes ateliers de construction.
Il n'y a rien de bien avantageux dans les dispositions des chaudières de V Unicom et de V Aigle. En généra) , nous croyons que les chaudières tubulaires
(Éc htUr de pour lu figmrt* 56, 57, 58, 59, 60, 61, 6î et 63.)
Fio. 64. — Chaudière* du bateau à vapear JTnirorn. Caird et O.
(oupr tranrvtnale et élévation.
Fio. 65. — Chaudière» do iTmconi.
Caird «t C*.
Coupe horizontale.
filtration .
Coupe longitudinale-
l'emporteront sur toutes les autres dans leur application aux machines des bateaux & vapeur, et nous reproduirons en détail tout ce qui a été fait de mieux en ce genre. Cependant , il y a encore un grand nombre de chaudières marines établies d’après l'ancien système des carneaux ou conduits ordinaires de fumec, et
EXEMPLES DE CHAUDIERES MARINES
noos devons avouer que, même dans la marine anglaise, la plus grande partie des navires 3 vapeur est pourvue de ce genre de chaudières ; il était donc indispensable d'en donner quelques exemples.
Fio. 63. — Chaudières du baissa a vapeur l'.hgtt. Fio. 69. — Chaudière* de CAigU.
Caird et O. Ceird et O.
ÈUtatiw i Coapv horitoniaU.
Fio. 70. — Chaudières de tAigU. — Caird et C*
Chape longiloAinaU.
e r tSASnlê» to mtfrrr
( Èe MU de — ^ - pour Iti favrti 64, 63. 66, 67, 63, 69 ri 70.)
Dans la plupart des chaudières marines, un inconvénient assez grave résulte de l’usage où l'on est de donner une très grande longueur et fort peu de largeur aux fourneaux. Cette disposition vicieuse rend l'entretien du feu fort difficile , et quelquefois même Impossible par les mauvais temps. Il est bien préférable de ne donner aux fourneaux qu'une longueur modérée, qui permette au chauffeur de conduire facilement son feu ; on doit aussi incliner les barreaux de ta grille beaucoup plus qne dans les foyers ordinaires , de manière que k charbon soit toujours poussé aisément vers k fond de la grilk , et que les mouvements du navire ne le fassent point remonter, laissant ainsi à nu les extrémités des barreaux.
CHAUDIERES
Lorsque les fourneaux ont une grande profondeur, Il arrive généralement qu’une quantité d’air notable traverse la grille par les extrémités sans rencontrer le combustible Incandescent étendu par dessus, et il en résulte un refroidissement qui nuit d’une manière sensible à la production de la
sapeur.
Les figures 71, 75, 73, 74 et 76, sont relatives aux chaudières des steamers Thames et Mcrltvay {la
Kl o 71 - — Chaudière* de* steamers Thamet et Meétoay. MftU'lftlaj et Ficîd.
Coupe A orisonlate par le» fourneaux iwiranf G H
Maud*l*y et Fiuid.
Coup* KoriiantaU par le» carneaux tuteanl IJ.
KiC. 73. — Chaudières des steamers Thamet et J Ifafimy. MaudsUj et Field.
Coupe longitudinale ruinant B P
KlO. 74. — Chaudières des steamers Tkamtt et Meàtcay. Maudslay et Field.
Coupe tuirant A B.
Tamise et la Medway) , deux forts navires qui ont été construits par MM. Maudslay et Field, pour la Compagnie royale des paquebots à vapeur { llotjnt Steam pacte! Company). Ces chaudières ont parfaitement réussi , et ce sont certainement les meilleures de toutes les chaudières marines qui aient été établies Jusqu'à présent avec le système des carneaux intérieurs. Nous ne connaissons, quant à nous, aucun antre exemple de chaudières de ce genre qu’un ingénieur puisse copier avec autant de garantie de succès.
EXEMPLES DE CHAUDIERES MARINES
A, A, A sont les fourneaux; D, D les carneaux, b est le conduit d’où la fumée prend son origine pour aller circuler dans les carneaux, suivant lu direction de la double flèche en E (flg. 77); o, dans In même figure 73, indique la position du conduit de la cheminée.
Les figures 74 et 75 sont des coupes verticales suivant les lignes AB et CD , que l’on voit dans les coupes horizontales par les fourneaux, ligure 71, et par les carneaux , ligure 71. Les lignes courbes et ponctuées, qui se trouvent aux extrémités supérieures de ces deux coupes verticales, représentent la direction que suit le courant ascensionnel de la fumée. A mesure que le carneau se rapproche de la cheminée, il se rétrécit , bien que sa hauteur augmente. On n'a pas besoin , en effet , de conserver une section d'une aire égale pour le courant de fumée, puisque cette fumée, communiquant sa chaleur à l'eau de la chaudière, diminue sans cesse de volume. D'un autre cété , la hauteur de ce carneau peut être augmentée de manière à laisser au-dessus une couche d'eau moins épaisse , puisque la filmée étant refroidie, ne peut agir par sa chaleur que sur une moindre quantité d’eau.
Les autels B (flg. 74) du foyer ne sont pas Ici de petits mura en briques réfractaires disposés é la f,„. 75. - Clandière. d« ««mm ra»«o. h jm»». suite de la grille. Ils sont formés par un renflement Msuddsjr et FM I.
de la chaudière elle-même. La télé de la chaudière Coup* mirant en.
(écrite éi jL povr lu fa. 71, 72, 73, 74 « 75.)
constitue le revêtement, et l’eau la partie Intérieure de ce nouveau genre d’autel, dit autel ti'rau. On voit la coupe d’un de ces autels dans la ligure 7S, et la projection Inclinée du dessus dans la coupe transversale par les foyers, figure 74. La raison pour laquelle ees autels sont inclinés par leur sommet se conçoit aisément ; car l’eau qui se trouve au-dessous de cette surfnce supérieure, venant a s’échauffer, tend & s'élever, et son ascension se fait beaucoup mieux le long de la surface Inclinée de la télé, que si elle était obligée de s'échapper par force, soit à droite, soit à gauche, le long d’une surface horizontale.
Il y a quatre chaudières eu tout dans chacun des deux steamers Thatnes et Medway, et les fourneaux sont disposés aux deux extrémités, ce qui permet de ne leur donner qu’une longueur convenable.
Les ligures 78, 77, 78 et 7», représentent les chaudières des steamers Dec et Solway. Ces navires et leurs machines ont été établis par MM. Scott, Sinclair et C», de Greenock, pour la Compagnie royale des paquebots à vapeur. On remarquera que les fourneaui, au lieu d'être adossés l’un à l’autre au-dessous drs chaudières, À l'effet d’avoir du feu à chaque extrémité de ces chaudières, comme dans l’exemple précédent, sont disposés sur deux rangées, l’une au-dessus de l’autre. Letendue longitudinale occupée par les fourneaux dans le navire, se trouve ainsi notablement diminuée ; mais le système entraîne avec lui des désavantages qui compensent ce qu'il peut y avoir d'heureux dans cette disposition.
Le principal inconvénient de ce genre de fourneaux provient de la difllculté d’av oir deux centres de chaleur bien efficaces à la fois, dans deux foyers ainsi superposés l'un au-dessus de l'autre. L'entretien du
CHAUDIÈRES
feu se fait d’une manière incommode ; le combustible se charge difficilement, et les boite» a charbon ne peuvent être disposées aussi favorablement pour le bon arrimage du navire, que lorsque les chaudières
Fia. 76. — Chaudières des steamers Dtt et Solway. Scott, SaincUlr et C*.
Élirai (on.
Fio. 77. — Chaudière* de* «tranu-n Ikt et Salway. Scott, Sainclair et C*.
Campe iraruxenalt
( Êckéll* de pour lei figmm 76 el 77 )
présentent un foyer incandescent à chacune de leurs extrémités et à la même élévation. .Nous croyons, de plus, que la vapeur qui se forme â la partie tout à fait basse de la chaudière, au point ou les foyers de la rangée de dessous exercent directement leur action, que cette vapeur, disons-nous, se trouve refroidie en s’élevant et passant à la hauteur des cendriers des foyers supérieurs, où les besoins de la combustion nécessitent un courant d’air froid continu.
F»0. 78. — Chaudière* des Bteamem Orr et Solioay. — Fcott, Sinclair et O.
Coup* Sort son lai*
[ n autre inconvénient assez notable qui résulte de cette disposition est la difficulté de donner aux cendriers une hauteur suffisante. En se reportant a la figure 78, on verra que l’inclinaison des grilles du
EXEMPLES DE CHAUDIÈRES MARINES
loyer est loin d'ètre aussi grande qu'il est bon de l'avoir daus les navires, ou les mouvements de roulis el de tangage tendent quelquefois à rejeter le combustible vers In porte du foyer, lorsque cette inclinaison
Fig. 79. — Clumdièws dw steamer* D*e et So/uriy. — Scott, Sinclair et O.
Covpt KorisonlaU
des barreaux est trop faible. Or, c’est en raison du peu de hauteur des eendriers que l'on ne peut donner à la grille une inclinaison suffisante. Nous trouvons que ces diverses objections sont assez graves pour empêcher d’adopter dans la pratique une telle disposition.
Il v a trois chaudières dans chacun des deux navires Dee et Solu'ay, et six fourneaux pour chaque chaudière, ce qui fait dix-huit fourneaux pour un navire. Les chaudières, dont nous donnons ici les dessins, sont en réalité les chaudières du Sotieaij; car celles du Dee, au lieu de présenter séparément un dénie arrondi, comme on le voit dans les figures 76 et 77, ne présentent cette forme que par leur ensemble ; c’est-a-dire que les deux chaudières extrêmes n’étant arrondies que d'un cité, et celle du milieu seule inclinant légèrement son déme & droite et è gauche, ces trois chaudières sont disposées de manière a avoir en dessus la forme d’une demi-ellipse.
La surface de chauffe totale de ces trois chaudières est de 886 mètres carrés, et l'aire totale des surfaces de grille de 30,23 mètres carrés. Vold les autres données principales :
Poids de chacune des chaudières 38 tonnes.
Diamètre des cylindres 1,85 mètre.
Longueur de ia course du piston 3,13 mètres.
Puissance en chevaux-vapeur zoo.
Unité de surface de chauffe (pour un cheval-vapeur). . . 0,965 mètre carré.
Unité de surface de grille (pour un cheval-vapeur). . . . 0,0755 d“.
Lorsque la grille d'un foyer se compose d’une double série de barreaux, comme on le voit, figure >8, Il est bon de disposer, au centre de cette grille, deux barres transversales au lieu d’une seule, pour supporter séparément les extrémités des barreaux, ii faut aussi ménager un certain espace libre entre ces deux barres, afin que les cendres et les autres résidus de la combustion puissent aisément passer à travers. Cet intervalle permet ainsi aux barreaux de s’allonger sous l'action de la chaleur, sans venir buter leurs extrémités l'une contre l’autre. Lorsque l’on n'adopte pas une telle disposition, les barreaux se recourbent d’une manière sensible, en exerçant des efforts qui vont souvent jusqu’à arracher de leurs scellements les barres de support. Il est nécessaire de laisser un espace semblable entre l’extrémité antérieure des barreaux et la plaque fixe disposée immédiatement après la porte du foyer, et l'on doit faire en sorte que les talons des barreaux , pas plus que leurs extrémités, ne portent contre les supports de la grille.
Les autels de ces fourneaux sont en briques réfractaires, et, comme on le voit figure 78, les tètes de ces autels se rapprochent beaucoup de la voûte du foyer. Dans des circonstances semblables, il est très convenable de faire consister la partie supérieure de l'autel en un ou deux blocs, composés de briques réfractaires, que l’on puisse enlever à volonté lorsqu'on a besoin d’entrer dans les carneaux pour les balayer Prrmièr* S* dion. 18
ISK
CHAUDIÈRES
ou pour y foire de» réparations. Sans cette précaution, on est obligé, pour s'ouvrir un passage, de démolir et de reconstruire continuellement ce» autels, ee qui finit par devenir fort dispendieux. Enfin , dans les chaudières du genre que nous venons de décrire, il est difficile d'allumer les fourneaux d'une rangée lorsque ceux de l'autre rangée sont déjà allumés , en raison du tirage déjà établi par les foyer» enflammés, tirage qu'il s'agit de rompre pour former un second courant. On aurait pu croire qu’en allumant alternativement les deux rangées de fourneaux , la fumée serait brûlée ; mais cet effet n’a pas lieu.
I.es figures 80, 81, 82 , 8S, 84 et 84 représentent les chaudières primitives du steamer le Greul ■
nn
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FlO. 80. — Chaudière* primitive* du steamer U Grtal- M ’ttltm. — Maudslay et FkM.
EUtahon.
Kio. 81 nt 82. — Chaudières primitive» du (Irtal- WetUrn. — Maudslay et Flrld.
Coup* tviraml BR. n<Mnt AA.
Fio. 83 et 84. — Chaudière» primitive* du Gronl-WetUm. Couf» par Ut faurntau-T f. Coupe par let ramenai t.
Fie. 85. — Ch*ud»i*r«fi primitif e»
du ür*ol>H7jf#rn.
Coup* r tr tirai* tmranf C C.
EXEMPI.ES DE CHAUDIERES MARINES
Western, dont la construction est duc à MM. Muudslay flls et Kickl. Les chaudières employées actuellement sur ce vaisseau , et qui sont des chaudières tubulaire s, sont représentées un peu plus loin par les ligures 86, 87, 88, 89 et 90.
o j 13 4 SmeârtB.
tu
( ÊckttU <U JL pour lu fgurrt 78, 79, 80, 81 , 82, 83, 8i «l 85.)
Ces chaudières tubulaires ne produisent pas une grande quantité de vapeur, et ce défaut provient de ce que les tubes enlèvent à la fumée une trop forte proportion de chaleur, de telle sorte que le tirage ne peut se maintenir avec assez d'intensité. On peut remédier aisément 8 cet inconvénient soit en faisant déboucher dans la cheminée, au moyen d’une tuyère, la vapeur qui a servi , soit en ménageant une ouverture 8 travers la chaudière et 8 l’extrémité postérieure du foyer, entre les boites 8 fumée inférieure et supérieure, de manière 8 ce qu’une partie de lu fumée puisse monter directement dans la cheminée, sans avoir 8 traverser les tubes horizontaux. Ces ouvertures doivent être munies de registres que l’on puisse ouvrir et fermer 8 volonté, de manière 8 ne laisser échapper que la quantité d’air chaud que nécessite un tirage d’une énergie convenable.
Dans ces nouvelles chaudières du Orrai- Western, dont nous donnons Ici le dessin , on a cherché 8 se garantir des inconvénients du défaut de tirage au moyen d’un ventilateur. Dans ee système, les fourneaux doivent être fermés entièrement , et le courant produit est introduit dans une chambre , en arrière
Fio. 86. — Chandiêr»» actuelle» du ttcuuer If Grtal-WttUm. — 1844. Atelier» de eeuatruction de U compagnie.
Cou/* lrarurtr$aU.
du cendrier A \ lig. 90), d’où il passe ensuite dans les cendriers par des cols ménagés a cet effet. Un inconvénient, cependant, que présente cc ventilateur, c’est que la fumée s’échappe en assez grande quantité par les portes des fourneaux , quand clics sont ouvertes.
C’est de M. Guppy que nous tenons les détails que nous avons donnés concernant la faible production de vapeur 8 laquelle ces chaudières dorment lieu ; et autant que nos souvenirs sont exacts , M . Guppy luiméme est l’auteur des plans de ces chaudières. Presque tous les ingénieurs ont construit des chaudières qui présentaient ce défaut; mais nous n’en avions pas encore rencontré un seul qui eut la bonne foi d’en convenir.
CHAUDIÈRES
Us chaudières primitives du (irrat- Wrstrm, telles qu'elles sont données ligures 80 à RS, présentent 374 métrés carres de surfaee de carneau s , et 83 mètres canés pour l'aire des parois du foyer, ce qui
Fio. 87, 88 ot 89. — Chaudières irtuoUea du Gérai- U'nOen. — 1814.
Coupe honsantah par ht Coupe horizontale Coupe horizontal' au-denut
fourneau r. au~d**tut dtt foumtaur. des tubei.
lait une surface totale de chauffe de 857 mètres carrés. L'aire de la grille du foyer est de 19 mètres carrés; la capacité de la chambre à vapeur, de ai J mètres cubes ; le poids des chaudières et des tuyaux a ■—J, vapeur, de îos tonneaux de 1000 kilogrammes; celui
de l'eau , de si tonneaux ; la consommation moyenne du combustible est de loto tonneaux par voyage de 37 à i8 jours, aller et retour.
Dans les chaudières tubulaires , figures 86 à 90 , la surface des tubes est de 548 mètres carrés; celle de la boite 4 fumée, de 77 mètres carrés , et celle du foyer, de 89 mètres carrés, ce qui fait 604 mètres carrés de surface de chauffe ; l'aire de la grille du foyer est de 13 | mètres carrés; le poids des chaudières, de 57 tonneaux; celui de l'eau, de 53 J tonneaux; la capacité de la chambre è vapeur, de 37 J mètres cubes; enfin, la consommation moyenne du combustible est de 707 tonneaux par voyage complet de 39 jours. On voit que la vitesse du vaisseau a quelque peu diminué depuis qu'il est pourvu des nouvelles chaudières, mais l'économie du combustible est proportionnellement beaucoup plus grande.
Fin. 90. n,»odièrM actuelles du CrMi-U r.im., La force des machines du Grrat- Wentcm est d’ent844. viron 400 chevaux-vapeur, aussi bien pour les nou-
anpt imgUintinate. velles chaudières que pour les anciennes. Les princi-
pales propriétés qui distinguent ces deux espèces de chaudières sont établies dans le tableau suivant , d'après ta comparaison des données précédentes.
(£i krIU 4r pour lu Rÿarrr 86, 87, 88, 89 cl 90)
EXEMPLES DE CHAUDIERES MARINES
Chaudières du Great-Western.
Ml
Chftodü-rcs ancienne#.
Surface de chauffe par cheval-vapeur 0,89 mètre carré.
Aire de la grille d" 0,0475 d°
Capacité de la chambre à vap. d° 0,08 1 met. cube.
Consomm. de combust. pur heure et par cheval-\ap. 3,79 kilog.
ChauilitrrB nouvelles.
1 ,66 mètre carré.
0,094 met. cube.
2,54 kilog.
Il faut remarquer, cependant, que les deux chiffres qui expriment dans ce tableau la consommation du combustible, n'ont pas été établis dans des circonstances identiques ; car le chiffre, 3,79 kilogrammes, relatif aux anciennes chaudières, n’a été obtenu que lorsque ces chaudières commençaient à se fatiguer, tandis que le chifTrc, 2,54 kilogrammes, relatif aux nouvelles chaudières, a été établi dans les premiers temps de leur service. Lorsque les anciennes chaudières étaient neuves, la consommation du combustible ne s'élevait pas au-delà de 2,72 kilogrammes par heure et par force de cheval.
Les tubes des chaudières sont en fer. La longueur de ccs tubes est de 2,44 mètres, et leur diamètre intérieur de 70 millimètres. Les fourneaux ont 2 j mètres de longueur, et cette proportion nous parait un peu forte pour un bon entretien du feu, surtout dans les grands voyages auxquels le Great-Western est destiné.
Le niveau de l’eau dans la chaudière est un peu au-dessus des tubes les plus élevés , comme on le voit ligure 86. Nous pensons qu’il vaudrait mieux laisser les tubes de retour traverser la chambre à vapeur, ce qui sécherait cette \ apeur d'une manière fort efficace et la surchargerait , en quelque sorte , de calorique. On pourrait réaliser aisément cette disposition en abaissant un peu le niveau de l'eau. L’air chaud, en traversant les tubes inférieurs , aurait abandonné une assez grande quantité de sa chaleur à l'eau , pour qu’il n'y ait plus a craindre une action nuisible sur la dernière rangée des tubes nou enveloppés par l'eau.
las tubes en fer présentent un certain avantage sur les tubes en laiton, en ce qu’ils peuvent être exposés , sans danger, à une chaleur plus Intense. On dit , cependant , que les divers dépôts faits par l'eau adhèrent avec beaucoup plus de ténacité sur le fer que sur le laiton ; mais cette objection a peu de valeur si , comme on doit le faire , les chaudières sont débarrassées avec soin des sédiments qui peuvent s’y déposer.
Les figures 91 et 92 représentent les générateurs du steamer le Brilish-Queen, destiné aux voyages
Fig. 91 . — Chaudière, du aleumer U Hr fiiVOnr.- — R. X.pier, Glasgow. Coufte horizontale.
transatlantiques de Londres à New-York. Il n’y a rien de bien caractéristique dans ce genre de chaudières qui ne présente guère de différence avec les chaudières marines ordinaires des navires de rabotage. Les chaudières du British-Queen sont au nombre de quatre, et sont rangées en travers du navire.
CHAUDIÈRES
Il y a en tout quatorze fourneaux , les deux chaudières extrêmes ayant chacune quatre de ces fourneaux,
Coup* touÿiluJinaU.
et les chaudières du milieu trois seulement. Le rendement de la chaudière, que Ton aperçoit ûgure 91, au point où la fumée, après avoir parcouru les carneaux, revient sur elle-même, a été ménagé afin d'empêcher les courants de fumée de venir se rompre et se refouler l'un par l’autre, au lieu de s’incliner dans le sens du nouveau carneau a parcourir. Ces chaudières étaient alimentées avec de l’eau douce, par suite de remploi (pie l'on faisait des condenseurs de llali, qui, comme on le sait, renvoient la vapeur condensée dans la chaudière , pouvant ainsi maintenir le niveau de l’eau , sans nécessiter un renouvellement continuel. Ce genre de condenseur n’est guère employé aujourd’hui dans les navires u vapeur, attendu que son poids et les dépenses d etablissement qu’il occasionne sont des objections presque insurmontables. Un vaisseau de la marine royale, qui était encore muni, il y n quelque temps, du condenseur de Hall , n’avait pas moins de 35 kilomètres de tuyaux de cuivre pour accomplir la condensation de la vapeur. L’emploi de l’eau salée dans les chaudières n’a pas de grands inconvénients si l’on a soin de les nettoyer assez souveut. La durée de ces chaudières n’est poiut, d'ailleurs, augmentée d’une manière appréciable par suite de l’emploi de l’eau douce.
Les figures 93, 91 et 95 représentent les chaudières du steamer la Ville-dc-Londrcs , qui a été der-
Fio. 93. — Chaudière* du steamer la VtlU-dt- Londrtt. H. Nupicr. — Glasgow. — 1844.
Coupe verticale.
Fie. 94 et 95. — Chaudière* du steamer la VilU-ile-Londrtt.
Coup# horizontale par Im rurnmu j . Coupe horizontale par Ut fourneau i . f S O 1 » 9 tonfr*».
(f'chrlle de ^ pour Ut fovrtt 93, 94 et 95.)
EXEMPLES DE CHAUDIERES MARINES
nièrement construit par M. Napier, de Glasgow, pour faire le service entre les deux ports d'Aberdeen et de Londres. Ces chaudières ont beaucoup de rapport avec celles îles steamers Thames et Medtvay, et elles ont un foyer à chaque bout, ce qui n'a point lieu dans les chaudières du Britùh-Qveen. Les parois de la chaudière , directement au-dessus du foyer, forment une saillie ou , pour ainsi dire , un autel renversé rempli d'eau , à l'extrémité du foyer, de manière à ce que la llamme soit obligée de descendre au-dessous de cette saillie pour pouvoir entrer dans les carneaux. Nous trouvons cette disposition fort ingénieuse. L'air chaud, en vertu de sa légèreté spécifique, s’élève dans la partie supérieure du foyer, et il y reste tant qu'il n'a pas abandonné une portion notable de sa chaleur. Ce n'est, ainsi, qu’apres s'étre sensiblement refroidi qu'il peut entrer dans les carneaux. C’est aussi une fort bonne chose que de disposer un autel renversé qui, dans ce cas, peut être fait en têle, au point où les carneaux débouchent dans la cheminée, de manière à ce qu’une couche d'air chaud soit retenue a la partie supérieure du conduit. Cette disposition est généralement adoptée dons les meilleures chaudières. On avait d’abord introduit un autel de cette nature dans les chaudières de la Villr-tlr-l.ontlrft, mais il arriva que le tirage s'en trouvait trop sensiblement diminué, et on fut obligé d’y renoncer.
Les ligures 90 et 97 sont relatives aux chaudières du steamer /« Sydenham, et des autres navires dont
Flfl. 96. — Ch«tt<lièroi tuSolairt» <lu -.tennier U Sydenham. — Ataliar royal de Wootwieh.
Coupe traiter ertair.
Flfl. 97. — Chaudière» lubohint du eteansar
le Sydenham.
Coupe rertioaU.
les chaudières ont cté établies dans les ateliers de construction de la marine royale à Moolvv ich. Ces chaudières sont tubulaires. Les tubes et les plaques qui les portent sont en laiton. Le diamètre intérieur des tubes est de 7# millimètres, et la distance de centre a centre est de 10 j centimètres.
Les ligures 96, 99 et 1 00 représentent les chaudières primitives du steamer le Tage, dont la construction est due à MM. Scott, Sinclair et C*. Les ligures 101 , 102 et 103 sont relatives aux chaudières actuelles du même navire, qui sont du genre tubulaire, et qui ont été établies par MM. Miller, Ravcnhiil et Cr. Les fourneaux des chaudières primitives sont disposés sur une double rangée, l'une supérieure, l'autre inférieure. Ces chaudières sont au nombre de trois. Voici quelques-unes de leurs dimension-
principales :
Longueur de chaque chaudière 7,30 mètres. ■
Largeur d». . 2,13 cl".
Largeur totale de l'ensemble des trois chaudières, y compris les têtes des boukms 6,30 d».
CHAUDIERES
Longueur des fourneaux inferieurs S,44 métré».
Longueur des fourneau* supérieurs J,Î8 d".
largeur de chaque fourneau 0,9! d".
Les fourneaux sont au nombre de douze. Chaque chaudière contient 14 tubes en fer d’environ 35 cen-
timètres de diamètre et 3 mètres de longueur, et la fumée est obligée de circuler à travers pour se rendre h la cheminée. On voit, dans la coupe transversale de la figure 98, comment ces tubes sont disposes. La tête qui les forme est la même que celle de la chaudière. Les extrémités de ces tubes sont munies de rebords ou colliers en saillie , rivés sur la plaque de la boite à feu, où sont ménagées les ouverture* nécessaires au passage des tubes. Les tètes extérieures des rivets sont exposées à être brûlées, attendu qu’elles sont séparées du contact de l'eau par la double épaisseur de la plaque de la boite et du rebord des tubes. Il y a dès lors à craindre que la plaque de la Imite 4 feu se trouvant refoulée par la force Cmpr trarucmait. ÉUrainn, jj, vapÏOr) les tubes ne s’en détachent. Il serait
bien de recouvrir les têtes de ces rivets par une plaque, après avoir ménagé sur cette plaque des ouvertures placées en face des tubes , et d’un diamètre plus petit , afin que les rivets fussent protégés d’une manière plus efficace et pendant une plus longue période de temps.
Fi O. 9R. — Chaulitire* primitive* du ctonmer U Toge. Sévit, Sinclair et O*. — 1838.
EUmMm.
Coupt horizontal*
EXEMPLES DE CHAUDIERES MARINES
Les chaudières actuelles du T âge n'ont pas réalisé tout ce que Ton doit attendre des chaudières dites tubulaires. Elles ne produisent pas une quantité de >apeur suffisante, et cette vapeur entraîne souvent
FlO. 101 . — Chaudière* actuelle* du Ta'je. — Miller, lUvtuhill et C-. — 1841.
fou/* reri ica U.
Fio. 102. — Chan<L*ro« actuelle* «lu 7a g t
Ùeralton et c oupe frantrena/e /ut r le fasrnetni-
de l'eau avec elle. Il se produit aussi des bouillonnements lorsque la vapeur s'échappe au-dessus du niveau de l'eau. Cette circonstance provient de ce que ce niveau dans la chaudière, étant au-dessus des tubes, s'élève assez haut dans la partie cintrée |x>ur que son aire superficielle en soit sensiblement diminuée.
Ces chaudières sont munies d'un foyer à chacune de leurs extrémités, comme nous l'avons déjÀ vu dans plusieurs des chaudières que nous avons décrites. Il y a, en tout, quatre chaudières. Ces cylindres ont 1 ,47 mètre de diamètre, et la longueur de la course du piston est de 1,74 mètre. Les chaudières ont 4,04 mètres de long, et, comme elles sont disposées bout à bout , par couple , la longueur de chaque
FlO. 103. — ChaodiirrB actuelta du Togo. — !814. Étiration poatirirure et coupe fonu teriale par ta bout a fumet.
StaArra
( ÉeKelti Je — pour tri figure! 98, 99, 100, 10!, 102 il i 0 3 .
couple est de 0,10 mètres, plus un petit passage que l'on ménage entre elles, ce qui donne une longueur totale de 7 mètres environ , en mesurant à partir des devantures du foyer. La largeur de chaque chaudière, dans sa plus grande section, est d'environ î“,lï, et, comme U y a un passage d’environ 3 décimètres entre chaque couple de générateurs, la largeur de l’ensemble est de 4m,56. La hauteur est de J", 74, à peu près comme dans les chaudières primitives du Tage; mais tout l’espace, compris audessus , est occupé par les conduits , tuyaux et boites de vapeur, tandis que , dans les anciennes chaudières , cet espace était réservé au combustible. (I se trouve ainsi que l'économie réalisée , dans le sens de la largeur, est compensée par la perte que l'on fait en hauteur. Il y a encore une autre perte d'espace, puisqu'il faut servir le feu à chacune des extrémités. 11 en résulte que ces chaudières, malgré la
Prtmibn Section. 1 9
CHAUDIERES
petitesse de leurs dimensions, ne réalisent qu'une économie inappréciable dans l'espace qui leur est réserve sur le navire. Mais elles sont beaucoup plus légères que les anciennes , ce qui ne laisse pas que d’ètre un grand avantage.
Les tubes sont en laiton, leur diamètre est de 7 { centimètres, et leur longueur de 1,98 mètre. Il y a 45 tubes dans chaque générateur, ce qui donne ISO pour le nombre total des tubes. Ce nombre est trop faible pour l'absorption complète de la chaleur, et II doit s'en échapper une quantité assez notable par la cheminée. Les tubes dépendant de chaque fourneau sont séparés des autres, en entrant dans les boites à fumée, par des espaces remplis d’eau , qui interceptent entr'eux toute communication , de sorte que la fumée de chaque fourneau est complètement séparée de celle du fourneau voisin, jusqu'au moment où cette fumée pénètre dans la cheminée. Cette disposition permet de réparer ou de nettoyer les tubes de l'un des fourneaux, sans éteindre, pour cela, les feux des autres. On a eu soin de ne pas mettre de tubes à la partie centrale de chaque chaudière, afin de pouvoir y fixer une forte entretoise. Les chaudières sont parfaitement bien assujetties, et c’est là leur principal mérite. Les devantures en fonte des fourneaux sont défectueuses , en ce qu'elles rayonnent une quantité assez notable de chaleur. On a gjouté une nouvelle boite 4 vapeur au-dessus des chaudières, afin de Bêcher un peu plus la vapeur, qui entraînait avec elle une quantité d'eau par trop considérable.
Les figures 104, 105, 106, 107 et 108, représentent les chaudières du steamer Braganza, dont les
Fio. 404 et 405. — Chaudières du steamer Broganta. Bury, Curtia et Kennedy. — 4844.
Élévation. Coup* irantvtrvaU.
et Kennedy. — 4844.
Km du déuvi.
Cartis et Kcnnody. — 4844.
Cou pt longitudinal*.
Fio 408. — Chaudières du Braganza. — Bury, Curt» et Kennedy. — 4844.
Coup* Horizontal* par Ut fourneaui.
* mtLrtt
(Éc/ullt A* JL pour Ut fùr. 10*, 106, 106, 107 u 108.)
EXEMPLES DE CHAUDIÈRES MARINES
machines ont A peu près la même force que celle du Toge. Il y a soixante-quinze tubes dans chacun des générateurs, qui sont au nombre de quatre, et qui ont lu même longueur et le même diamètre que ceux du Tagt, ce qui élève le nombre des tubes à trois cents nu lieu de cent quatre-vingts. Il est de toute évidence, que cès proportions si différentes de surfaces tubulaires, pour la même force, ne peuvent être convenables toutes deux à la fols; et l'expérience a prouvé, que c'est la proportion admise dans le Bragania , qui est de beaucoup préférable.
Les générateurs de ce steamer donnent les résultats les plus satisfaisants. La vapeur se produit en abondance, sans entraîner d'eau avec elle ; et la fumée abandonne sa chaleur à l’eau, en ne conservant que la portion nécessaire à un boD tirage. Les chaudières sont établies de manière à résister à une pression considérable, et leur élargissement, à la hauteur du niveau de l'eau, diminue la violence de l'ébullition. Nous dirons enfin, que les chaudières du lSraganza nous paraissent satisfaire, de la manière la plus heureuse, a tomes les conditions des chaudières du genre tubulaire. Nous n’en connaissons aucune qui fonctionne avec plus d'efficacité.
U figure tou représente une chaudière à tubes verticaux, sortie des atelicrsdc construction de M. David N'apier. Ce n’est point la fumée qui circule dans I intérieur des tubes ; c’est l’eau elle-même. La vapeur, qui se forme dans les tubes, a une grande tendance A entraîner de l’eau avec elle, et la présence accidentelle d'une matière étrangère daus ce genre de chaudière, serait assez grave, en ce que cette substance, pénétrant dans l’un des tubes , pourrait amener uue obstruction dans l’intérieur. Il s’ensuivrait nécessairement un arrêt dans le renouvellement de l'eau, et le tube serait blentêt brûlé.
Le navire , dans lequel ce générateur fonctionne , est pourvu d’un condenseur qui renvoie A la chaudière, la vapeur après l’avoir condensée par le froid extérieur. Il est naturel de supposer que cette disposition , qui permet A la chaudière d'employer constamment la même eau, A très peu de choses près , rend Impossible l'introduction de toute matière étrangère, susceptible de boucher les tubes. Mais quelle que soit la nature de l’eau employ ée, elle dépose toujours plus ou moins, et la graisse que l’on emploie pour rendre étanches les diverses parties de la machine, finit, en se mélangeant avec ces dépAts, par former une espèce de mastic , dont quelques boules peuvent suffire pour obstruer les tubes. Nous pensons que ce serait un véritable perfectionnement que d’employer de l'huile Ib9 — Cbxuditroi cylindriques k tubes verticaux, au lieu de la graisse , dans les machines munies de N*picr’
semblables générateurs. Coup* rtriicolv.
Les figures 110, 111, 112 et 1 13 représentent une chaudière marine, à tubes verticaux, mais l’eau esl extérieure A ces tubes, qui servent de passage A la fumée. Nous avons déjè dit quelques mots de ce genre de chaudière, qui, nous le croyons, ne tardera pas A être adopté par le plus grand nombre des constructeurs.
La partie supérieure des tubes n’est point entourée d’eau ; elle traverse la chambre A vapeur, ce qui
CHAUDIÈRES
fait que cette vapeur est complètement séchée, c'est-à-dire que les petites quantités d'eau entraînées a l’état liquide sont vaporisées par suite de cette addition de chaleur. Comme nous allons retrouver un peu plus loin une machine de chaudière de terre, établie d’après le même principe, nous réservons ce que
FiO. HO et III. — Chaudière* cylindrique* à tube* verticaux.
Fio. 112 et 113. — Chaudière» cylindrique* à tube* verticaux.
Coupe par U cendrier. Coajte par te* tube*.
nous avons à dire à ce sujet, jusqu’au moment où nous ferons la description de la chaudière représentée dans les figures 120 et 121.
( Échelle de JL pour les figure* 1 10, III, 1 12 et 113.
Les figures 114, 115, 116, 117, 118 et 119 se rapportent aux chaudières du steamer Qt teen, navire qui ne voyage que sur les rivières, et qui est célèbre par la régularité et la rapidité de sa marche.
EXEMPLES UE CHAUDIÈRES MARINES. HJ
ta construction en est due a MM. Rennie. Le but qu'on se proposait surtout d'atteindre, dans cette circonstance, était d'avoir une chaudière excessivement lettre, et c’est pourquoi celle-ci ne peut contenir qu'une très petite quantité d'eau. Elle ne nous parait pas, cependant, disposée de manière à supporter une forte pression; et, dans les navires destinés à avoir une marche rapide, ce détail est, «Tics, d'une grande Importance. Voici quelques-unes des dimensions principales :
Longueur de chaque chaudière d,l7 mètres.
Largeur d» M°
Hauteur d» M*
Longueur des fourneaux * ,57
Longueur des t<î0
Largeur des fourneaux <*»*»
Diamètre de* tubes o,o; 6
Diamètre du cylindre des machines 0,737
Longueur de la course du piston. ..." i,3<
Le nombre total des tubes est de 328. Ce» tubes sont en laiton ; il y a deux machines, et clics sont a action directe, c’est-à-dire sans balancier. Leur puissance collective est de 75 chevaux.
Fio. Ht n 1 15. — ( i.nu iiiir&t du «usiner — - MM, Ihnnie.
Oovr# transvtnal*.
Lit ration.
Fia. 146 ut 447.- CIiMdièw* du juimtr Quetn. — MM. R*nni«.
£€o*p* ZongUuJmalf . Él/ration l* ternir.
Si l'on voulait pousser la vapeur à une pression considérable dans cette chaudière , il serait nécessaire d'assujettir bien solidement le couvercle contre ta partie supérieure du fourneau, tout en le reliant avec la base même de la chaudière. la force qui tend à soulever ce couvercle est, en effet, fort grande, du moment que la pression de la vapeur dépasse certaines limites, et il ne serait pas suffisant de bien etayer contre la voûte du foyer le dessus de la chaudière, sans l’assembler encore avec le fond, de manière a ne
CHAUDIÈRES
ISO
former qu'un seul système. Les voûtes des fourneaux sont trop exposées A des modifications de forme, pour qu'on puisse les considérer comme des points d'appui suffisamment stables. Cependant les entretoises verticales, ou barres d'assemblage du couvercle avec le fond, présenteraient quelques Inconvénients, si on les disposait de la manière ordinaire. Il serait, en effet, presque impossible de nettoyer l'intérieur de la chaudière, qui sc trouverait coupé par toutes ces barres. Nous pensons qu’on pourrait avantageusement
Fio. 448 et 119. — Chaudières du steamer Qntm. — MM. Renuia. Coup* horisonlali. Plan.
(È,chtUt iU ± pour Ut faurtt Mi, M5, 146, 447, 448 tt 449.)
fixer les cntretoiscs A un arc-boutant, solidement relié par ses deux branches au fond de la chaudière, de manière à laisser libre toute la partie où sc trouve l’eau, et qui exige des nettoyages assez fréquents. On pourrait encore empêcher toutes les variations de forme du dessus des foyers, au moyen d’une série d’arceaux en fer, d’après la méthode adoptée dans les locomotives de Stephenson, et y relier ensuite solidement le couvercle de la chaudière.
Les figures HO et 121 représentent la chaudière à tubes verticaux, dont nous avons parlé tout A l’heure,
Cp. InremreaJ.. Cfcupf vtrtienl».
EXEMPLES DE CHAUDIÈRES MARINES
{ èckillt il J four fri fiyiim 120 fl 121.)
et qui est sortie des ateliers de MAI. Rennle. Cette chaudière, ayant été faite pour une machine de terre, est entourée d'un revêtement cylindrique en briques réfractaires, et c’est entre ce revêtement et la télé de la chaudière, que la fumée circule avant de se rendre dans la cheminée. Il est bien entendu que cette fumée passe egalement dans l'intérieur des tubes verticaux. Le cylindre de briques réfractaires est surmonté d’un dème en fonte, qui repose par sa circonférence (Ûg. i 20) dans une rainure où se trouve du sable, afin d’empêcher toute fuite ; et, en soulevant ce dôme au moyen d'un système de poulies qui lui est adapté’, on a un accès facile anx extrémités supérieures des tubes.
Cette chaudière est identique, dans toutes ses dispositions principales, a la chaudière représentée dans les figures MO, ni, lia et 11 J, bien que celle-ci eût été destinée à un navire à vapeur, et qu'elle fonctionne en réalité sur un des remorqueurs de la Tamise. Comme nous croyons fermement au succès de cette nouvelle variété de générateur, nous en considérerons les détails avec soin, et nous renverrons nos lecteurs aux figures 1 1 0, l il , 1 1 2 et 1 1 8, attendu que ces figures se rapportent plus spécialement a la
chaudière que nous allons considérer. Voici les dimensions principales :
Diamètre de la chaudière 1,83 mètres.
Hauteur d« 3,50
Diamètre de la boite à feu 1,68
Élévation de la plaque inférieure des tubes au-dessus des barreaux de la grille. 0,46
Distance entre la grille et le fond du cendrier 0,48
Longueur des tabes 2,44
Diamètre d° 0,051
Distance entre les tabes, de centre h centre 0,076
Diamètre de la plaque qui porte les tubes 1,17
Largeur de l'espace anuuialre qui sépare les tubes de la tôle de la chaudière . 0,356
Hauteur de l'eau le long des tubes 1,52
Longueur de la partie des tubes plongée dons la vapeur 0,91
Le nombre total des tubes est de 145, et, comme ils sont plongés de 1*,52 dans l’eau, l'ensemble de la surface de chauffe tubulaire est de 85,25 mètres carrés. L’aire de la boite A feu étant, d'ailleurs, da 3,27 mètres carrés, la surface de chauffe effective totale est de 38,52 mètres carrés. L’aire de la grille du foyer est de 1,95 mètre carré, ce qui donne la proportion de I à 20 environ, pour le rapport de cette aire à celle de la surface de chauffe.
C’est une chaudière de ce genre qui fournit tonte la vapeur nécessaire & la marche de la machine. Le cylindre de cette machine a 66 J centimètres de diamètre ; la longueur de la course du piston est de 06 ■ centimètres, et le nombre des coups, par minute, de 35, lorsque le remorqueur marche seul, et de 26 & 30 lorsqu'il est en service. La consommation de combustible est de 508 Kilogrammes par heure. Les tubes sont en fer, et ils ne paraissent souffrir en rien de l'action de la chaleur vers leur partie supérieure qui se trouve au-dessus du niveau de l'eau dans la chaudière.
Dans quelques-unes des chaudières établies d'après le système des tubes verticaux. Il s'est manifesté des crevasses à la plaque inférieure, sur laquelle sont fixés les tubes, dans les Intervalles d’on tube & l'autre. Nous pensons qne, dans la plupart des cas , la distance de 2,54 centimètres entre les tubes est insuffisante. Il est bon aussi de disposer ces tubes en zig-zag, comme on le voit figure 1 21 , ce qui, pour le même nombre de tubes, permet de laisser un plus grand intervalle entre chacun d’eux, et d'introduire plus aisément un Instrument pour décrasser leurs parois extérieures.
CHAUDIÈRES
Ce serait aussi une excellente précaution de préserver la plaque à tubes de l'action trop directe du feu, en interposant entre cette plaque et le foyer un dôme en briques réfractaires, avec des ouvertures correspondant à chacun des tubes. Mais, dans ce cas, il faudrait augmenter la surface de chauffe tubulaire, par l’addition de quelques tubes, attendu qu'une moindre quantité de chaleur est absorbée par l'eau avant l'entrée dans les tubes du courant d'air ehaud et de fumée.
Une sérieuse objection contre ce système de chaudière, qui doit se présenter tout d’abord à l'esprit de nos lecteurs praticiens, est le danger de brûler rapidement la plaque des tubes, par suite des dépAts qui peuvent se former sur sa paroi supérieure. Ce danger est déjà en grande partie évité, en adoptant l'emploi que nous venons de conseiller d'un dAmc en briques réfractaires Interposé entre le feu et le plateau. Mais nous ne connaissons , quant à nous , aucune chaudière de ce genre, qui ait présenté ce grave Inconvénient, même sansl’emploi, comme préservatif, du dAmeen briques. Cette circonstance provient de ce que l'agitation de l'eau, produite par l'ascension rapide de la vapeur, est un obstacle réel au maintien des sédiments sur le milieu de la plaque. Ces sédiments, violemment projetés dans tous les sens, finissent par se déposer sur les bords de la plaque, en dehors de la partie centrale, points extrêmes, ou le feu n’agissant pas directement, l'eau est beaucoup plus tranquille. II n'en rst pas moins convenable de vider et de nettoyer les chaudières de ce genre assez fréquemment, ou bien d'avoir des pompes de refoulement, qui chassent a volonté de la chaudière l’eau sous l'action de la pression intérieure, du moment qu’on ouvre un robinet de déchargé, empêchant ainsi eette eau de se charger de plus en plus de matières salines.
Ce serait une amélioration importante que de disposer dans les chaudières de toute nature un vase dans lequel viendraient se déposer successivement toutes les crasses contenues dans l'eau. Ces instruments n’ont guère été employés jusqu'à présent dans les bateaux à vapeur, bien qu'on en fasse usage depuis un certain temps, et avec avantage, dans les machines fixes. Tout le monde comprend, néanmoins, que l'introduction d'un appareil purgeur est beaucoup plus urgente pour les chaudières marines, que pour les chaudières de terre. .Vous donnerons plus loin quelques exemples de ces appareils, dits cases collecteurs , tels qu'ils sont appliqués aux chaudières de nav ires ; mais pour bien foire comprendre, dès à présent, le parti que l'on peut eu tirer, nous allons faire la description d'une des formes les plus simples dons son application aux chaudières de Watt, ou chaudières en chariot.
Vous devons faire observer, tout d'abord, que le mélange avec l'eau de quelques particules de matières
étrangères faeilitc la formation de la vapeur, en abaissant même, dans certains cas, la température de l'ébullition. En général, la génération de la vapeur est beaucoup plus active dans les endroits où se trouvent ces particules, de telle sorte que la vapeur parait pour ainsi dire s'en détacher. Les matières terreuses et salines sont eontinuellement poussées à droite et à gauche par la v apeur qui s'élève , et elles ne restent en repos que si l'ébullition vient à cesser. Si, dans de telles circonstances, un vase à ouverture étroite est plongé dons une chaudière, de manière à ce que l’eau n’y soit pas en ébullition, ce vase devra Unir par se remplir de toutes les crasses, qui se seraient bientAt durcies et incrustées sur la tAle de la chaudière. C’est Fio. lîî. — Appareil purgeur d'une chaudiér» on de cette observation que résulte la disposition géoéeburiot. rale jes appareils purgeurs.
La ligure 122 représente un de ces appareils appliqué à une chaudière de Watt; ao est la chaudière qui a été coupée suivant un certain plan, de manière à en faire apercevoir l'Intérieur ; b est une boite
EXKMPLES DE CHAUDIÈRES .MARINES
dans laquelle les sédiments se déposent, en tombant par le col cylindrique r. Dans ce col, sc trouve un autre cylindre, ou plutôt un tronc de cône, qui peut être élevé ou abaissé suivant les besoins. Toutes ces différentes pièces sont en tôle, d est un petit appareil, nommé agitateur , pour remuer et bien mélanger avec l’eau tous les sédiments dans la caisse, avant de vider cette caisse. A cet effet, on dispose sur le haut de la chaudière une boite à étoupes, à travers laquelle passe la tige de l'agitateur, a laquelle on peut ainsi imprimer du dehors un mouvement de rotation, au moyeu d’une manette, e est le tuyau par lequel on fait sortir l'eau surchargée de matières terreuses et salines ; f est le robinet de décharge, et g le fond de In chaudière. Il serait facile, dans une chaudière & tubes verticaux, de convertir un ou plusieurs des tubes en autant de cols ou goulots, communiquant avec un vase purgeur.
Les remarques que nous avons déjà faites, concernant cette variété des chaudières tubulaires, sufilscnt, nous le pensons, pour démontrer que les objections qu'on peut lui faire ne sont pas d'un caractère très sérieux. I.es avantages qu’on y trouve sonl, au contraire, d’une assez grande importance, et ces chaudières réalisent, notamment, deux améliorations qui suflisent pour les faire préférer à la plupart des anciennes. En premier lieu, In vapeur est parfaitement desséchée, et surchargée, pour ainsi dire, de chaleur, par suite du passage des tubes de fumée dans la chambre même à vapeur, disposition qui n'entralne aucune nouvelle dépense. En second lieu, ces chaudières se prêtent très bien à l’introduction de la grille tournante, dont nous avons fait la description à la page 113. Nous sommes convaincus que l'emploi de cette grille tournante deviendra bientôt général dans les navires à vapeur. Il n'y a, en effet , rien de trop compliqué dans ce genre de foyer, pour qu'on ne puisse en faire l'application aux chaudières marines ; et ce serait, en outre, un point fort important (pie d’avoir, dans les steamers, des fourneaux munis d’appareils alimentaires, l'entretien du feu sc faisant ainsi beaucoup plus régulièrement et plus économiquement qu'on ne peut l'obtenir à la main. Les chaudières devraient être disposées, a travers le navire, de In maniéré cicontre avec un passage intermédiaire en croix. Ce (tassage n'aurait que la largeur nécessaire pour permettre aux chauffeurs d'allumer et de nettoyer les foyers.
Nous ne pouvons entrer ici dans les détails de cette application, cependant nous ferons observer que, dans le cas ot'i l’on trouverait quelque inconvénient à faire tomber le charlwn sur la grille , par une ouverture ménagée dans l’intérieur de la chaudière, comme cela a lieu dans l'application particulière que nous avons donnée de ces grilles tournantes, il serait probablement très aisé de combiner ces chaudières deux à deux, de manière B ce qu’un seul foyer put suffire a chaque couple. Le charbon serait introduit alors tout naturellement par l'intervalle qui sépare les enveloppes cylindriques des chaudières.
On gagnerait encore, à l’adoption de ce système, de ne point produire de fumée, mérite que l'on a si souvent fnit valoir en fav eur des chaudières du Cornouailles ; et certes, si les chaudières du Cornouailles ne produisent pas de fumée, on ne doit attribuer cet effet à autre chose qu'à une combustion lente et à l'emploi de l'anthracite du pays de Galles, conditions que l’on peut toujours réaliser dons une chaudière quelconque. Ceci résulté , d'une mnnièretres nette, de l'examen des ligures IÎS, 1 24 et 11 J, qui représentent
OOO OOO OOO OOO OGO OOO OOO OOO
EXEMPLES DE CHAUDIERES MARINES
de 168. Il y a deux machines. La consommation de charbon, par heure, est d’environ SOS kilogrammes. La pression de la vapeur est, moyennement, de 0,S& kilogramme par centimètre carré au-dessus de la pression atmosphérique, ce qui fait un effort total de l‘,S8J.
Les figures 118, 119 et lio représentent une autre chaudière, du genre tubulaire, de MM. Miller,
Fio. 1 28. Cheaditre do steamer de la marine royale Fio. 1 29. - Chaudière du steamer do la marine royale
l'tnfrrmt. - Miller, BavenhHl et O. tlnfinat. - Miller, Ravenhül et O.
Élévation onWrôor. ri «mp. Iroo.rrr.ol, terolioapo.lrr.rarr ri coupe (raamrmlr.
Ravenhill et compagnie. Cette chaudière , qui a été établie pour la macliine du steamer de la marine royale l' Infernal, est identique , dans toutes ses dispositions importantes , aux chaudières du Tat/e dont nous avons déjà fait la description. Aussi les reproches que l'on peut faire aux chaudières de ces deux navires sont de même nature. Le tirage n'étant pas assex considérable , on a été obligé de faire échapper une partie de la vapeur par la cheminée , afin d’augmenter la force d’ascension.
Les tubes sont en laiton, de 8 centimètres de diamètre, et les plaques des tubes sont en fer. Il résulte de cette disposition une action galvanique entre le laiton et le fer, et cette action se manifeste non pas aux extrémités des tubes, mais aux extrémités des entretoises transversales, qui relient ensemble les cêtes de la chaudière. Tout autour de ces extrémités, la tôle parait avoir été creusée comme avec la pointe d’un couteau. Il est probable que cet effet ne se manifeste point à la même place dans toutes les chaudières ;
Fio. 130. — Chaudière de rinftmal. — Miller, Raveuhill et C*.
Coup, ttrüctûi
CHALDIÉRKS.
(£ch'lti <U -L pour Ut favrtt (2fi, (27, 128, (29 tt 190.)
mois, dons les différents générateurs à tubes de laiton que nous avons observés, nous avons constamment remarqué que l'action galvanique se signalait au même endroit. On éviterait probablement cet inconvénient, en recouvrant le métal d'une couche de /.inc. Il y aurait certainement un grand avantagea revêtir ainsi les parois des chaudières, intérieurement et extérieurement; et si l’emploi des générateurs à tubes verticaux est destiné a devenir général, de manière à en rendre la confection un article de fabrique, il sera facile d'obtenir ce revêtement par les procédés Ordinaires de galvanisation. Une des conditions heureuses que présente la fabrication de ces chaudières, c’est qu'elles se prêtent très bien à l’emploi de la machine à river, pour l'assemblage des plaques. Nous ajouterons, cependant, que nous ne désespérons nullement de voir obtenir à l'étirage des tuyaux complets de fer malléable, d'un diamètre assez grand pour servir d’enveloppes a ce genre de chaudières.
l,cs barreaux de la grille du foyer sont à trois portées, comme on le volt figure 1 30, et il y a un petit intervalle libre entre les extrémités des barreaux, pour leur permettre de se dilater sous l’action du feu. La forme donnée à la chaudière est assez judicieuse, mais la hauteur est insuffisante. I.’aire que présente la surface horizontale du niveau de l’eau est trop petite, et la capacité de la chambre à vapeur a le même défaut. On aurait pu se montrer moins sévère pour ces fautes, si les constructeurs, MM. Miller et compagnie, n’avaient pas élevé leurs prétentions très haut, et ne s'étaient pas imaginé qu’eux seuls connussent quelque chose aux chaudières tubulaires.
Les ligures 131, 1 3 J et (33 représentent les générateurs du steamer l'Océan. Ces générateurs, au nom-
KlO. 131 . — Chaudière du steamer COrian. — Norton FlO- 1 32. — Chaudière da etenmer l’Océoa. — îlortoa
et fil». — Liverpoo). et fil». — Lirerpool.
Coup# longihtjinal*. Ccup» hccisonlaU par le» tubes de chaudière» latérale»
et par le» fourneaux de la chaudière centrale.
bre de trois, sont du genre tubulaire. Pour la chaudière du milieu, il y a trois fourneaux; pour chacune des deux chaudières latérales, Il y en a deux. Le métal des tubes est du fer, et ces tubes sont au nombre de 378. Les trois chaudières entretiennent deux machines. Voici quelques-unes des dimensions principales :
EXEMPLES DE CHAUDIERES MARINES
Diamètre des tabes 0,08 mètres.
Longueur d°. 3,74
Longueur des fourneaux 3,13
Largeur d° 0,63
Largeur de l’ensemble des trois chaudières 6,94
Longueur de chaque ehaudière 4,37
Diamètre du cylindre de la machine 1 ,39
Longueur de la course du piston l ,68
Pression de la vapeur sur un cent, carré au-dessus d’une
atmosphère 0,316 kilogrammes.
Consommation de charbon par heure, environ 910,00
Dans les navires ordinaires de cabotage, nous n’approuvons point le système d’allumer les fourneaux
aux deux extrémités , en raison de la perte d’espace dans le sens de la longueur, amenée par l'addition d'un nouveau foyer. Nous pensons qu'il vaut beaucoup mieux, pour les facilités de l'arrimage, obtenir le nombre de feux nécessaires dans le travers du navire, en augmentant le nombre des tubes au-dessus des fourneaux, pour extraire tout l’excédant de chaleur produite. Lorsque l’on ne peut réaliser cette disposition, que nous croyons la meilleure, il faut établir quelques foyers sur un double rang au-dessous de la chaudière centrale, ce qui vaut encore mieux que de changer radicalement toute l’économie de ce genre d’arrimage en établissant des foyers à chaque extré- Fio. 133. — Chaudière» de t'OiVee. — Horion et Alt. mité des générateurs. Dans la plupart des navires, on Liverpool. trouve suffisamment de place dans le travers pour y
Cmpt iwmmaj». établir les fourneaux, lorsque 1rs machines travail-
lent avec détente ou expansion de vapeur. On peut, d’ailleurs, dans tous les cas, obtenir l'avantage de la détente, sans diminuer en rien la puissance, toit en faisant agir la vapeur & une plus haute pression dans
(ÉcStllt i e ± pour U j Sÿurri 13t. I3tfl 133.)
les cylindres, dont les petites dimensions seraient conservées, soit en remplaçant ces cylindres par d’autres plut grands, et laissant alors la vapeur travailler à une pression moyenne, d’environ 0,703 kilogrammes par centimètre carré. Pour les nouveaux navires, ce dernier système des cylindres à grandes dimensions est, 6 notre avis, incomparablement supérieur, et nous n’hésitons pas A en recommander l’application pour tous les steamers futurs.
Les ligures 134, 135, 136, 137, 138 et 139 sont relatives aux chaudières du steamer Forth , appartenant A la compagnie royale des paquebots A vapeur. Ces chaudières sont dignes de tonte l’attention des ingénieurs; elles ont donné d’excellents résultats, tout en réalisant une économie de combustible notable sur toutes les chaudières employées dans les steamers de la compagnie. La vapeur est produite eu abondance , et la marche du navire se maintient toujours A une grande vitesse. Il y a quatre chaudières en tout, chacune de ces chaudières étant munie de trois fourneaux, ce qui donne doute fourneaux.
CHAUDIERES
Voici quelques-unes des dimensions principales :
Longueur de chaque chaudière 4,11 mètres.
Largeur idem 2,09
Hauteur idem *>50
Longueur de chaque fourneau 2,28
Largeur idem °,8Ü
Diamètre de la cheminée |>7Ü
Hauteur des carneaux 1,52
Il y a , entre chaque chaudière, un espace laissé libre de 60 centimètres qui sert de passage d'avant
Fin. 186. — Chaudières du steamer Fort h Bury, Curtis et Kennedy.
Fiscal ton
Fin. HG. — Chaudière* du steamer Forth.
Bury, Curtis et Kennedy.
Coupe longitudinale
Fio. 185. — Chaudières du steamer Forth. Bury, Curtis et Kennedy.
Coupe tranreriale.
Bury, Curtis t* Kennedy.
Coupe horizontale par Ui fourneaux
EXEMPLES DE CHAUDIÈRES MARINES
en arriéré et réciproquement. U y a aussi dans le sens transversal , à l’arrière des chaudières , un autre espace libre de 45 centimètres, pour le passage d’un homme.
Fio. 438. — Chaudières du *t«auner Forts. Fia. 439. — Chaudières da steamer Forih.
Bury, Ourtis et Kennedy. Bory, Curtis et Kennedy.
Coupt longitudinal*. Coup * horizontale par U» rameaux.
1*8 figures MO, 141, 1 43, M3, 144 et 145 représentent deux systèmes différents de chaudières, établies dans les ateliers de MM. Bury, Curtis et Kennedy , pour les deux vaisseaux à vapeur M ladimir et Pfr
FlO. 140. — Chsodière. do frOR.tr. pruMtetuie. K h; 144. — CliMidjore. do frORSte. prai.iennes
Bury, Culti. et Kennedy. — 1845. Bury, Curtis et Kounody. — 1815,
ÉUvation. Coupe triiiurrrin/r .
Prvsticke AdUr. Ces deux navires de guerre appartiennent, le premier, nu gouvernement russe, et l'autre nu gouvernement prussien. Leur puissance, qui est la même, s’élève A 320 chevaux. L’examen comparatif de ces deux systèmes de chaudières offre un grand intérêt, A part toutes les autres considérations de succès qui s'attachent au Dom de ces célèbres constructeurs. En effet, les chaudières du vaisseau russe sont du genre tubulaire, tandis que celles du vaisseau prussien sont établies sur le plan des carneaux ordinaires. On se trouve ainsi avoir sous les yeux un terme heureux de comparaison entre les mérites des deux systèmes.
La forme et les dimensions de la chaudière tubulaire sont représentées par les lignes ponctuées sur les figures mêmes dont les lignes pleines sont relatives aux chaudières à carneaux. Cette disposition permet
CHAUDIERES
Fio. 442. — Chaudière* do frégntos prussienne* Bury, Curtls et Kennedy. — 4845.
Coupe longitudinale.
Fia. 443. — Chaudières de frégate* prussiennes Bury, Curtis et Kennedy. — 4845.
Coup* horizontal* par lu fourneau*
Fit 444. — Chaudières de frégate» prussienne*. Bury, Curtis et Kennedy. — 4845.
Coupe hnjitudinale.
Fia. 445. — Chaudières de frégates prussienne*. Bury, Curtis et Kennedy. — 4845.
Coupe hori ton taie par Ut carneau*
0 te te te se
J JVÏtM.
{ ÈchtlU S. ~ JM'.r lu figurti 134 à 445.)
d'apprécier an premier coup d’œil le pins ou moins grand espace qu’exige soit une chaudière tubula ire, soit une chaudière à carneaux, pour produire la même quantité de vapeur. On voit que, sous ce rapport, tout l’avantage reste ici à la chaudière tubulaire. Cette chaudière tnbutaire, dont nous ne donnons, dans les ligures ci -jointes, que le contour, est complètement identique à la chaudière du steamer le Bragansa, dont nous avons déjà donné les dessins, page W6, et qu’il était, par conséquent, Inutile de reproduire Ici.
KXKMPI.ES DE CHAUDIERES MARLNES.
Les figures 146, 147, 148, 149, ISO, 1S1, 153 et 153 se rapportent aux chaudières de vaisseau de la marine royale, Rétribution , de la force de 800 chevaux.
Fin 146. — Chaudière» do «Uwiui de la marine royale Fin. 147. — Chaudière» do vaiiaeau Mribnlio».
Rétribution, de 800 cher aux.
Maudalay fils et Field. — <845.
l ut I iu fif nui.
Kw du dtttui
Fi o. 448. — Chaudière* du vaU»ean Rétribution.
Cou 1-4 horizontal « par Ut fourneaux.
Fia. 450. — - Chaudière* du vaitacaa Rétribution.
Hier al ion Inter air
Première Section.
Fio. 449. — Cbaadiirea du vuUaeau Rétribution.
Coupe horizontale par Ut carneaux
Fio. 454. — Chaudière* du vaitseau Rétribution. Coupe longitudinale.
SI
CHAUDIÈRES
Fio. 152. — Chaudières da raisscan ffr/nSu/ion. Fia. 153. — Chaudières du vaisseau Hetribnlion.
Élétatum. C<*upe traneverwale.
O f 3 3 4 Sjnet'rt*.
(Echelle de JL pour le» figure* 146 à 453).
Les puissante* machines, à double cylindre, de ce v aisseau, sont représentées dans une de nos planches. La construction en est due à MM. MaudsJay et Field, qui ont pris un brevet à ce sujet. Il n'y a rien de bien particulier dans ces chaudières, si ce n'est la grandeur de leurs dimensions. Elles ressemblent d'ailleurs, sous presque tous les rapports, aux chaudières du Great Western, et à celles du Thatnes et Medirai /, qui sortent des ateliers des mêmes constructeurs, et dont nous avons déjà donné les dessins.
Les figures 154, 155, 156, 157, 158, 159 et 160 représentent les différentes parties d’nn appareilpur-
Fio. 154. — Appareils purgeur* pour lu* chaudières d’un ateatutr de 240 chevaux. — R. Armstrong. — Manchester - Elévation antérieure det chaudiiret.
geur destiné À prévenir les incrustations des chaudières, tel qu’il a été appliqué par M. Armstrong, de Manchester, aux chaudières des bateaux à vapeur. Nous avons déjà expliqué la manière dont cet appareil fonctionne ; il ne nous reste donc plus qu’à indiquer la forme qui a été reconnue la plus avantageuse dans la pratique. Les vaisseaux ou boites qui reçoivent les sédiments sont ordinairement composés de feuilles de tôle assez minces. On ajoute a cet appareil un agitateur correspondant à une tige qui traverseunc boite
EXEMPLES DE CHAUDIÈRES MARINES
HiS
à étoupe*, et se continue jusqu'à la partie extérieure de la chaudière. Au moyen de cet agitateur, on peut sou lever et mélanger avec l’eau les diverses matières terreuses, avant de vider la botte de toute l'eau qu’elle
Fio. I5S Appu.Ua pnrgrura pour du chaudirroa de îtO cheveux — B. Aimetrong. — Meecheiter
Coup* longitudinale Jet chaudîirtt.
Fio. 457, 458 et 459. — Plan, roupe et nu du dettui d'un d«i récipi*nt* de* appareils pargww.
contient. 1, I, désigne cet agitateur dans la ligure 160. Cette ligure est faite sur une assez grande échelle pour qu'on puisse distinguer tous les détails de ces sortes d'appareils.
aNous donnerons enfin, comme dernier exemple de chaudières marines, les chaudières des steamers si connus sous le nom d e. Hcr Majtsty et Royal Consort. Ces chaudières fournissent toute la vapeur nécessaire au service de deux machines dont les cylindres ont 1 ,65 mètre de diamètre. La longueur totale de la course du piston est de 1,65 mètre.
D y a quatre chaudières dans chacun des deux steamers. Ces chaudières, disposées deux par deux, ont
CHAUDIÈRES
leurs foyers à leurs extrémités opposées. Elles sont séparées l'une de l'autre de 33 centimètres, dans le sens de la longueur du vaisseau, et il y a un espacement entre cJiaque couple, dans le travers du uavire,
O f 2 0 4 J -Vi I.1J.
JJ thf.
f Échelle Je J- pour ht figure 160.)
de 75 centimètres. Les tubes des quatre chaudières viennent décharger la fumée dans une espèce de chambre en forme d'entonnoir, et complètement entourée d'eau, comme on le voit dans lis ligures ci-contre, qui représentent les chaudières dont nous donnons ici la description. Le conduit de l«f cheminée commence ainsi dans l'intérieur même de la chaudière, au lieu d’étre forme, comme il l’est généralement, par la reu-
nion des carneaux en dehors du générateur.
Voici quelques-unes des dimensions principales de ees chaudières :
Longueur de cliaque chaudière 3,00 mètres
Largeur d° 2,78
Hauteur d° jusqu’au sommet de la chambre a vapeur; . . 3,57
Longueur des tubes 1,88
Diamètre d°. . * 0,075
Distance de eentre à centre • 0,12
Le nombre des tubes dans chaque chaudière est de l«0. Les plaques inférieures sont parfaitement bien assujetties, par 15 boulons à écrou de 5 centimètres, rivés d’un côté h l'enveloppe intérieure, comme on le voit dans les figures 1 fi 2 et 1 63. Il y a en outre 5 entretoises de 5 centimètres, qui traversent la chaudière, entre le foyer et les tubes. Ces entretoises sont fixées à leurs bouts par des écrous. Enfin, sur la face intérieure de chaque chaudière, les plaques sont encore maintenues par 4 boulons de 5 centimètres.
Chaque générateur est muni de trois fourneaux. Le fourneau centra! a «6 centimètres de large, et les deux fourneaux latéraux ont 73 centimètres extérieurement. Le mérite principal de cette chaudière est
EXEMPLES DE CHAUDIÈRES MARINES
Tod et Wacgregor.
Fio. 164 . — Chaudières de* steamers Mer Mojeity et Royal Confort.
iV du dewut
Fio. 46S et 463. — Chaudières de* steamers Htr Majetty et Royal Comort. — Tod et Maegregpr Élévation antérieure et coupe d’une moitié. Coupe longitudinale.
[Échelle de — pour Ut figurée 464. 4f»2 et 463
d'être parfaitement bien assujettie, mais il vaudrait mieux que les tubes fussent légèrement inclinés, alin d e rendre plus facile le passage de la fumée.
CHAUDFÊBES.
If.fi