TIC DE SALAAM, SPASME NUTAAT
piicrpémle, pâlissait au moment de l’accès, laissait échapper ce qu’il tenait, fléchissait la tête et le thorax, projetait ses mains en avant, et cela trente lois de suite très rapidement. Parfois, ces mouvements n’étaient qu’ébauchés, mais la pâleur de la face et la fixité du regard étaient constantes. Il n’y avait pas perte de connaissance. L’enfant pleurait après l’accès, qui se reproduisait à huit ou dix reprises dans la journée. La maladie dura huit mois sans changement.
Ouand on veut arrêter les mouvements, il survient de l’anxiété et des cris; le sommeil suspend les saccades.
Ilénoch, qui a observé plusieurs cas, note que les enfants se balancent d’avant en arrière comme des magots chinois.
Dans un cas, il y avait rotation des yeux en haut; dans un autre, nystagmus; dans un troisième, strahisme. Les muscles des yeux peuvent donc être pris comme les muscles sterno-mastoïdiens et rotateurs de la tête.
Dans les cas de M. Ilénoch et les miens, les mouvements étaient permanents et non paroxystiques, comme dans le cas de Gantiez.
En fixant l’attention do l’enfant, on suspend parfois les mouvements. D’après M. Ilénoch, la maladie cesserait au moment de l’éruption des premières dents.
M. Kassowitz a cherché à établir une relation entre le tic de Salaam et le rachitisme.
Le pronostic est favorable quant à la terminaison prochaine de la maladie; mais la relation avec l’épilepsie, qu’on tend â admettre, inspire des réserves.
Trailemenl. — On essaiera de calmer l’agitation par des bains tièdes, quotidiens et prolongés, par le bromure de potassium (20 centigrammes à 1 gramme). Ou conseillera rallaitement naturel dans tous les cas.