Anderson, Brif. meJ. Joiirn., 10 mai, p. 10o
L'UI-CÈRE ROND
sexe féminin et 4 611 du sexe masculin. Habershon * trouve, sur une statistique de 201 observations, 427 femmes et 74 hommes. Enfin Liebermeister', affirme aussi, sans donner de chiffres, la réalité de cette influence du sexe.
L'âge paraît également jouer un certain rôle. L'ulcère Age. rond est rare chez l'enfant au-dessous de 10 ans. Cependant il est impossible de ne pas penser qu'un certain nombre de faits connus sous le nom àe melœna neonatorum doivent être rapportés à de véritables ulcères. Landau, Kling, Spiegelberg, Anders^ ont cité des faits d'ulcérations dans lesquels la lésion siégeait sur le duodénum. Rehn* a recueilli 10 cas où il existait un ulcère chez des enfants. Donné a observé cette maladie chez un enfant de 8 ans, Reimer chez un de 3 ans et demi, Chvosteck chez un de 4 ans. Néanmoins ces faits sont exceptionnels, peut-être insuffisamment étudiés, et, d'une façon générale, on peut considérer, avec Brinton, l'âge de 10 ans comme représentant la limite au-dessous de laquelle cette maladie ne se rencontre guère, xiu contraire, sa fréquence s'élève à mesure que l'on atteint un âge plus avancé. Parmi les malades d'Anderson, aucun homme n'avait moins de 45 ans, 16 femmes avaient de 15 à 26 ans, IS de 27 à 45 ans et une plus de 60 ans. Parmi ceux de Habershon, le maximum de fréquence était entre 40 et 45 ans chez l'homme, entre 20 et 30 ans chez la femme. D'après Ewald la morbidité de l'ulcère est plus élevée entre 20 et 40 ans, 'la mortalité plus forte de 40 à 60.
L'ulcère rond semble plus fréquent dans certains pays. Ainsi Brinton, en Angleterre, indique, comme nous l'avons Pays.
\. Habershon, Saiîit-Barthel. Rep. 1891.