‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 180 sur 243 · Feulard, Ardi. gén. de méd · texte numérisé non relu

Feulard, Ardi. gén. de méd

l.E CANCER DE L'ESTOMAC 333

éprouve déjà, depuis un certain temps, des phénomènes dyspeptiques; son appétit est capricieux; de temps à autre il vomit, ou éprouve seulement pendant plusieurs heures de la pesanteur et du ballonnement de l'estomac accompagnés de quelques nausées. Si l'on examine, à ce moment le suc gastrique, on constatera le plus souvent de l'hypochlorhydrie et même de l'anachlorhydrie. En même temps le malade maigrit, et ses téguments deviennent jaunâtres, tandis que ses muqueuses se décolorent. Puis, à Toccasion d'un excès, d'une iadigestion, ou sans cause apparente, les phénomènes gastriques deviennent plus marqués; le malade souffre de l'estomac, après les repas aussi bien qu'à, jeun; il vomit à peu près ce qu'il ingère, et d'abord les vomissements succèdent à chaque repas, pour ne plus avoir lieu ensuite que toutes les 24 ou 48 heures. Un peu plus tard surviennent une ou plusieurs hémorragies, souvent peu abondantes et qu'un hasard seul fait découvrir. A ce moment aussi, on commence à percevoir une tumeur au creux épigastrigue ; plus tard encore, la cachexie s'accuse; les thromboses, les œdèmes apparaissent, et le malade succombe dans le marasme, à moins qu'une complication ne vienne brusquement terminer la scène.

La durée de la maladie n'est jamais très longue, et, Buréc. quoique son début échappe ordinairement au malade et à son entourage, on peut admettre comme exacts les chiffres moyens de 9, 12, 18 mois. Brinton a trouvé, sur 198 observations, une durée moyenne de 12 mois et demi, avec un minimum de 1 mois et un maximum de 36 mois. Sur 112 cas, Lebert ' a indiqué les chiffres cidessous :

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