Thorowgood, Lancet, 17 fév
Banni' interdisaient à leurs malades d'absorber aucun liquide, et leur permettaie nt seulement de calmer leur soif au moyen de lavements, ou en suçant des fragments de glace, dont ils devaient cracher l'eau de fusion. Les dangers de ce régime ne sont plus à ddmontrer, et les troubles les plus graves peuvent être la conséquence d'une suppression complète des liquides. On peut permettre l'ingestion à chaque repas de un à deux verres de vin blanc léger coupé d'eau simple ou d'eau d'Alet^ sans avoir d'inconvénients à redouter.
Les aliments solides devront être aussi facilement assimilables que possible. Le lait, en petite quantité à la fois, à la dose de deux litres dans les 24 heures, additionné de pain, de semoule bien cuite; le bouillon tenant en suspension de la poudre de viande ou des œufs, conviennent particulièrement lorsque à l'insuffisance des fonctions motrices s'ajoute une altération des sécrétions. Dans les cas simples, le sel, le poivre, les épices qui sont légèrement excitantes, peuvent être permis. La grande question n'est d'ailleurs pas tant de fournir des aliments de telle ou telle espèce mais de les donner sous une forme n'exigeant pas une action énergique des muscles de l'estomac. Il convient donc que ces aliments soient aussi finement divisés que possible.
Quand un obstacle siégeant au pylore aura permis aux fermentations de se développer outre mesure, il faudra chercher des aliments parmi les substances que leur préparation rendent moins facilement attaquables par les agents microbiens. Telles sont les viandes fumées, boucanées, et les substances amylacées plus ou moins transformées en dextrine par des manipulations antérieures. Les