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CHAPITRE PREMIER

LES DYSPEPSIES

I. Historique : Broussais. — Beau. — Les classifications de Nonat, Learcd , Morcau, Durand-Pardel, Miallie, Pidous. — Bririton. — L'école allemande — Leube. — Rciclimann. — Leyden. — Ebstoin. — Stillcr. — L'école française. — G. Sée. — Glénard. — Haycm Wintcr. — Mathieu et Rémond.

II. DÉFINITION : Édologie. — Symptômes généraux. — Symptômes locaux. Leurs rapports. — Rapports des formes et des causes.

III. Formes cliniques : Gastralgie. — Troubles de la sécrétion. — Troubles des fonctions motrices. — Combinaisons cliniques de ces diverses variétés. — Terminaison.

IV. Thérapeutique générale : Traitement des troubles de la sensibilité, de la sécrétion et des fonctions motrices. — La suralimentation et les alcalins.

Le terme de dyspepsie a servi dans l'histoire de la médecine à grouper bien des faits disparates et à masquer bien des ignorances. Sauvages (1768) avait fait une entité clinique de chaque symptôme, de chaque phénomène anomal dont l'estomac peut être le siège, et si, depuis Cullen (1787), les formes de ce syndrome sont devenues moins nombreuses, la définition et la classification des dyspepsies sont encore aujourd'hui hérisséesde difficultés.

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Broiissais avait fait de l'inflammation de l'estomac le point de départ de tous les maux, et si son œuvre, violemment attaquée, sembla s'effondrer môme de son vivant, il n'en a pas moins laissé des héritiers qui défendent encore ses doctrines tout en les modifiant. Jaccoud, Leven Lecorché, Niemeyer ont une tendance à donner à l'inffammation une place prédominante parmi les causes de la dyspepsie qui reconnaît presque toujours une origine alimentaire.

Au lieu d'attribuer à l'inflammation le rôle principal dans l'étiologie des dyspepsies, Beau ^ voit dans l'anémie secondaire aux troubles digestifs la cause de toutes les maladies. La pathologie tout entière ne dépend plus que d'une seule étiologieetles symptômes de la dyspepsie se classent en trois groupes; le premier comprend l'inappétence, la douleur gastrique, la soif, le développement de gaz, la sécrétion du mucus, les altérations du goût, la fétidité de l'haleine ; dans le deuxième sont rangées la dyspnée, la toux, l'enrouement, la névralgie intercostale, les palpitations, la céphalalgie, les vertiges, les paralysies, les fièvres et l'anémie; enfin, le troisième est formé par la tuberculose, le cancer, la syphilis, les maladies épidémiques, etc.

Les exagérations de Beau ont subi le même sort que celles de Broussais; cependant sa doctrine a été reprise par des auteurs qui, à vrai dire, ne considèrent plus l'altération globulaire du sang due à la dyspepsie comme la cause d'un nombre considérable de maladies, mais qui font jouer ce rôle à des auto-intoxications dont l'estomac serait le point de départ. Litten ^ Kulneff entre autres, estiment que la néphrite parenchymateuse, la bronchite,

1. Levex, Traité des maladies de l'estomac. Paris. 450 p. 1879.

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