Mialhe. Paris
par absence de ptyaline, et Pidoux, combattant les idées de Durand-Fardel, place tous ces phénomènes sous la dépendance de rhcrpctisme*, diathèse qui n'est ni la syphilis, ni la scrofule, ni l'arlhritis; il met sur le même plan les névralgies, les dyspepsies, le catarrhe,, tous symptômes d'un même état constitutionnel, susceptibles de se succéder et de se remplacer chez un môme sujet.
Nous pourrions poursuivre longtemps cette analyse des idées successives émises par les auteurs sur les troubles qui nous occupent. La pathologie comprenait autrefois des cadres énormes oii l'on déposait pêle-mêle des symptômes sans cause apparente, des fragments de maladie, des aperçus mal définis, et les dyspepsies occupaient ainsi des limbes comparables à celles où gisaient jadis les hydropisies et les paralysies. Il faut arriver au remarquable travail de Brinton ^ pour trouver une œuvre dont l'auteur, sentant combien était peu solide le terrain sur lequel on se mouvait alors, préférât avouer son ignorance et ses doutes plutôt que d'édifier une de ces classifications passagères comme nous en avons déjà trop énumérées. Déjà, cependant, Brinton avait entrevu le rôle joué plus tard par la connaissance plus exacte des fonctions chimiques de l'estomac, et les moyens qu'on aurait un jour de les étudier facilement. Il se demandait, en effet, si une analyse minutieuse des matières vomies ne permettrait pas de grouper les dyspepsies d'après des faits autres que les seuls phénomènes subjectifs.
C'est à l'école allemande que revient surtout le mérite d'avoir étudié la chimie gastrique et d'avoir cherché à démêler dans l'incohérence des documents jusque-là confondus, des types cliniques nettement tranchés. En