‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 84 sur 243 · Leube, Berl. klin. Wochenschrift, 26 mai · texte numérisé non relu

Leube, Berl. klin. Wochenschrift, 26 mai

CCS phciiomènes nerveux, on en observe d'autres d'origine gastrique, au moins en apparence : sentiment de plénitude et de compression à Fépigastre, douleurs que la palpation n'augmente pas en général, éructations de gaz inodores, nausées et vomissements. La sensation de boule et le pyrosis sont également des symptômes " très communs. L'appétit est variable; tantôt il existe une faim vorace, tantôt presque de l'inappétence. La constipation est beaucoup plus ordinaire que la diarrhée. Le sommeil est fréquemment troublé ; l'humeur est triste, sans qu'il y ait réellement mélancolie ou hypochondrie. Aucun de ces symptômes n'est d'ailleurs pathognomonique ; pour faciliter le diagnostic, il faut laver l'estomac sept heures après le repas; l'eau ressortira claire s'il s'agit de dyspepsie nerveuse, tandis que ce sera le contraire si l'on a affaire à un catarrhe chronique de l'organe, affection avec laquelle la confusion est la plus facile. Le caractère fondamental de la maladie est une excitabilité anomale des nerfs de l'estomac et de tout le système nerveux; elle guérit rarement si on ne traite pas l'état général.

Déjà à ce moment Reichmann ' avait publié les premiers exemples de la maladie à laquelle MM. Bouveret et Devic" ont donné son nom, et qu'il appelait lui-même la gastrosuccorrhée. Jaworski et Gluzinski, Sahli, Schutz ^, Sticker*, RiegeP, Van den Velden'', Leyden", Ewald^ Marfan',

1. Reichmann, Berl. /clin. Wochenschrift, 2 octobre 1882 et ibid. 14 janvier 1884.

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