ÉVOLUTION DE LA SÉCRÉTION GASTRIQUE. LIL
mêmes d'une façon absolue les troubles évolulifs, Mais elles constituent une indication et montrent la nôécessilé de recourir à une deuxième analyse faile sur un échantillon prélevé, selon les cas, soil avant, soit après une heure.
L'importance des faits que nous venons de signaler est considérable en clinique. Il est facile de comprendre en ellet que si l'on s'en lient purement et simplement à l'analyse du repas d'épreuve d'Ewald, sans lenir comple de ces troubles évolutifs de la sécrétion, on s'expose à prendre pour des hypochlorhydriques ou des normaux des malades qui en réalité sont hyperchlorhydriques. Il en résulte et pour le diagnostic el pour le traitement des erreurs fort importantes.
Étude de la sécrétion au point de vue quantitatif. — À côlé de la qualité de la sécrétion, il faut savoir en rechercher la quantité. Cette recherche est d'ordinaire négligée par les auteurs. Nous croyons cependant qu'elle est absolument capitale à la fois au point de vue de la théorie et de ln pratique.
On peut apprécier cette quantité approximativement, en mesurant la bouillie retirée de l'estomve, en tenant compte de la facilité avec laquelle elle s'écoule par la sonde, en considérant sa fluidité et l'état de dilution des particules alimentaires.
La quantité normale de bouillie stomacale extraite de l'estomac au bout d'une heure après le repas d'épreuve d'Ewald oscille entre 75 à 150 centimètres cubes, Au-dessous on peut dire que la sécrétion est insuffisante; au-dessus, qu'elle est excessive. L'augmentation de la sécrétion est beaucoup plus fréquente et atteint des proportions beaucoup plus importantes que l'insuffisance de la sécrétion.
Dans beaucoup de cas, en clinique, on peut se contenter de ces données approximatives. Dans d'autres cas, il est utile d'avoir recours à des méthodes plus précises.
Pour juger de la quantité de suc gastrique contenue dans l'estomac, MM. Mathieu et Rémond ont établi en 1890 une formule fort simple:
Soit a l'acidité du suc gastrique pur retiré en premier lieu de l'estomac.
Soit a’ l'acidité du suc gastrique dilué.
Soit 9 la quantité connue (soit 200 ce.) d'eau distillée introduite dans l'estomac.
Soitæ le volume cherché de sue gastrique total contenu primitivement dans l'estomac.
On établit l'équalion suivante :
a = + dx
qui, on le sait bien aujourd'hui, 0 fat uell vement, varie dans de larges li on qu troubles de la motricité et selon la
que l'évacuation peut se faire Lrès vite, qu l'insuffisance du pylore, et que, bien pli ralenlie, quand il existe au contraire un 0] tionnel au niveau de cet orifice,
Iiest donc utile, pour connaître l'intensité la part de la quantité de liquide qui doit é de l'évacuation du chyme dans l'intestin.
Boas, Strauss, Bourget, Doyen, etc., ont prop repas d'épreuve des substances difficiles à & reconnaitre (raisins de Corinthe, pruneaux cuits, à juger d'après leur quuntité relative de la fac fait l'évacuation. Schüle a proposé de recueillir simple, soit après lavage, tous les résidus alim dans l'estomac et de peser le résidu sec. Tous renseignent que sur l'évacuation des mulières solides"
Klemperer introduit dans l'estomac une certain recherche combien, au bout d'une heure, il en à l'intestin (Voy. chapitre des Troubles de la motricité)»
MM. Mathieu el Hallot ont perfecgionné ce procédé. repas d'Ewald auquel ils ajoutent 10 grammes d'h s'émulsionne plus facilement par l'addition d'une p de sirop de gomme. Au bout d'une heure, on retire un 6