TROUBLES FONCTIONNELS DES AUTRES ORGANES. LL
faut savoir les modérer et les diriger : les sligmates neurasthéniques et hystériques seront relevés méthodiquement (vertiges, céphalées, migraines, elous à la nuque, plaque sacrée, fatigue du matin, sensation de boule à la gorge, crises de nerfs et pseudo-lipothymies. crampes, tremblements, phénomènes tabétiques, etc., elc.). Nous ne pouvons, sur ce point, que donner des indications générales, laissant au taet et à la science de chacun le soin de pousser l'interrogatoire dans une direction déterminée.
I faut se rappeler que les troubles dyspeptiques ne sont souvent que /a manifestation d'une maladie infectieuse aiguë où chronique ou d'une intoxication, où encore d'un élat diathésique, Beaucoup de maladies aiguës ou subaiguës débutent par une période latente qui se prolonge pendant un temps plus on moins long et pendant laquelle des phénomènes dyspeptiques d'intensité et de nature variables donnent le change sur le véritable diagnostic. D'ordinaire, l'état de Ja langue, du pouls et de la température permettront de reconnaître les cas de ce genre.
Outre l'alcoolisme, d'autres intoxications comme le saturnisme, l'arsenicisme, l'intoxication chronique par l'oxyde de carbone, l'empoisonnement par l'opium et ses sels, surtout la morphine, et d'autres intoxications moins fréquentes sont capables d'engendror des troubles dyspeptiques à allures d'ordinaire bizarres. Il faut avoir toujours l'attention éveillée sur ces faits. L'histoire de l'empoisonnement par le plomb est surtout très fournie en cas de ce genre.
Rappelons enfin que les maladies de la nutrition, goutte, diabète, obésité, et en général les états qui relèvent de la diathèse arthritique, comptent au nombre de leurs manifestations les plus fréquentes la dyspepsie. Il est assez difficile d'indiquer par quel mécanisme celle -ci apparaît, et, cependant, il semble bien qu'elle ait sinon des allures cliniques originales, du moins une pathogénie bien particulière, puisque le traitement applicable à ce groupe d'alfections la fait rétrocéder plus ou moins complètement, d
si l'on veut en obtenir la guérison.