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DE L’ALIMENTATION MÉDICINALE

Elle a pour objet de fournir à l’organisme malade des aliments appropriés. Et nous accommodons les aliments à l’état de l’organisme et à l’état des organes digestifs.

On peut distinguer trois sortes d’alimentations médicinales : 1° l’alimentation médicinale ordinaire et ses variétés ; 2° la diète ; 3° le régime lacté.

La première de ces trois sortes d’alimentations reproduit le régime alimentaire naturel. Ce qui la rend médicinale ou curative, c’est l’éloignement volontaire ou forcé qu’affecte trop souvent l’homme pour la nourriture convenable; et à laquelle il doit être ramené forcément lorsqu’il veut maintenir ou rétablir l’énergie de son activité altérante.

La seconde représente 1 Q'régime de l’état fébrile.

La troisième, en dehors de la lactation, est plus particulièrement appropriée à l’état des organes digestifs.

Je vais donner une idée de l’alimentation médicinale ordinaire, et je traiterai plus loin de la diète et de la diète lactée.

Le malade soumis à l’alimentalion médicinale ordinaire ne consommera que des matières alimentaires fraîches et de bon suc.

Sa nourriture se composera d’un mélange exact d’aliments tirés des végétaux et des animaux. Il mangera de temps à autre du poisson et des huîtres; et renoncera entièrement à la chair de porc.

Il fera un usage modéré des pommes de terre nouvelles, du pain et des légumes frais farineux.

Ses aliments seront apprêtés avec soin et le plus simplement possible, soit au naturel, soit avec les sauces de ménage peu épicées. Les viandes seront de préférence grillées ou rôties et garnies de cresson, de salades ou d’herbes potagères cuites.

Il pourra prendre du bouillon, des potages gras et maigres, des œufs, du lait, un peu de beurre finis, des compotes, mais il repoussera les pâtisseries et sucreries, les fromages, sauf cependant celui de Roquefort mis à point, et les fromages analogues, dont il prendra un léger fragment au dessert.

Enfin, il boira de l’eau, soit ordinaire, soit acidulée naturelle, mais d’une agréable fraîcheur ; pure ou rendue sapide et légèrement aromatique avec un peu de bon vin. Si le vin n’est pas contraire, il en boira sans eau, un tout petit verre, etc.

Tous ces aliments et boissons seront de premier choix et en quantité modérée.

L’alimentation médicinale ordinaire subit des modifications suivant qu’on rend plus forte la proportion des matières végétales, ou qu’on réduit au minimum les aliments féculents et les matières sucrées. La première

modification, qu’on nomme diète végétale , convient aux irritations fibri-phlegmasiques lentes et aux affections congestives qui se renouvellent assidûment. La seconde aux désordres de l’activité altérante qui constituent la diabète et Y obésité.

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