‹ Traité des maladies de la bouche (pathologie interne): suivi d'un précis dChapitre 3 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

oqu3 la question des microbes de la bouche enait sa place dans le domaine médical. DéjÀ, ^me, on peut le dire, cette question était ttement posée. Rappin, non seulement avait trevu l'importance de ces micro-organismes, ïis il avait même soupçonné leur véritable rôle, i va pouvoir en juger par ses conclusions.

Après avoir étudié le mode de formation et la roposition microscopique des enduits buccaux, t l'historique de la question et donné la techlue, il décrit les principales espèces qu'il a >uvé. Savoir ; un micrococcus, le bacterium •mo, la hacitlus tremulus, le hacillus subtilis, vibrio lineola et ruguîa, le leptothriœ buccalis, spirochœte denticola, et, enfin, le cercomonas lestinalis. Puis il essaye de se rendre compte rôle de ces micro-organismes & l'état dosante dans la fièvre typhoïde ; et, enfin, il arrive X conclusions suivantes :

■ l" Que la cavité buccale est sans cesse habitée r plusieurs espèces de bactéries représentées acune par une quantité innombrable d'indilus;

2* Que ces bactéries, qui pour la plupart sont I agents ordinaires de fermentation putrides ou très, jouent un rôle semblable dans la bouche; • 3" Qu'en dehors des modifications chimiques 'elles déterminent dans les enduits qui recousnt la muqueuse buccale, elles sont probablemt aussi le point de départ des ulcérations

INTRODUCTION XIIl

que Ton observe sur cette muqueuse dans la fièvre typhoïde; qu'il y aurait lieu de rechercher si elles ne jouent pas un rôle important dans réliologie d'un certain n -mbre de processus pathologique. »

Dès lors, on le voit^ l'existence des microbes de la bouche était nettement établie ; et déjà même on peut en sentir l'importance. Aussi les travaux Yont-iU se succéder presque sans relâche.

Un an après, à peine, Miller (1) commençait ses publications sur les microbes de la carie dentaire, publications qu'il complétait en 1884 et 1885; et Rasmussen,en 1883, reprenant le travail de Rappin et faisant comme lui des recherches

sur la cavité buccple, portait le nombre de ses micro-organismes à dix-sept. Ceux découverts

par Rasmussen sont : le leptothrix, le mucorrace-

mosus, le tanolifer spinosus, le pénicillium, le

eladosporum herbarum, V oïdium laclis, un torula,

le haccillus ulma^ le closlidium hulyricum^ le poly-

noka, le micrococcus luteus et le bacillus Hansenii.

Le travail de Rasmussen (2) parut, je l'ai dit, en

1883. Or, les deux années suivantes furent châ-

(1) MiUer, Archiv. fur, expor. patholog. 1882, vol. XVI, p. 291. — Dontsche raed. woch., n»48, p. 781; 1884 et 1885, u« 49. — Indep. pract , 1885, p. 227 et 283.

(2) Rvsmussen, Om Drykaing of microor^anisme fra spyt af sunde menesker. GDpenhague 1883.

(3J Roseabach, Mikroorgs bel de Wemdinfectionskrankheiten des Menschen. Wiesbaden 1884.

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