GÉNÉRALITÉS — ANATOMIE
Vaisseaux. — Dans la celluleuse, et, sur les points où elle manque, dans [es couches profondesdu chorioii, les vaisseaux, artères et veines, forment un lacis serré d'où partent des artérioles; qui, arrivées aux papilles, se transforment en capillaires, et constituent un ou plusieurs petits troncs veineux ^ leur sortie, troncs veineux qui vont eux-mêmes contribuer à former le lacis dont je viens de parler.
Les lymphatiques naissent également d'un lacis qui s' entrelace avec le précédent, et donnent bientôt lieu à des troncs lymphatiques, dont la terminaison est intéressante à connaître, .puisqu'elle nous révélera le point delà muqueuse buccale qiii sera atteint.
Ceux des lèvres vontauxgangUons sous-maxillaires, ceux des joues aux ganglions parotidienset sous-maxillaires, ceux de la voûte palatine aux ganglions faciaux profonds, ceux du voile du palais aux ganglions intercarotidiens, et enfin ceux de la langue vont aux ganglions profonds sous-hyoïdiens.
Quant aux nerfs, après s'être divisés plusieurs fois dans la couche celluleuseet dans les couches profondes du cliorion, ils se terminent tous par des extrémités libres. Les uns pénètrent dans les corpuscules spéciaux de Wagner et de Meissner; d'autres traversent le chorion, et se terminent par une extrémité renflée dans les canaux inter-cellul aires de la couche épithéliale; et d'autres enfin qui, il est vrai, n'ont pas encore été TUS par tous les histologistes, iraient se terminer dans l'intérieur même des cellules épithéliales.
RÉSUMÉ. — 1° Les affections de la bouche générale' vient étudiées dans la pathologie interne peuvent être réunies sous le nom commun de stomatites ;
2o Ces affections se divisent en deux groupes, les unes SIMPLES et les autres de causes spéciales, chacun de ces groupes donnant ensuite lieu à des subdivisions ;
3* Les noms de ces diverses entités morbides ont été tirés dans V ordre suivant : 1° de la région; 2" du processus anatomique ; 3^ de la cause ^ et 4"* enfin de la marche de l'affection ;
4^ A la cavité buccale reviennent les fonctions de la mastication^ de r insalivation, du goût et de Farticu- * lation ;
5' Cette cavité se divise en deux parties : le vestibule et la cavité buccale proprement dite ;
6^ La langue sera étudiée plies tard ;
7* La muqueuse buccale comprend trois couches : répithélium, le chorioji et la celluleuse;
%^ V épithélium comprend lui-même trois zones , qui conservent à peu p?^ès les tnémes caractères dans toute r étendue de la muqueuse ;
9« Ses Cellules sont séparées par des espaces- intercellulaires et réunies par des filaments d^ union ;
10^ Le chorion, formé par des fibres conjonctives et élastiques^ s'épaissit à lapurtie antérieure de la voûte palatine et surtout au niveau des gencives ;
11" Cette couche contient les papilles qui existent partout, et des glandes en grappes qui ne manquent qu'au niveau des gencives ;
12* La celluleuse, composée de fibres et de cellules conjonctives, est sensée au niveau des lèvres, lâche à la partie inférieure de la langue et du voile du palais, et inanque au niveau de la voûte palatine et des gencives ;
13^ Les vaisseaux, après avoir fait un lacis serré
(81 Mars 1888).
STOMUTITES SIMPLES. ~ STOMATITE ÉRÏÏHÉMUTEIISE MGDB
SOMMAIRE. — Stomatites simples. — Définition. — Etendue donnée à lear étad«*. — Historique. — Bibliographie.
Stomatite ér^rthématsusa aigué. — Etymologie. — Synonymie. -- Division - Etiologie. Primitive ou secondaire. —
Symptômes locaux, à distance ou généraux. — Anatomie patho- Icnque. - Marche et Durée. — Diagnostic. — Pronostic. — Traitement.
Formules. — Résumé.
STO.MATITES SIMPLES
Messieurs,
Définition. — Voiis devez vous rappeler que dans la précédente leçon, en vous exposant la division que je me proposais de suivre dans l'étude des maladies de la bouche, j'ai réparti ces maladies en deux grandes catégories : la première comprenant celles que j'ai appelées simples; et la seconde celles dépendan td'une cause spéciale, et que, pour cette raison, j'ai désignées de ce nom.
Or, les stomatites simples étant d'abord les plus fréquentes, et ensuite celles dont l'étude a été complétée la première, c'est par elles que nous commencerons.
Ce qui caractérise ces stomatites, ai-je dit, c'est qu'elles ne dépendent d'aucune cause spéciale, ni diathésique, ni autre. Le mot simple conserve donc ici l'acception que vous lui verrez le plus souvent dans le langage médical, c'est-à-dire que les affections, auxquelles nous donnons cette épithète, relèvent le plus souvent de causes banales, telles que les agents atmosphériques, les violences extérieures, etc., et que surtout, je le répète, on ne trouve dans leur etiologie ni
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