S. Papules œm groiïiqpes
SYPHILIDES.
( Planche 17. )
II*" GROUPE
Ce deuxième groupe comprend les Pustules psydraciées et les Pustules phlyzaciées, syphilitiques.
L’infection vénérienne constitutionnelle produit quelquefois à la peau des FirsTUi.ES fsybraciées de la dimension de la tête d’une petite épingle à celle de la graine de lin. Ces petites pustules, peu proéminentes, souvent couvertes d’une croûte à leur centre, sont entourées d’une petite auréole d’un rouge cuivreux à leur base: après leur dessiccation elles laissent ordinairement de petites cicatrices brunâtres sur la peau.
On observe plus souvent une autre espèce de pustules qui, par leur forme et leur dimension, se rapprochent des FUSTDiiEs FHiTZAciÉESde l’ecthyma {Ecthyma syphilitique), et qui laissent sur la peau, après la chute des croûtes, des cicatrices profondément déprimées, qui conservent long-temps une teinte brunâtre ou violacée.
SYPHILJDES.
PLANCHE XFll.
Eig. 1. — Apparence ordinaire de I’éruption syphilitique psydraciée. On distingue, sur la peau, de petites pustules naissantes, d’autres déjà desséchées à leur centre, de petites taches, et de petites cicatrices jaunes ou brunâtres. Cette figure représente une partie de la peau qui recouvre l’omoplate, dans un cas d’éruption générale.
Fig. 2. —Morceau de peau de l’avant-bras couvert de pustules phlyzaciées, disséminées ou en groupes. Cicatrices déprimées que laissent les pustules cohérentes, après la chute des croûtes. Cicatrices en cercle et d’un blanc mat, beaucoup plus anciennes.
Fig. 3.—Groupe de petits tubercules d’un rouge cuivreux, luisans, agglomérés en dehors et au-dessous de l’aile du nez.
Fig. 4.— Morceau de peau du dos, d’un aspect singulier : anneau formé par des tubercules en chapelet; tubercules comme vermoulus, dont plusieurs couverts de croûtes; anciennes cicatrices.
Fig. 5. — Morceau de peau de la fesse, offrant de gros tubercules saillans, dont plusieurs ulcérés et surmontés d’une croûte enchâssée et fortement adhérente.
Fig. 6. — Éruption syphilitique dans la bouche et sur les lèvres; tubercules fendillés aux commissures : tubercules plats ET SQUAMEUX SUT la dépression médiane de la lèvre supérieure.
Fig. 7.—Lèvre supérieure relevée pour montrer une gerçure ou rhagade profonde, et un petit tubercule plat grisâtre.
Fig. 8.—Végétations en arrière de la couronne du gland.
Fig. 9.—TUBERCULES PLATS, HUMIDES; la plupart rougeâtres, quelques-uns rougeâtres, sur les bourses. La partie supérieure du raphé est gonflée et tuméfiée.
Fig. 10.—TUBERCULES vÉGÉTANS, à la face interne des grandes lèvres et sur la peau qui les avoisine.
lig. 11.— Petites massses de végétations traversées par des poils, excisées à la marge de l’anus.
Fig. 12- — Coupe de ces végétations; développement très remarquable des papilles et prolongemens du derme dans leur épaisseur.
PUSTTULKS. __ TTEJI®Km(DTÎJlL3ES. ^-TîÉ(Sr]È‘3rATra®Nsl
S. Pustules ps^ydraeiées.
S. Tutiei'eTiles
S.Larges T-ubereiiles.
S-Rta^ades.
S .TabeMToles véi
“JÇPtatioTis.
S. Tubereiaîf
SYPHILIDES
{Planche 18.)
111 GROUPE
Ce groupe comprend les Vésicules et les Bulles syphilitiques.
La STPHiz-SDE vÉszcoxEiTSE cst extrêmement rare. On la reconnaît à de petites élevures séro-purulentes, non prurigineuses , de la dimension de la tête d’une très petite épingle, dépassant à peine le niveau de la peau, entourées d’une auréole d’un rouge cuivreux, disposées en petits groupes irréguliers ou disséminés sur la peau qui est d’un rouge cuivreux ou légèrement squameuse, dans les intervalles des vésicules.
Les BUUUEs sT'PBix.iTXQUES ont aussi une forme peu commune, mais moins rare que la précédente. Ces bulles offrent à leur base une auréole d’un jaune cuivreux; leur surface, après la chute de l’épiderme, est d’un rouge brun, et leur centre est quelquefois ulcéré ou couvert d’une croûte brune, adhérente.
SYPHILIDES.
PLANCHE Xf lIJ.
Fig. I. — Érüptioîi vénérienke vésiculeuse sur la face dorsale de l’avant-bras d’un individu atteint d’exostoses, de douleurs ostéocopes, et d’un ulcère rongeant de la gorge. On remarque de petits groupes de vésicules récentes ; plusieurs sont développés sur des taches d’un rouge cuivreux, et sur plusieurs points, la peau offre une légère desquamation.
Fig. 2. — Éruption .syphii.itique bulleuse à la paume de la main; l’épiderme s’est détaché d’une manière irrégulière.
Fig. 3. — Large bulle ulcérée et couverte d’une *roûte noirâtre très adhérente; teinte jaune cuivreuse delà peau située entre la circonférence de la croûte et le liseret épidermique, irrégulier, et fortement prononcé, qui indique les limites de l’altération. Bulle d’une moins grande dimension, également située à la paume de la main, et qui offrait au dessous de l’épiderme, un disque jaunâtre, analogue à celui que l’on observe dans la variole à l’état de dessiccation : on a enlevé la moitié de ce disque pour en montrer l’épaisseur.
Fig. 4-— Éruption bulleuse syphilitique, à différens états, située sur la face dorsale de la main etde l’avant-bras, chez un individu cachectique atteint de symptômes graves de syphilis constitutionnelle, et qui présentait cette éruption sur plusieui s régions du corps.
Fig. 5. — Pu.sTULES .syphilitiques plus volumineuses que les pustules psydraciées ordinaires ; ces pustules étaient disséminées sur la poitrine et sur la face.
Fig. 6 . — Éruption de petits groupes de tubercules rougeâtres, luisans, sans squames et sans croûtes, chez un individu atteint d’un gonflement syphilitique du nez, avec ozène et perforation de cet organe.
Fig. 7. — Groupes de petits ulcè;res. On remarque entre les perforations de la peau, de fortes nervures ou indurations sous-cutanées linéaires; sur la peau de la partie inférieure du mollet, on voit plusieurs cicatrices anc ennes fortement déprimées.
Fig. 8. — Éruption considérable de tubercules plats, sur les parties génitales externes, et surtout à la partie interne des cuisses : ces tubercules étaient noirâtres et déprimés à leur centre. Plusieurs plaques, produites par la réunion de tubercules contigus, offraient deux dépressions.
Fig. 9. -— Tubercules plats, fortement dûprimés et légèrement squameux. On en remarquait un certain nombre à la face interne du bras et à la partie inférieure de l’aisselle.
Fig. 10. •— Tubercules chez le même individu, situés à la nuque, ulcérés ou couverts de croûtes à leur centre.
Fig. 11. — Ulcères vénériens, primitifs , superficiels, situés à l’extrémité du prépuce.
Fig. 12. -— Ulcères vénériens piumïtïfs, à bords élevés.
Fig. 13. — Ulcère SYPHILITIQUE gangréneux.
Fig. 14- — Balanite, avec écoulement uréthral.
Fig. 15. —Ulcères PRIMITIFS, SUPERFICIELS.
Fig. 16. Ulcères fongueux, à la face interne du prépuce.
Pl.xvm.
Bialles.
ïtits TllciEpes ,,^Tt Tprépuce
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TiibereTiiles
jlJïrer
SYPHILIDES.
(^Planche 19.)
iV GROUPE.
Ce groupe comprend les tubercules et les végétatious.
Les TUBERCULES sont de toutes les formes, sous lesquelles la syphilis se montre à la peau, la plus fréquente. Les tubercules syphilitiques sont livides ou d’un rouge cuivreux, indolens, et se terminent presque toujours par des ulcérations circonscrites, souvent couvertes de croûtes épaisses, ordinairement brunâtres, ciselées et très adhérentes. Les tubercules syphilitiques peuvent être disséminés, ou disposés en groupes, en anneaux ou en arcs; ils affectent spécialement cette dernière forme.
On en observe plusieurs variétés :
1“ TUBsacui.ES ouivAiaxs, rougeâtres, lisses, luisans, sans croûtes et sans squames, souvent disposés en groupes irréguliers.
2’ Petits TUBEKCULÊs EENTicuEAiBEs , violets OU jaunâtres, bombés à leur centre, habituellement couverts d’une squame épaisse.
3» TUBEBCUEES AFEATis, quel(|uefois déprimés à leur centre, souvent grisâtres et humides sur les membranes muqueuses ou dans leur voisinage, violacés, rougeâtres ou jaunâtres sur la peau; quelquefois avec desquamation , plus rarement avec ulcération superficielle et croûtes lamelleuses.
4 ” TUBEKCUEES UI.CÉBÈUX dont le sommet ne tarde pas à se couvrir d’une croûte, au-dessous de laquelle la peau est souvent détruite dans toute son épaisseur.
5» TUBEBCuxEs SOUS-CUTANÉS, qui, en se ramollissant, donnent lieu à des perforations de la peau, et à des ulcères à bords décollés.
6° TUBEacuziEs dont la surface ulcérée est surmontée de végétations.
LES VÉGÉTATIONS SYPHILITIQUES sont des éminences rougeâtres, pâles, granulées, pédiculées ou élevées sur une base large, qui se développent presque toujours à l’entrée des membranes muqueuses. Semblables par leur forme et quelquefois par leur couleur à de petites masses de choux-fleur, les végétations ordinairement humides, laissent quelquefois suinter une matière blanchâtre et ichoreuse. Elles sont formées par un développement morbide des couches externes de la peau.
SYPHILIDES.