Ulcère Poii
S.Ulcère
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Ulcère
■ Ulcère
SYPHILIDES.
{Planche 19 bis^
GROUPE
Des ULCERATIONS, humides ou couvertes de croûtes, sont un des aspects de l’infection vénérienne ancienne et invétérée; un des caractères les plus frappa ns des syphilides, en général, est même leur tendance à s’ulcérer.
Quoique les ulcérations syphilitiques aient des apparences très variées, elles ont cependant un certain nombre de caractères communs, et bien distincts à leur début. Le fond de ces ulcérations est blanchâtre ou jaunâtre; lorsqu’il existe de la rougeur à leur base elle n’est jamais d’un rouge vif; leurs bords sont comme coupés par un emporte-pièce; elles sont sans chaleur et presque sans douleur, lors même qu’elles sont nombreuses ou qu elles occupent une étendue considérable; elles guérissent rarement d’une manière spontanée, et très souvent au contraire elles se cicatrisent rapidement sous l’influence des préparations mercurielles.
Lorsque les ulcères syphilitiques restent exposés à l’air, l’humeur qu’ils fournissent se dessèche et forme des croûtes ordinairement brunâtres, fortement enchâssées à leur base.
Les CICATRICES des ulcères syphilitiques ont toutes une couleur brunâtre, dans les premiers temps de Iqpr formation ; lorsqu’elles sont anciennes, elles sont d’un blanc mat, fortement déprimées, et rappellent quelquefois, par leur forme en arc ou en zigzag, la nature des altérations qui les ont précédées.
Parmi les ulcères consécutifs, il en est deux qui méritent une attention particulière ; ce sont l’Ulcère phagédénique et l’Ulcère serpigineux.
L’ui.cèb.e FHAGESÉmçux ronge et détruit les parties molles, par un processus morbide, qui tient à-la-fois de l’inflammation et de la gangrène. Des portions de peau et de tissu cellulaire sous-cutané, des parties considérables de la luette et du voile du palais, deviennent jaunâtres, insensibles, disparaissent après un temps plus ou moins considérable, et laissent des cicatrices difformes, avec perte de substance.
L’vXiCÈke sxaFiGiNEVX est de tous celui qui produit les plus larges déformations. Il détruit la peau en rampant et fait des progrès par une de ses extrémités, tandis que l’autre se cicatrise ou reste stationnaire ; lorsqu’il se dessine sous la forme d’un arc ulcéré, il s’étend d’une manière excentrique par son bord externe, pendant que son bord interne se
cicatrise.
SYPTIILIDES
PL ANCHE XIX bis.
Fig. 1 . Syphilide SERPiGiNEiJSE EXCENTRIQUE, ücciipaiît 11116 large surface sur la partie latérale du tronc, au dessous de
l’omoplate( la figure est réduite à moitié de la grandeur naturelle). Une large rainure circulaire, profonde» en partie couverte de croûtes et liaignée d’un pus jaunâtre, cerne extérieurement l’altération, dont la surface est occupée presqu’en totalité par une large cicatrice. Sur le côté opposé, et en arrière du tronc, existe une cicatrice ancienne en forme d’écusson.
Fig. 2. — Variété remarquable de syphilide serpigineuse; réunion d’ulcères, qui tous affectent la forme de la lettre C. La plupart de ces ulcères ont été dépouillés de lenr croûte par un cataplasme émollient. On remarque sur le bord interne de l’un d’eux, une espèce d’arc surmonté de mamelons.
Fig. 3. — Voûte palatine d’un individu atteint de syphilide, et sur laquelle on remarque peux ulcères d’aspects différens; CICATRICES blanches et profondes sur le voile du palais.
Fig. 4. —Ulcère vénérien consécutif, sinueux et grisâtre, sur un des côtés de la langue.
Lig. 5. —Destruction complète de la partie inférieure du nez, par un ulcère syphilitique, rongeant, invétéré.
Fig. 6. — Taches rouges brunâtres, la plupart disposées en arc, chez un enfant nouveau-né atteint d’oPHTiiALMiE blen- NORRHAGiQUE. (D’après M. Devergie. )
Fig. 7.—Guirlande de tubercules plats ulcérés autour du mamelon d’une nourrice infectée.
Fig. 8. — Tubercules plats offrant des rides dans le sens des plis naturels de la peau de la marge de l’anns.
Fig. 9.—Coupe d’une tumeur gommeuse; matière d’un blanc jaunâtre, presque solide, déposée entre la peau et la lame externe du coronal, au devant des sinus frontaux.
Fig. 10.— Végétation en forme de corne, au dessus de la couronne du gland, chez un vérolé.
Fig. 11.—Obstruction et déformation du larynx, par une végétation volumineuse, développée dans sa cavOé.
G. S.des nou-weam-nés.
’ÎSJEaSAlEA'S’SOSrS O 1. §■• Serpigmcy.se f 7