PREFACE
Une étude suivie des maladies des voies urinaires, et uu cou 1*8 professé à l'École pratique, m'ont amené à l'idée d'exposer dans un ouvrage le résultat de mes travaux. Les progrès accomplis depuis quelques années dans la connaissance et le traitement de ces maladies, me font espérer que cet ouvrage ne sera pas sans quelque utilité pour mes con* frères.
Le Traité des maladies de la prostate^ que j'offre aujourd'hui au public médical, forme l'un des volumes que je me propose de publier successivement. Dans un autre volume, je décrirai les maladies de l'urèthre et, dans un troisième, les affections de la vessie.
J'ai divisé ce Traité des maladies de. la prostate en douze chapitres.
Dans le premier, je décris Canatomie chirurgicale de cette glande, et donne ses divers diamètres d'après les mensurations de Senne, Sappey,Dolbeau, Richet, en montrant combien il est utile de les parfaitement connaître pour pratiquer l'opération de la taille. J'expose ensuite la structure de cette glande, en mettant à profit les recherches de Ch. Robin.
Dans un second chapitre que j'intitule : Considérations générales, après avoir montré l'importance physiologique de
PBÉFACK, I
it au point de vue de l'éjaculation qu'à celui de la miction, je fais voir que cette glande joue dans la patbolo;^ie un rûlc non moins considérable, et l'influence funeste exercée par ses maladies sur la vessie, les reins et le cœur lui-même. J'expose ensuite l'ordre que je me propose de suivre dans la suite de l'ouvrage.
Je débute dans la description des affections de la prostate par celle de ses vices de conformation; je dis les cas dans lesquels elle manque, et ceu^i dans lesquels ses lobes ne se sont pas réunis.
J'arrive ensuite aux blessures de cet organe que j'ai divisées, comme on le fait d'ordinaire, en contusions, plaies, par instruments piquants, tranchants et contondants. A propos des plates par instruments tranchants, j'examine d'une manière particulière celles qui sont intentionnelles, c'est-à-dire les incisions qu'on pratique surcetteglandedans l'opération de la taille et les conséquences qu'elles peuvent avoir. Dans ce même chapitre j'étudie les f misses-routes.
Je consacre le chapitre suivant aux inflammations et aux abcès dont la prostate peut être le siège. Dans une subdivision de ce chapitre, intitulée ; Prostatorrhêe, je démontre, d'après M. Robin, que dans l'inflammation de la prostate il \ n'y a pas d'écoulement de liquide prostatique, qu'en un ! mot, la prostatorrhêe vraie n'existe pas. A ce propos, je décris les liquides déversés normalement dans l'urèthre ; humeur prostatique, des fflandes de Littrc, des glandes de Ménjf le sperme et les liquides qui entrent dans sa composition, ce qui m'amène à dire quelques mots de la sperma* | torrhée.
Le traitement de la proslatite chronique est décrit avec beaucoup de détails, et j'y expose la méthode des cautérisations par instillations de M. Félix Guyon.
PRÉFACE. m
J examine ensuite les abcès périprostatiques, c'est-à-dire ceux dans lesquels le pus fiise au-delà des aponévroses d'enveloppe de la glande.
Vient ensuite la description des ulcérations de la prostate dans la blennorrhagie, l'herpétisme, la scrofule, la tubercu lose, le cancer et celle de l'endoscope de M. Désormeaux , instrument dont s'est servi cet auteur pour étudier et distinguer ces diverses lésions.
Les ulcérations d'origine diathésique forment une transition naturelle à l'étude du cancer et de la tuberculose prostatique. Je traite de la première de ces afiections d'après le mémoire de M. Maurice Joly^ paru en 1869, c'est-à-dire d'après le plus récent travail paru sur ce sujet.
Dans la description de la tuberculose, je débute par un exposé succinct des deux doctrines qui divisent actuellement, sur ce sujet, les anatomo-pathologistes. Je montre çnsuite que, quelle que soit la doctrine adoptée, la tuberculose prostatique existe à tous les degrés dans la prostate, mais qu^elle n'y est peut-être pas aussi funeste que dans les autres organes.
La tuberculose prostatique m'amène forcément à décrire les cavernes de la prostate et à démontrer comment ces sortes de lésions sont possibles dans cet organe, entraînant presque fatalement à leur suite la formation de fistules.
J'arrive après aux diverses variétés de calculs pouvant exister dans la prostate, et à la manière dont il faut s'y prendre pour les extraire, soit par les voies naturelles, soit par incision périnéale.
Dans un autre chapitre, je décris les kystes de la prostate et j'en donne plusieurs observations .
Enfin, j'expose les changements de volume si fréquents dans la prostate. J'étudie sous ce titre les augmentations de