‹ Traité des maladies des artères des veines (volume 2)Chapitre 18 sur 50 · DS oN AREA DL · texte numérisé non relu

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coup. ay sans aucune cause apparente , des ca os violens , de la diarrhée, une céphalalgie atrace , une sensation comme si le crâne eût, été soulevé par une force interne > Un trouble dans la vision , une impos- PA de soutenir la lumièr Rs etc. Elle resta plusieurs jours dans une agonie cruelle, la pupille : n’étant ni fixe ni dilatée , et les souffrances. auxquelles elle était en proie ne lui laissant que de courts instans de répit : vingtquatre heures a avant sa fin , elle tomba dans une stupeur sPpplnctans,

de sang; 5 les ventricules contenaient des masses du même liquide coagulé, qui paraissait tout récemment déposé. A la base du crane, audessous de l’arachnoïde, se trouvait un épanchement considérable de sang qui, dans quelques endroits , avait déchiré.la substance cérébrale, En détachant le coagulum pour reouverture à un sac anévrismal, al enveloppe extérieure duquel le coagulum adhéräit d’une “manière trés-intime. Lesac était de la grosseur dune fève, communiquant avec le tronc de l'artère basilaire. dans l’endr oit où elle se divise en artères cérébelleuse et cérébrale postérieure. 1 sé étendait de la en avant et en

haut entre les cuisses de la moelle allongée. Doué de peu de consistance , et distendu d’une manière inégale , ce sac était mince, surtout à sa partie supérieure, où Yon voyait une. ouverture. , et c’est de la que le sang avait pu se frayer une route dans les veu= tricules et au- dessous de la membrane arachnoïde. La surface interne de l'artère avait une couleur rouge , et le sac paraissait formé partla dilatation du tube entier dans cet endroit. Sa surface interne, irrégulière, contenait un petit caillot de sang (1). Quand

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(x) L’anévrisme des artères intérieures de l’encéphale est extrémement rare. Le docteur Baillie, dans la dernière édition de son Traité d’ Anatomie pathologique, p. 456, dit qu il n’a vu que deux cas d’anéyrismes des arteres de Ja tête et du cerveau , et le seul exemple authentique que j "en aie rencontré dans les auteurs est celui rapporté par sir Gilbert Blane, dans le second volume des Transactions d’une Societe pour |’ avancement des connaissances médicales et chirurgicales » p- 195. Dans ce cas , il y avait deux anévrismes des artères carotides internes, de cinq huitièmes de pouce de diamètre, et nemapliesant de chaque « côté le trou de Ja selle turcique. Je n’ai vu que deux anéyrismes des artères de l’encéphale: l’un était situé sur l'artère antérieure du cerveau , et je le décrirai d’une manière particulière quand je traiterai de la guérison . spontanée de l’anévrisme ; l’autre est Ja prépai-":.a qui m'a été envoyée par M. Barnes, et dont je viens de

92 : (ET MALADIES un sac anévrismal pénètre la substance d’un os, ce dernier parait comme carié et corrodé. Cette circonstance a été diversement expli-' quée. Quelques-uns des anciens pathologistes prétendaient que le sang avait une propriété dissolvante sur l’os , d’où résultait chimiquement sa dissolution lorsqu'il entrait en contact avec ce fluide. D’autres ont attribué cet effet à impulsion dusang en circulation eontre Pos. Hunter et Scarpa l’ont regardé comme provenant de l'absorption de la matière:

terreuse par suite de la pression du sac, qui certainementsufht pour le produire, puisqu’il excite constamment l’absorption des parties molles dans le voisinage de la tumeur. La des-: truction du périosle , qui précéde en général celle de los, peut y contribuer aussi. Les.

Vaisseaux qui nourrissent la matière terreuse

donner l’histoire. Il se trouve aussi rapporté dans la col lection de cas d’hydropisie publiée par le docteur Blackall d’Exeter , qui a décrit également les apparences de la maladie dans l'intérieur du crane. Voyez ML Blac- Kall | Observations on the nature and cure of dropsies , and particulary on the presence of ihe toagulable part of the Blood , in dropsical urine , etc. ; p.126. London , 1815 ; c’est-a-dire., Observations sur la nature et le trai= PER des hydropisies, et particulierement sur la pré= sence de la partie conerescible | a ADS A Fi urine des: hydropiques , etc. ~ A |

DES ARTERES ET DES VEINES. 99 -n’existant plus,’ l’entretien de Los ne peut continuer à avoir, lieu, et.ce qu’il en reste -offre un aspect rugueux et carié., Nul doute cependant que l'absorption n’en soit la princi- -pale cause; puisqu'il est impossible d’expliquer par tout autre moyen. l'irrégularité qui -alieu dans la destruction des,os et qui leur donne un air de carie. Les anévrismes produisent. quelquefois. des excavations, dans les.os éncore recouverts par des membranes. Dans .ces cas, l’os n’est pas privé. de-la source dessa nutrition etle sangn’est point en contact avec -sa substance..,L’absorption. par, suite de. la . pression -peut donc seule effectuersa destruction. Je disséquai, , il ya quelquesannées, un -anévrisme; de, la grosseur d’üne: noisette qui existait dans le corps d’une des vértèbres lom- -baires, et.qui communiquaitaÿec:la cavité de Vaorte, dont. les membranes, très-épaissies et détruites en apparencepar l’ulcération, étaient “eh opposition immédiateavec ce petit sac. La cavité du corps de; los garnie.en entier par une membrane mince et unie, devait avoir vété formée. par absorption d’une partie de la | DS wea non:par l’action de quelque pnis- ‘sance dissolvanté dusang: Cet état des os ; dans “Panévrisme ; n "est jamais ‘acéornpagné ‘at da “formation ‘de pus : du moins ceux qui c ‘ont

iG ee Sara DA DCE ‘examiné des ‘faits semblables n’en ont pas cia dans les parties voisines.

Sous ce rapport, il différé eacneienonbe ees caries ordinaires ou ulcérations des 68; -Yexfoliation Yaccompagne aussi trés-rarement; d’où peut se tirer une observation’ pratique — ‘très- importante ; savoir; que si Panévrisme se “guérit, les os recouvreront leur’ état primitif ‘sans l'intervention des procédés nécesshirés “pour la cure descaries ow nécroses. Il est aus- “gicdigne dé remarque qu’un cartilage soumis , soit à la pression, soit au ‘contact du ‘sang ‘dans les sacs anévrisaux, est détruit avéc moins de rapidité que l'os: Cé fait paraît ini ‘diquer qu'il n’est pas pourvu d’unéaussigran- | ‘dé quantité dabsorbans: Il la: été noté par Guillaume Hunter (r),etj'ai eu defréquentes “Gdcasionis de lobsérver dans les cartilages intérvértébraux, où dans ¢ bas des nova et dés articulations. PE TEM SE 6 49 esNiriob

~ Les parties qui éntrent dais ik composition ‘dus sac si age per ie jusqu'à u ui er

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ON Médical Observations and ss By a desig sf phycians, in London, vol:x, p: 525..— Lhe history of an Aneurysm: oft the AORTA, with, some. remarks on Aneurysm in general , etc. » € RE Observations. et recherches médicales , Pat une société de médecins de Londres, ete.

“tain point leurs PARCS originéllés. Ainsi ; quand la maladie /survient ‘dans le voisinage des os etque le pétioste contribué ala formation du sac, ses vaisseaux continuent à sécréter une matière térreuse qui , dans quelque | cas ,a été assez -abondante: pour énveloppér ‘une portion considérable ‘de ‘la türneur. ‘Je ‘pense qu’un dépôt un peu éténdu de matière calcaire sé trouve rarement dans Uh sac anévrismal, à moins que le périoste des 0s Voisins n’entre dans: sa composition. tre far Une des prémières circonstances qui accompagnent en général la formation de Panévrisme , c’éstl’amas d’une portion fibreuse du "sang sur lasurface interne du sac. Ce dépôt se fait par des couches successives , semblables ‘en quelque sorte à célles qui entrent dans la composition des calculs urinaires, etn’en different simplement qu’en cé qué ; dans ces der- “niers , ce sont les couchés intérieures qui sont foFiiiels d'abord ; tandis que c’est le contraire dans les äutres. Ce boagului parait à composé “rouges, et tils se dépose à à la surface dus sac, ( (SE. “meon le voit sur lès Côtés d'un. vase ou Yona ‘'apité du sa nn ouvellément t tré. Tl ne semble

fi i | 090 99 pas produit parla coagulation g générale dusang

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“gontenu dans la poche anévrismale, puisqu'il

96 Re : MALADIES |

est toujours disposé par couches, ainsi que je Yai déjà fait observer. Il est vrai que souvent,

après la mort,-on, trouve dans les anévrismes

une certaine quantité de sang coagulé; mais il

faut remarquer qu’il y a.une grande différence

entre ce sang et.les couches concentriques qui recouvrent la surface du sac. Ceux qui ont examiné des anévrismes doivent avoir Vi ces couches dé posées à la surface interne du kyste ; puisqu il esl extrêmement rarequ elles n’aient pas commencé à:se former même dans la pre- »

mière période de la maladie. On en rencontre dans les petits ky stes, commedans ceux qui sont considérables , et elles ne paraissent pas . dépendre du diamètre. de l'ouverture par laquelle le sac. communique avec. l'artère. On en trouve presqu ’universellement dans les anévrismes dont les membranes ar térielles se sont ouvertes ry tandis. que dans: les sacs formés par une. dilatation générale. ou partielle des membranes du veisseau | ,Jeavenai jamais . observé. On a supposé que: l'existence. du coa- gulum. lamelleux pouvait, servir en quelque

“sorte, a distinguer les Sacs » anévrismaux, ré-

sultant de la destruction des fenillets ar tériels, de ceux qui : sont dus à la simple. dilatation de ces mêmes, mem branes, Cette observalion ‘ | toutefois, à ne me parait pas, suffisante pour

DES ARTÈRES ET DES VEINES. 9 établir le diagnostic , parce qu’il arrive quelquefois , quoique très-rarement , que des anévrismes évidemment formés par la destruction des tissus du vaisseau ne contiennent pas de coagulum lamelleux. Les cir— constances qui produisent un dépdt de coagulum dans un sac anévrismal existent également dans les autres maladies où le sang sort de son cours régulier. Ce dépôt a lieu dans les sacs formés par suite de la destruction des membranes artérielles par une cause interne, aussi bien que dans ceux qui proviennent de la lésion des artères. Dans quelques maladies du cœur, où les cavités de ce viscère sont dilatées d’une manière contre nature, et où leurs parois musculaires sont si

fort amincies qu’ellesne peuvent plus donner @impulsion au liquide qu’elles contiennent , la fibrine du sang qui s’accumule dans leur intérieur sy dépose. J’ai vu deux cas où cela existait : lun était une dilatation de l’oreillette gauche par suite de la contraction de

l'ouverture auriculo-ventriculaire , et l’autre

un anévrisme passif du ventricule gauche.

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