‹ Traité des maladies des artères et des veinesChapitre 4 sur 52 · DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR

-1 JA science médicale est cultivée depuis trop long - temps et avec trop de succès p pour que Ton puisse écrire un ouvrage qui soit à-îa-fois l'iiistoire complète de tout ce qu'on sait, et qui contienne sur tous les points de nouvelles découvertes , des faits curieux imporîans, et des métliodes curatives jusqu'alors inconnues.

Si l'on ne doit pas espérer de voir dans un seul traité la pathologie exposée dans tonte son étendue ^ dans tous ses détails 5 et ses limites reculées par de nombreux travaux propres à Fauteur , cependant des ouvrages présentant les diverses branclies de cette science j les rapports existans entre elles et les principes généraux qui en dérivent, peuvent être publiés et devenir très -utiles à

Viij AVANT-PROPOS.

renseignement 5 ils servent d'introduction à une étude, plus approfondie j et forment ainsi une espèce de canevas que l'élève doit remplir successivement en lisant les monographies.

Les médecins français ont montré de grands talens dans là composition de ces traités généraux , et parmi ceux dont la pathologie externe est le sujet, je citerai la Nosographie chirurgicale.

Les nosographies ne devraient paraître qu'à de longs intervalles , et lorsque de nombreuses observations , des histoires bien faites de maladies jusqu'alors peu connues ou mal décrites , lorsque de nouvelles expériences thérapeutiques amèneraient des changemens dans les méthodes de traitement ou dans les procédés opératoires , et viendraient donner à la science une face nouvelle.

Il est dangereux de multiplier les classifications des maladies , les traités généraux . les abrégés , etc. ) les élèves ,

"âVànt-propos. ' ix

pour la plupart , y bornent leurs études, au lieu de les étendre par la lecture dé bonnes monographies , qui seules peuvent donner une connaissance approfondie de îa science.

En France , nous possédons un certain nombre de traités généraux de médecine ou de chirurgie, et point assez de recueils d'observations choisies ou de monographies , qui contribuent le plus puissamment à l'avancement de Fart.

Pour prouver leur grande utilité , il suffit de nommer les Mémoires de FAcadémie royale de Chirurgie j qui ont plus fait que tout autre genre d'ouvrages pour le perfectionnement de cette science ; mais depuis la dissolution dé cette illustre compagnie , il à paru trop peu de monographies chirurgicales.

Il est une branche importante de îa médecine sur laquelle nous n'avons point <îe traité général : c'est VAnatomie pathologique ; et ,' sous ce rapport, les Anglais , leâ Allemands et

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