‹ Traité des maladies des femmesChapitre 28 sur 114 · LA CONCEPTION EST-ELLE SALUTAIRE · texte numérisé non relu

LA CONCEPTION EST-ELLE SALUTAIRE

de sorte qu’il en reste peu de chose pour la mère. Tout ce qui revient au fœtus est nécessairement enlevé à la mère; celle-ci devra donc se nourrir d’autant mieux qu’il est consommé davantage; la fonction digestive devra donc transformer une plus grande quantité de matériaux. Si la femme ne prend, en fait d’aliments, que ce que l’estomac peut digérer, ce qui est absorbé pour l’accroissement de l’enfant est soustrait à la mère. Cette diminution de substance n’étant p^s profitable à la santé de la mère, la conception ne lui est donc pas favorable. La grossesse entraîne donc une diminution de la nutrition, de la faiblesse, une vieillesse prématurée, les faits le démontrent. Il en est ici comme d’un champ qui est appauvri par des cultures successives, si bien qu’il ne peut produire de récolte annuelle.

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